Another soul
152 pages
Français

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Description

Rafaël :


Le jour de ma liberté est arrivé, les murs de cette prison ne me manqueront pas, mais mon âme ne pourra survivre sans le revoir. J’ai besoin de lui et d’assouvir ma vengeance.


Elijah :


Il m’a menti, et pourtant je ne peux l’oublier. J’ai mal, mon cœur saigne, toutefois, je dois continuer. Plus jamais je ne serai le même, il m’a marqué.


Comment survivre à cela ? Quand deux âmes se sont trouvées mais que tout s’oppose autour d’elles, la cruauté d’un monde parviendra-t-elle à les séparer ?


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 septembre 2022
Nombre de lectures 7
EAN13 9782493219763
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Another
soul
 
 
Dédicace
 
 
 
 
ANDRÉA CLARKE
 
 
 
Another
soul
 
 
 
« Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. »
 
 
©2022, ANDREA CLARKE
Édition : Plumes de Mimi éditions, 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières.
Siret : 84469800100014
Dépôt légal : 09/2022
ISBN numérique : 978-2-493219-76-3
ISBN papier : 978-2-493219-77-0
ANDRÉA CLARKE
 
 
Maman de deux grands enfants avant d’être auteure, je partage mon temps entre mon foyer, un travail à temps plein et ma passion livresque.
 
Je suis originaire de l’Indre-et-Loire et vis en Touraine. Grande passionnée de lecture, j’affectionne plus particulièrement les romans qui me font voyager et me tiennent en haleine.
 
J’écris depuis peu, mais ma passion pour la lecture est apparue depuis que je suis en âge de lire.
 
Mes romans sont pour moi un défi et l’accomplissement d’un projet qui me tenait à cœur. Défi que j’ai pu réaliser, car j’ai la chance d’avoir le soutien de mon entourage et ma famille.
 
Cette aventure livresque n’est qu’un début et je compte écrire encore beaucoup d’autres histoires.
 
 
Table des matières
 
CHAPITRE 1 : RAFAËL
CHAPITRE 2 : RAFAËL
CHAPITRE 3 : ELIJAH
CHAPITRE 4 : RAFAËL
CHAPITRE 5 : ELIJAH
CHAPITRE 6 : RAFAËL
CHAPITRE 7 : RAFAËL
CHAPITRE 8 : ELIJAH
CHAPITRE 9 : RAFAËL
CHAPITRE 10 : ELIJAH
CHAPITRE 11 : RAFAËL
CHAPITRE 12 : RAFAËL
CHAPITRE 13 : ELIJAH
CHAPITRE 14 : RAFAËL
CHAPITRE 15 : ELIJAH
CHAPITRE 16 : RAFAËL
CHAPITRE 17 : ELIJAH
CHAPITRE 18 : RAFAËL
CHAPITRE 19 : ELIJAH
CHAPITRE 20 : RAFAËL
CHAPITRE 21 : ELIJAH
CHAPITRE 22 : RAFAËL
CHAPITRE 23 : RAFAËL
CHAPITRE 24 : ELIJAH
CHAPITRE 25 : RAFAËL
CHAPITRE 26 : ELIJAH
CHAPITRE 27 : RAFAËL
CHAPITRE 28 : ELIJAH
CHAPITRE 29 : RAFAËL
CHAPITRE 30 : ELIJAH
CHAPITRE 31 : RAFAËL
ÉPILOGUE
BONUS EZRA
REMERCIEMENTS

 
CHAPITRE 1 : rafaël
La chaleur du soleil me caresse le visage, me réchauffe en surface, mais n’a pas le pouvoir de me ressusciter totalement. Je n’aurais jamais imaginé sortir de cet enfer après tout ce temps. Huit mois se sont écoulés, huit mois de solitude qui n’ont fait qu’alimenter ma rancœur envers ce monde. La prison n’a jamais fait grandir personne, au contraire même, elle vous bousille un peu plus, triture vos méninges, affaiblit votre esprit. Et côté cerveau, j’ai vraiment eu le loisir de cogiter. Une famille qui se souvient de moi quand elle en a besoin, un ex qui ne cesse de vouloir remettre le couvert pour je ne sais quelle raison et mon ange… l’homme qui ne m’a pas rendu visite une seule fois depuis son départ, mais qui a œuvré pour me faire sortir.
Je ne sais que penser de cette situation. Dois-je aller le remercier en personne ou l’oublier comme il semble le désirer ? Je n’arrive pas à croire qu’il a fait tout ça uniquement pour tenir ses promesses.
J’avance.  La lumière m’éblouit. La première chose qui me vient à l’esprit est de me dire qu’une bonne paire de Ray-ban ne serait pas du luxe. Mon frangin se tient adossé contre sa voiture, le sourire aux lèvres. Ce qu’il est beau, ce petit con, un vrai play-boy ! J’avais presque oublié ce que c’était de ressembler à une gravure de mode, un jean bien coupé et non une combinaison difforme, un tee-shirt de marque et des boots en cuir.
 
— Heureux de te retrouver, Raf, viens ici que je te fasse un câlin.
 
Je ne cherche pas à éviter cette étreinte. Les bras de mon frangin me font du bien, voire limite chialer, mais je refoule cette émotion, il est trop tôt pour lâcher prise. Je finis par me reculer et lui pique ses lunettes de soleil.
 
— Hé merde, elles sont à moi, râle Sam, pour la forme.
— Plus maintenant.
 
La seule chose qui est en ma possession et que l’on m’a restituée à ma sortie est mon portefeuille. Une pièce d’identité, mon permis de conduire, une capote périmée et vingt dollars sont encore à l’intérieur, autant dire toute ma vie.
 
— Que veux-tu faire ? questionne Sam le plus sérieusement du monde.
 
Je l’ignore. Quasiment sept années que je rêve de m’enfuir de ce trou et je n’ai aucune idée de ce que j’aimerais dans l’immédiat. Je suis devenu une coquille vide, un mec sans intérêt que personne n’attend réellement. Une réflexion qui dirige mes pensées vers mon père.
 
— Il sait que je sortais aujourd’hui ?
— Qui ?
 
Samaël fait mine de ne pas savoir de qui je parle, mais il a très bien compris. Adrian étant venu régulièrement au parloir ces derniers mois, il ne peut s’agir que de mon géniteur.
 
— Ne fais pas le con, Sam !
 
Il souffle de dépit. Lui aussi est désolé de l’attitude de notre père, mais jamais il n’a abordé le sujet en profondeur, comme s’il refusait d’admettre que notre famille pouvait être autant pourrie.
 
— Laisse tomber ! Tu as mieux à faire que de penser à ce vieux schnock pour l’instant. Grimpe dans ma caisse, je t’emmène boire une bonne bière avant de t’installer.
 
Je le laisse me guider, c’est vrai qu’une mousse bien fraîche ne me fera pas de mal et je ne suis pas pressé de m’enfermer à nouveau entre quatre murs. Je prends place du côté passager, de toute façon, tenir un volant après tout ce temps ne serait pas prudent. J’abaisse la vitre pour que l’air frais me fouette le visage, la température n’étant pas encore élevée, j’ai l’impression d’offrir à mon corps le plus beau des cadeaux. Samaël respecte mon silence et ce petit moment de calme sans rien exiger. C’est ce que j’aime chez mon frère, il est là, mais ne s’impose pas alors qu’un autre m’aurait assailli de questions.
Je profite de cet instant pour fermer les yeux en toute sécurité. La ville ne m’intéresse pas, seuls les bruits des rues et de la nature m’apaisent comme un rappel de la vie qui a continué tout ce temps. Mon bras pend le long de la portière et ma tête oscille contre le siège, tout mon corps se détend, bercé par le mouvement de la voiture.
Je me laisse porter ainsi jusqu’à notre destination. Sam se gare devant un de ces bars bon chic bon genre. Une devanture à la mode pour attirer tous les étudiants du coin, et de la musique pour passer du bon temps.
 
— Ne me dis pas que tu as des clients à voir ? m’irrité-je.
 
Je n’ai pas envie de replonger dans le business à peine sorti de prison, je pensais même souffler un peu. Pourtant, je suis bien conscient que cette accalmie ne peut être que de courte durée dans notre milieu.
 
— Bien sûr que non ! s’offense-t-il comme si ma réaction n’était pas justifiée. J’ai pris ma journée pour m’occuper de mon petit frère.
 
Je me sens idiot d’avoir douté de lui tout à coup. Il a toujours été là pour moi, le seul en fait. Je suis peut-être encore un peu à cran, ce n’est pas un trajet de presque deux heures en bagnole qui peut tout régler. Nous entrons dans ce bar dont l’ambiance est exactement comme je l’imaginais, des étudiants partout, des petites nénettes accrochées au bras de gamins qui ont l’air tout droit sortis des jupons de leur mère, avec les poches bien pleines. De bons clients en somme. Heureusement, Sam ne cherche pas à leur parler et se dirige directement vers le barman pour nous commander deux Guinness bien fraîches.
 
— On va s’installer un peu plus loin, me propose-t-il.
 
Je cale ma carcasse au fond d’une banquette qui a sûrement vu plus de culs ces dernières heures que moi ces huit derniers mois et avale d’un coup une longue rasade de ce liquide qui tapisse ma gorge et me procure un bonheur incroyable.
 
— J’avais raison, hein ? Une bonne bière et tout repart, dit-il en descendant la sienne de moitié.
 
Sa bonne humeur est exactement ce dont j’avais besoin, ça et une sensation de liberté qui vaut tout l’or du monde. Je sais qu’il va vite falloir que je me reconnecte à la réalité si je veux assurer mes arrières. Je mets donc les pieds dans le plat et soutiens le regard de mon grand frère, qui commence à danser d’une fesse sur l’autre sur sa chaise.
 
— Quel sort me réserves-tu ? Je suppose que je n’ai plus vraiment ma place et que tu as des ordres bien précis. Cette bière, c’est pour mieux faire passer la pilule ?
 
Je pensais qu’il ferait tout pour éluder ma question, mais Sam ne me tourne pas le dos, il affronte mes reproches avec tout l’amour qu’un frère peut porter.
 
— Tu as ta place chez moi, aussi longtemps que tu le souhaiteras, Raf. Pour les affaires, je ne sais pas ce qui est prévu, mais Adrian a sans doute dû y penser.
— Adrian, putain ! Quand a-t-il réussi à prendre autant de pouvoir exactement ?
 
Je m’attends à des confidences qui ne me feront pas plaisir. Adrian était mon amant avant mon incarcération, mais à cette époque, il n’était pas encore le bras droit de mon père. Il a sûrement dû la jouer fine pour être là où il en est aujourd’hui. Je suis impatient de découvrir de quoi il en retourne, même si je suis encore plus étonné de constater que Sam n’est pas au courant de ses intentions.
 
— C’est un deal entre lui et papa, je n’en sais pas plus. La seule chose que je vois, c’est que depuis qu’ils se sont mis ensemble, le business se porte mieux et que les affaires sont amenées à prospérer.
— Une histoire de fric, quoi ! Ça ne pouvait être que ça.
 
Mon amertume est le reflet de tout ce que je pense de lui. Un père qui nous a permis de ne jamais manquer de rien matériellement, mais

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