Défis entre amies 5 , livre ebook

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Éléa est amoureuse depuis de nombreuses années d’Alexian, le meilleur ami de son frère. Aussi cette dernière attend avec impatience le moment de relever le défi qui la mènera droit dans les bras du séducteur.


Toutefois, après une nuit de passion et un ultime rejet, Éléa, le cœur brisé, décide de quitter la ville, sans plus se soucier de réaliser son fantasme.


Mais un coup de fil de Keylan vient tout changer, Alexian est à l’hôpital et ses jours sont en danger...

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Publié par

Date de parution

14 mars 2016

Nombre de lectures

99

EAN13

9782819100034

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

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DÉFIS

ENTRE AMIES

TOME 5 : Eléa

DE PIERRETTE LAVALLEE

 

 

 

 

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »

 

© 2016 Les Editions Sharon Kena

www.leseditionssharonkena.com

ISBN : 978-2-8191-0003-4

PROLOGUE

 

 

Assise au bar, une bière à la main, je me posais mille et une questions : fera-t-il beau demain ? Combien de temps me faudra-t-il avant de passer une nouvelle commande ? Avais-je raison de m’obstiner et d’attendre un hypothétique rendez-vous avec Alexian ?

Parce que, oui, j’en étais là ! Près de douze ans à l’aimer en silence, à vénérer le sol sur lequel il marchait et j’en venais à me demander ce que j’avais fait de ma vie à part l’attendre.

Je crois que le fait d’avoir vu Tahys en larmes m’avait fait l’effet d’une gifle. Elle était tombée amoureuse de mon frère Keylan mais ce dernier avait été créé sur le même modèle qu’Alexian, à savoir, ils étaient tous deux des séducteurs impénitents, collectionnant les filles comme certains des timbres postes, les utilisant comme des kleenex, usage unique puis poubelle… À croire que cette année-là, il y avait une promotion à la maternité…

Depuis ma découverte, j’oscillais entre rage et tristesse. J’avais envie de me rendre chez eux et de piquer une crise royale, de les abreuver de toutes les insultes que je connaissais et d’autres que je me ferais un plaisir d’inventer, mais je ne voulais pas heurter la sensibilité de mon amie, exacerbée par la trahison de mon frère. Je n’en revenais toujours pas qu’il ait osé s’en prendre à elle, la faire souffrir comme il l’avait fait. Son cœur était brisé, je n’avais pas le moindre doute là-dessus, car le mien l’était depuis qu’Alexian s’affichait avec toutes ces filles.

Je ne savais même plus si j’avais envie de relever mon défi, celui qui devait me mettre en situation coquine avec lui. Quelques mois plus tôt, je ne me serais même pas posé la question. Je le voulais si fort que j’aurais fait n’importe quoi pour l’avoir, mais à présent… J’en avais marre qu’il s’installe tous les soirs en compagnie de Keylan, à une de mes tables, dans mon bar, et ce, avec à chaque fois une nouvelle fille à leurs bras. Il fallait que je le supporte de le voir poser ses lèvres sur celles de la « nouvelle », les laisser glisser le long de sa gorge, la mordiller afin de l’exciter plus sûrement encore… 

C’est avec un déchirement au cœur que j’étais témoin de son amusement mais surtout de son intérêt, lorsqu’il les laissait se frotter contre lui, caresser ses hanches, frôler de leurs ongles démesurés son torse puissant. Quant à moi, j’assistais à toutes ses scènes, hurlant mentalement de jalousie. J’aurais voulu avoir le courage de lui demander : « Pourquoi elle ? Pourquoi pas moi ? ». Mais il lui suffirait d’un regard dans ma direction pour que je puisse y lire que je n’étais pas à son goût.

Je jetai un coup d’œil dans mon reflet et poussai un juron. J’avais été élevée par des parents géniaux. Mon père était commissaire de police et ma mère s’était consacrée à nous élever et à s’occuper de son foyer. Mais moi, je voulais être comme mon père, alors, lorsqu’il entraînait mon frère, je les suivais. Lorsqu’il l’emmenait pêcher, également. Je passais plus de temps à jouer à la console plutôt qu’à la poupée. J’étais bonne au foot, je me défendais au basket, mais j’étais encore meilleure à la lutte. En fait, il n’y avait rien de féminin chez moi. J’avais un visage quelconque, une silhouette que je n’aimais pas, que je cachais sous des vêtements trop larges et des cheveux d’un brun terne que j’attachais toujours en queue de cheval. Le maquillage ? Pas pour moi ! Je n’avais pas le temps de toute façon, entre mon footing le matin, le bar à ouvrir et courir toute la journée pour satisfaire mes clients, chaque minute était précieuse.

Je pensai à mes amies et espérai sincèrement que les hommes qu’elles avaient choisis soient réellement amoureux d’elles, qu’ils ne les fassent pas souffrir, car elles méritaient le bonheur… nous le méritions toutes. Mais Dorian, Noé et Aubin semblaient tenir sincèrement à leurs « femmes ». D’autant plus que Gillian attendait un bébé et Aubin était aux petits soins envers elle.

Je vidai ma bière d’une traite. Il allait falloir que je me remue un peu sinon Fred, mon employé, me fixerait de son beau regard triste qui me ferait culpabiliser. Pourquoi fallait-il qu’il soit gay ?  Je me surpris à sourire mais ce dernier s’effaça bien vite. Alexian et Keylan venaient d’entrer et s’installaient à une table. Je n’avais pas envie de les voir… pas si vite ! Je fis un signe de la main à Fred pour qu’il s’en occupe et me réfugiai dans l’arrière-salle qui servait à la fois de réserve et de bureau.

Chapitre 1

 

 

 

Les heures s’écoulèrent lentement, mais j’étais enfin parvenue à boucler la quasi-totalité de ma comptabilité. Je préparai les dossiers et  décidai de me rendre chez le comptable. De là, je pousserai un bout jusqu’à l’entreprise de transport de Gillian. J’avais besoin d’une pause et j’espérais qu’elle soit partante pour aller manger un morceau en ville.

img2.pngJe te laisse le bar, Fred, je serai absente quelques heures ! lui annonçai-je en le rejoignant au comptoir. Je devrais être là vers quinze ou seize heures. C’est moi qui ferai la fermeture ce soir.

img2.pngPas de souci, patronne !

Je traversai la salle comme si j’avais le diable qui me talonnait mais je ne fus pas assez rapide.

img2.pngEh, Ely, on est là ! s’écria Keylan en remuant le bras.

img2.pngOui et alors ? répondis-je sèchement en me tournant lentement.

Je ne lui avais jamais parlé de cette façon. Il resta un moment stupéfait et fronça les sourcils.

img2.pngC’est que d’habitude tu passes toujours nous saluer et…

img2.pngEt que là, je n’en avais pas envie, le coupai-je en regardant autour de moi. Tiens, c’est bizarre !

img2.pngQu’est-ce qui est « bizarre », ?me singea Alexian.

img2.pngL’absence de groupies… Vous êtes venus sans vos pom pom girls aujourd’hui ? Genre je veux un K, je veux un E…

img2.pngTu te comportes comme une petite fille capricieuse, énonça calmement Keylan.

img2.pngEn tout cas, moi je ne suis pas un salaud ! Bonne journée, les tocards, la gamine vous salue bien !

Je me précipitai à l’extérieur, le cœur battant et la rage tambourinant contre mes tempes. J’étais toujours dans le même état en quittant le bureau de notre expert-comptable, mais également en me rendant dans les bureaux de Grandis’Transport. Je ne frappai même pas en arrivant devant le bureau de mon amie. J’y pénétrai sans férir, en ouvrant la porte d’un geste brusque et… poussai un juron avant de la refermer aussi vite. Bon sang, pourquoi n’étais-je pas aveugle ?  À présent, j’aurai toujours ancré dans mon esprit, l’image du fessier nu d’Aubin et la vision de la tête de mon amie penchée sur son entrejambe.

Alors que j’étais sans aucun doute écarlate, le battant s’ouvrit à nouveau et Aubin apparut. J’aurais voulu être une petite souris et pouvoir me glisser dans un trou…

img2.pngSalut, Éléa ! Désolé, j’avais oublié de fermer la porte ! me dit-il, l’air sincèrement ennuyé.

Alors là, c’était le bouquet. C’était moi qui venais de surgir en terrain conquis dans le bureau de sa compagne et c’était lui qui s’excusait. Il était vraiment parfait !

img2.pngPas de souci, il faut juste que ma vision se rétablisse, rétorquai-je dans un sourire, puis voyant qu’il semblait plus mal à l’aise que moi, j’en profitai pour en rajouter une couche. Bon sang, Aubin, tu as un cul d’enfer !

Il marmonna de nouvelles excuses, le rouge aux joues, et se précipita dans les couloirs.

img2.pngQuand tu auras fini d’ennuyer mon compagnon peut-être me feras-tu l’honneur de ta présence ! m’invectiva Gillian. Et ta mère ne t’a jamais appris à frapper avant d’entrer dans une pièce ?

Je laissai échapper un léger rire et me dirigeai vers Gillian après avoir refermé consciencieusement derrière moi. Elle se tenait debout, les bras croisés, ses lèvres étaient légèrement enflées et ses cheveux ébouriffés, pourtant, je ne fis aucune réflexion. Le bonheur se lisait sur son visage et pour moi, c’était le plus important. Je pris place dans un fauteuil et m’y affalai. Gillian soupira et reprit sa place dans le siège directorial.

img2.pngDis-moi ce qui t’amène à cette heure alors que c’est le moment où il y a le plus de monde au bar ? demanda-t-elle sans prendre de gants. Et que t’arrive-t-il pour surgir  tel un diable monté sur ressort comme tu viens de le faire ?

img2.pngDeux mots : Alexian et Keylan !

Elle se contenta de m’observer calmement en croisant les mains devant elle.

img2.pngOui, je sais, tu vas me dire que c’est toujours la même rengaine, que je ne sais faire que ça me plaindre et…

img2.pngQuand ai-je dit ça, Éléa ? me demanda-t-elle.

img2.pngTu n’as pas besoin de le dire, même moi je sais à quel point je suis pénible avec Alexian, mais c’est terminé… il s’est passé quelque chose… Oh bon sang, ce secret ne m’appartient pas… Mais disons que mon frangin s’est comporté comme un gros con avec une fille, qu’il a joué avec ses sentiments et…

img2.pngTahys, énonça-t-elle en se levant. Il me semblait bien que quelque chose clochait mercredi soir et je n’ai pas été capable de mettre le doigt dessus.

img2.pngMon frangin s’est tapé Tahys tout le week-end avant de la laisser seule, le cœur brisé. Et même si elle était consentante, je suis ivre de rage, il n’avait pas le droit ! 

img2.pngTahys est adulte, Éléa, je suis certaine qu’elle a pris cette décision en toute connaissance de cause.

img2.pngMais elle souffre ! m’insurgeai-je.

img2.pngL’amour fait parfois souffrir…

img2.pngTu t’es mise à la Fredosophie maintenant ? ne pus-je m’empêcher de persifler. Tahys a le cœur brisé et ça ne te fait rien !

img2.pngAlors que veux-tu que nous fassions ? Qu’on aille casser la figure de ton frère ? Lui crever les pneus de sa bagnole ? Éléa, ne transpose pas l’histoire de Tahys et Keylan avec la tienne et Alexian, ça n’a absolument rien à voir !

Je ne voulais plus l’entendre car elle avait raison. Si j’étais aussi en colère, c’est parce que la douleur de Tahys était la mienne depuis des années et que le comportement de mon frère était celui d’Alexian.

img2.pngJe n’aurais pas dû venir, murmurai-je en quittant son bureau.

img2.pngÉléa, attends ! Bon sang, Éléa…

J’arrivai sur le parking à bout de souffle et donnai de furieux coups de pied dans mes roues. Il fallait que je me calme, que j’arrête de tout prendre tant à cœur. Je remontai dans ma voiture mais au...

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