Dévergondages , livre ebook

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Nos lecteurs ont fait un triomphe à Colette, ou les amusements de bon ton, et ils ont eu bien raison. Voici donc – hélas ! – le deuxième et dernier roman du même auteur, disparu trop tôt, et qui ne le cède en rien à Colette...
Nous n'en dirons pas plus, sauf qu'il s'agit de souvenirs érotiques (vrais ou faux, peu importe, du moment qu'ils ont toute la force du vécu), détaillés par le menu, et d'une variété extrêmement réjouissante. La crudité du langage et le naturel du discours amoureux, habituels chez Spaddy, ajoutent encore à l'intensité de ce défilé de prouesses sexuelles.
Notre édition, absolument intégrale, est la première édition en format de poche de Dévergondages.





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Publié par

Date de parution

06 décembre 2012

Nombre de lectures

1 235

EAN13

9782364902527

Langue

Français

Cover

SPADDY

Dévergondages

Nos lecteurs ont fait un triomphe à Colette, ou les amusements de bon ton, et ils ont eu bien raison. Voici donc – hélas ! – le deuxième et dernier roman du même auteur, disparu trop tôt, et qui ne le cède en rien à Colette...

Nous n’en dirons pas plus, sauf qu’il s’agit de souvenirs érotiques (vrais ou faux, peu importe, du moment qu’ils ont toute la force du vécu), détaillés par le menu, et d’une variété extrêmement réjouissante. La crudité du langage et le naturel du discours amoureux, habituels chez Spaddy, ajoutent encore à l’intensité de ce défilé de prouesses sexuelles.

Notre édition, absolument intégrale, est la première édition en format de poche de Dévergondages.

PRÉFACE

Nos lecteurs ont fait un triomphe à Colette, ou les Amusements de bon ton, du même auteur, et ils ont eu bien raison. Dévergondages ne lui cède en rien. On y retrouve la liberté de ton, la crudité allègre et les bonheurs d’écriture qui font le charme de Colette..., et d’autres ouvrages de la même plume (sous d’autres signatures) que nous espérons présenter bientôt dans notre collection.

Nous n’en dirons pas plus, sauf qu’il s’agit de souvenirs érotiques (vrais ou faux, peu importe, du moment qu’ils ont toute la force du vécu), détaillés par le menu, et d’une variété extrêmement réjouissante. La crudité du langage et le naturel du discours amoureux, habituels chez « Spaddy », ajoutent encore à l’intensité de ce défilé de prouesses sexuelles.

 

Dévergondages présente en outre la particularité d’être semble-t-il, le dernier ouvrage de son auteur. Dans une préface que l’on trouve dans l’édition originale (et aussi dans celle-ci, à l’exclusion de toute autre), figure en effet cet avertissement de l’éditeur, dû vraisemblablement à Maurice Duflou, qui le publia clandestinement en 1937 :

 

« Disparu récemment, en emportant les lourds regrets de son entourage, l’auteur de tant d’œuvres galantes nous fait, dans cet ouvrage, le récit de quelques-unes de ses aventures personnelles.

« Celles-ci, consignées dans des notes strictement intimes, mettent en scènes des héroïnes dont la plupart vivent encore et n’ont nullement renoncé aux plus douces joies de l’existence. Aussi avons-nous dû masquer l’identité de ces délicieuses femmes sous des noms d’emprunt. C’est d’ailleurs l’une d’elles, dont nous ne citerons même pas le pseudonyme, qui nous a confié le manuscrit que nous présentons ici »...

 

Etc., etc. On lira le reste plus loin. Mais si la ficelle est classique – et un peu grosse –, de prétendre tenir le manuscrit posthume d’une tierce personne, il n’existe apparemment pas en effet d’autre érotique clandestin postérieur à celui-ci que l’on puisse avec vraisemblance attribuer au même auteur, ce Johannès Gros que nous évoquions en préface à Colette..., sur la foi des révélations d’Alexandrian. Il nous faut donc croire, ou bien au décès de la personne en question, ou bien à l’abandon par celle-ci de toute activité clandestine après l’année 1937.

 

Dévergondages, à notre connaissance, a été très peu réédité, si l’on excepte une contrefaçon de l’édition originale parue peu après la dernière guerre, et une fantaisiste réimpression publiée il y a deux ans dans une collection de librairie, et dont nous devons dire un mot. Non seulement le texte y est amputé de sa préface (reproduite il est vrai dans celle de l’éditeur), mais la notice qui le précède, non seulement attribue le texte à Renée Dunan, mais encore accumule les bourdes historiques, prétendant entre autres que Renée Dunan « fut une des toutes premières femmes qui osa publier des romans érotiques » (et Mme Mannoury d’Ectot, alors, plus de cinquante ans auparavant ?). Pour corser le tout, et faire preuve d’érudition, la préfacière cite sans broncher « André » Aragon, Antonin « Arthaud », ou Henri « Michaud »... Consternant !

JEAN-JACQUES PAUVERT

NOTE DE L’ÉDITEUR

Disparu récemment, en emportant les lourds regrets de son entourage, l’auteur de tant d’œuvres galantes nous fait, dans cet ouvrage, le récit de quelques-unes de ses aventures personnelles.

Celles-ci, consignées dans des notes strictement intimes, mettent en scènes des héroïnes dont la plupart vivent encore et n’ont nullement renoncé aux plus douces joies de l’existence. Aussi avons-nous dû masquer l’identité de ces délicieuses femmes sous des noms d’emprunt. C’est d’ailleurs l’une d’elles, dont nous ne citerons même pas le pseudonyme, qui nous a confié le manuscrit que nous présentons ici.

Ces récits sont des fragments d’une véritable autobiographie et ils tirent leur grand intérêt de leur parfaite sincérité. À cet égard et à titre d’exemple on appréciera, comme il convient, la réflexion d’Alice, la jolie et sensuelle servante, devant le goût que son jeune partenaire éprouve pour certains parfums de l’intimité féminine… réflexion que corse quelques années plus tard l’aveu que Faustine recueille de la bouche de son maître sur le même sujet. On sent là que ce ne sont point choses imaginées… mais bien des faits vécus.

S’ils nous éclairent sur certaines des prédilections de l’auteur, ils ne forment pourtant que les battants d’entrée de la porte d’un musée secret où les scènes les plus aimablement licencieuses fourmillent dans des tableaux brossés avec la dextérité d’une main de Maître.

Vraiment, nul mieux que l’homme charmant qui nous a quittés trop tôt ne pouvait nous donner une œuvre de pareille qualité.

I

INITIATION

J’ai gardé, en toute la fraîcheur du premier émoi sensuel, le souvenir de cette belle fille débauchée qui, par une chaude après-midi du mois des vacances m’engouffrant brusquement sous sa robe, envoûta à jamais mon âme du maléfice des jupes et de leurs parfums vénéneux.

J’avais douze ans et j’étais encore innocent quoique très éveillé, quand l’ardent regard brun d’un visage mat encastré dans l’entrebâillement de la porte bourgeoise, sur le seuil de laquelle je jouais, m’enveloppa de ses effluves. Une voix murmura :

— Viens donc, petit !…

Je levai la tête. C’était Alice, la femme de chambre de nos voisins qui, dissimulée dans le noir de l’ouverture, me souriait mystérieusement et de son doigt me faisait signe d’entrer.

J’eus comme le choc d’une violente émotion.

Une force soudaine m’entraîna, le sentiment confus de quelque chose de mal. La porte se referma sans bruit, un bras à demi-nu m’enlaça sous l’aisselle. Une odeur fraîche que je retrouve parfois à l’orée d’un couloir parmi les rues étroites du Midi, me saisit à la gorge dans l’obscurité des pièces closes et silencieuses à travers lesquelles j’étais conduit.

Mon émoi qui bourdonnait à mes tempes m’enfermait dans l’inconscience d’un rêve. Je me trouvai tout d’un coup assis à côté d’Alice, sur l’ottomane d’un boudoir tout ouaté de l’ombre des rideaux tirés sur les volets.

J’ai la sensation d’un bras nerveux qui me renverse alors la tête en arrière et d’une bouche humide qui me couvrait de baisers la figure, tandis que, pressé contre un sein haletant, je suffoquais délicieusement sous la senteur forte d’une emmanchure de corsage toute trempée de sueur.

Et puis mon souvenir s’abolit jusqu’au moment où je me revois debout, contre cette belle et chaude fille, à qui j’arrive tout juste à la ceinture, et que, collé à elle dans un inconscient appel de l’instinct, sa robe se soulève par-dessus ma petite taille et se rabattant soudain, m’enferme dans la nuit de son corps.

Je crus défaillir d’émotion. Jamais, je crois, je n’en eus de plus forte. Il me serait impossible d’analyser ce que j’éprouvai à cette minute. Ce fut à la fois l’effroi d’une chose inouïe dont je pressentais l’affreux péché qui y était attaché et l’accablement d’une félicité insoupçonnée de moi. Il me semblait rêver.

Le mystère de cette obscurité que je sentais coupable, le sentiment de cette impureté abominable et exquise d’être sous une jupe de femme, le délice inconnu de cette tiédeur clandestine qui m’enveloppait d’un ensorcelant relent que je ne savais dire, l’attouchement aveugle de mes mains et de mon visage à travers la senteur chaude d’un voile léger m’étourdirent sur le premier moment.

Mon cœur battait à mes tempes.

J’étais là, immobile, écrasé sous l’afflux des sensations, dans l’attente de je ne sais quelle révélation miraculeuse, quand le ventre d’Alice se mit lentement à se mouvoir en rond contre ma figure.

Sous sa robe, elle avait juste, avec ses bas roulés à mi-cuisses sur une jarretière, sa chemise de calicot, sur laquelle mes narines frémissantes buvaient, enivrées, la senteur piquante qui s’en exhalait.

J’y étais plaqué comme une sangsue, lorsque le voile, glissant sous ma bouche en une ascension précautionneuse, livra au contact de mon visage l’étrange surprise d’un coussinet de fourrure rêche qui s’agitait en courts soubresauts entre les cuisses.

Cette chose crêpelée, dont je ne me doutais pas, ce buisson hirsute qui me chatouillait la face et me rendait une odeur âcre et entêtante, me frappa si fort par son mystère que j’y vis l’image de la honte qui s’attachait à cette partie du corps.

La crainte qu’on m’en avait fait comme du plus effroyable péché ne me rendit que plus sensible à l’attrait prestigieux de l’ombre où il se cachait et m’appelait à lui.

Tandis que mes mains tremblantes se posaient sur l’humide fraîcheur des cuisses dures ainsi que du marbre, je vautrais mon minois extasié dans cette crinière épaisse où j’enfonçais, et qui se soulevait et s’abaissait en à-coups secs et successifs. La senteur qui s’en dégageait m’affola et comme un jeune chien qui cherche, glouton, dans sa pâtée, les meilleurs morceaux, je cherchai aussi dans la belle toison.

Mais Alice, aussi impatiente que moi, guida mon ignorance d’une ferme pression à travers sa robe. Tenant ma tête à deux mains, elle accola elle-même ma bouche à son con inondé.

— Ah ! tiens, embrasse, mon petit !… et lèche aussi !…

Que la recommandation était inutile ! Je broutais déjà avec délices la belle vulve pleine de mouille, passant ma langue de droite et de gauche, me grisant de ce qui fluait dans ma bouche. Elle releva sa jupe :

— Ah ! mignon, tu fermes les yeux !… c’est pour mieux te régaler !… Eh bien ! puisque tu aimes ça, tiens !… agite ta langue un peu plus vite !… Tu vois, ici, en haut, où je te montre entre mes doigts !… C’est ça !… Ah ! tiens, je jouis !… je jouis !… Oh ! ça coule !… Que c’est bon et que ta petite langue me fait bien jouir !…

Avant de me renvoyer, elle me passa une serviette mouillée sur ma frimousse :

— S’il prend à ta mère fantaisie de t’embrasser il vaut mieux qu’elle ne sache pas où tu viens de fourrer ton museau.

Je me roulai le visage au creux de sa robe en pointant mon nez à travers l’étoffe.

— Ah ! mademoiselle Alice, que ça sent bon ! J’en veux encore !…

— Polisson ! s’exclama-t-elle, que tu m’excites de nouveau !… Eh bien ! puisque ça te plaît tant, tiens !… flaire donc mon derrière !… oui, entre les fesses !… Vois comme je te les écarte !… Mets-y ton nez !… là, contre mon petit trou… Oh ! tes lèvres me chatouillent… Mais qu’as-tu donc ?…

Tellement je trouvais ça bon de lui sentir son beau cul, que je venais d’en jouir dans mon pantalon.

— Petit renifleur ! me dit-elle, quand je la quittai, que tu seras vicieux ! car avec des goûts pareils, toutes les femmes te plairont !

Elle ne savait pas si bien dire, car malgré le plaisir inouï que j’eus à la baiser – elle me fit rebander et me dépucela sur le champ – je n’eus plus d’autre idée que de rechercher des conins et des culs à flairer et à lécher.

 

***

 

Par bonheur, les fillettes ne manquaient pas dans notre voisinage. Et voici que je me rappelle Laure : une charmante brunette.

Dans le petit réduit obscur où je l’ai poussée, je m’accroupis à ses pieds, elle debout.

— Tourne-toi, soulève ta robe… montre-moi ton derrière… Là !… Tiens bien ta jupe en l’air !…

J’ouvre la fente de son pantalon de finette blanche festonnée de rouge. Je relève sa chemise et son joli cul s’encadre dans le losange de l’ouverture que je distends.

Un moment je me délecte de cette vue dans le tremblement de mon émoi de garçonnet sensuel. Puis, j’avance mon minois entre les fesses brunes et tout le long de la brèche sombre, où est rivé mon regard, je respire passionnément la senteur de la chair en cet endroit mystérieux.

Alors, avec mes pouces, j’écarte les deux vallonnements de la raie, à la hauteur du petit trou et je pique mon nez dessus pour flairer longuement cette odeur de cul que je trouve délicieuse.

— Que fais-tu ? demande Laure, en tournant sa tête espiègle de mon côté.

L’excitation du relent a poussé ma langue entre les stries bistrées, et de la pointe, comme je l’ai fait avec Alice, je picote l’odorante muqueuse.

— Ah ! que tu me chatouilles ! ronronne la fillette. Fais encore pour voir !

Et tout un temps que je ne sais plus, j’ai mugueté son cul sensible et reniflé le parfum excitant de sa raie.

 

***

 

Et voici une autre mignonne : Andrée, qui fut l’une des premières à me montrer un conin de fillette.

Je la revois, ce dimanche, suspendue aux brancards d’une voiture, dans la remise, se renversant sur ses bras, les jupes à la tête, et son pantalon blanc étalant la fente du cul et celle du conin entre les bords de l’ouverture de percale.

Elle avait quinze ans.

Je retrouve le saisissement de cette minute, et l’impression de cette raie profonde et sombre qui partageait les fesses en deux croissants de lune dans l’ovale du pantalon fendu. Une chair brune nuancée d’ambre, avec cette croupe curviligne marquée d’un vigoureux trait noir.

Je revois, gantées d’une couleur pastel dans la blancheur d’une robe de linon à broderies anglaises, les jambes qui gesticulent, se balancent, remontent avec effort le corps d’avant en arrière, ou d’arrière en avant et qui, innocemment, me mettent sous les yeux cette ineffable raie du cul qui s’infléchit sous les cuisses en une courte estafilade pourpre.

— Regarde si je me renverse bien ! me disait-elle.

Je lui ai pris les jambes par la cheville, au moment qu’elles étaient en l’air et qu’elle avait la tête en bas, dans le flot ruisselant de sa chevelure. Je les ai ouvertes tout grand pour approfondir le mystère de cette entaille sanguine à la proue de son ventre, entre les bords du pantalon, sous une frisure légère de poils très noirs.

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