A l'ombre du soleil , livre ebook

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2022

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À Marseille, quatre familles se partagent la ville. Malgré les tensions entre les chefs de clan de nouvelles alliances se forment. Cependant, elles ne seront pas au goût de tous.


Amour, sexe, prostitution, vengeances, kidnapping, trahisons, règlements de comptes, morts, loyauté.


Bienvenue à Marseille

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Date de parution

29 octobre 2022

Nombre de lectures

7

EAN13

9782374476056

Langue

Français

à l’ombre du soleil
Saga Marseille
Roman

Chiaraa VALENTIN




à l’ombre du soleil
Saga Marseille
Roman


Erato-Editions

ISBN format papier 978-2-37447-606-3
ISBN numérique : 978-2-37447-605-6
Date de publication : Octobre 2022
© Erato–Editions - Tous droits réservés
Couverture : © Audrey Notte -  Suivi éditorial : E. Saracino
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales

Avertissements
Ceci est une œuvre de fiction.
Les noms, les personnages, les lieux et les faits décrits ne sont que le produit de l’imagination de l’auteur, ou utilisés de façon fictive. Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existées, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux ou des événements ou des lieux ne serait que le fruit d’une coïncidence.
Ce livre contient des scènes sexuellement explicites et un langage adulte, ce qui peut être considéré comme offensant pour certains lecteurs. Il est destiné à la vente et au divertissement pour des adultes seulement, tels que définis par la loi du pays dans lequel vous avez effectué votre achat.
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Partie 1


Acte 1
Assise depuis des heures au bord du plus haut rocher de la calanque de Callelongue 1 , j’observe les éléments se déchaîner. La vaste étendue bleue devant moi vient fracasser ses vagues sur la pierre, juste sous mes pieds. Le ciel et la mer se confondent, il n’y a plus de distinction entre eux et j’en admire les couleurs, m’enivre de l’odeur de la mer et de la pluie qui s’annonce.
Malgré l’orage qui se forme au large, je ne bouge pas, reste là, je suis bien… enfin apaisée. Je fredonne à nouveau la même chanson qui me suit depuis mon retour dans ma ville  :
« Bien souvent j’oublie la distance… qui m’a fait quitter les rues de l’enfance… » 2
Ce titre exprime vraiment mon ressenti et je ne peux m’empêcher de les répéter encore et encore.
Mes jambes balancent dans le vide, je regarde au loin, essaie de discerner la ville qui doit s’élever sur ma droite, mais la météo ne me rend pas la t â che facile. Pourtant, je sais qu’Elle n’est pas loin, la Bonne Mère m’a enfin reprise dans ses bras, me protège à nouveau . Alors, sans crainte, je reste face à cette mer démontée, j’oublie le présent et le futur… mais surtout mon passé.
Dans quelques minutes, je vais retourner vers le monde réel, débuter une nouvelle vie.
A nouveau, je veux respirer librement, profiter, croire en moi et en mes rêves, ne plus être prisonnière de ce carcan qui m’oppresse. C’est le défi que je me suis lancé pour mon retour dans ma ville natale.
Soudain, le bleu vire et s’estompe, la lumière si claire devient laiteuse, toute jaunie, l’air se fait électrique, le vent se lève. Ce n’est pas le mistral, ce vent typiquement marseillais, mais plutôt celui qui annonce l’orage imminent. Un éclair déchire le ciel, le tonnerre le suit de près. Les premières gouttes de pluie me sortent de ma torpeur. Il est temps de rentrer, de quitter « mon refuge ».
Je me lève et une bourrasque me fait vaciller une seconde, ayant raison de ma stabilité et de ma progression. Je glisse, dérape, mais avance tout de même d’un bon pas. Mon corps retrouve ses vieux r é flexes, il reconnaît sa maison. Un dernier coup d’oeil derrière moi, une dernière fois ; ce petit bout de terre, ce coin de rocher face à la mer, c’est mon seul vrai chez-moi. Je reviendrai, c’est certain.
Le temps change radicalement, alors que je regagne le port. Les éléments se sont déchaînés, si je devais faire une description de l’apocalypse, pour moi, ça ressemblerait à ça. L’orage gronde, les éclairs déchirent le ciel, le tonnerre explose partout autour de moi, la foudre ne frappe pas loin et dans l’enclave de ce petit port de p ê cheurs, le bruit est amplifié, magnifié. La pluie tombe dru, l’eau est montée rapidement, ne permettant pas à certains endroits de distinguer la mer de la route. Je tourne sur moi-même, les bras écartés pour profiter de la pluie, mais une fois ce moment passé, je cours me mettre à l’abri dans ma voiture.
Je traverse la rue à toute allure , la pluie diluvienne ralentit ma progression. Le vent fait battre les volets des maisons de ville. Un bruit sourd me surprend et me fait sursauter. Ce n’est rien qu’un pot de terre qui a explosé en chutant. J’accélère encore, mais cela ne sert plus à rien, je suis trempée comme une soupe, mais au moins la pluie ne me dégouline plus dans le cou et je peux brancher mon chauffage à fond pour tenter de me sécher.
Malgré mes vêtements trempés et l’eau trempant mes sièges, je me sens merveilleusement bien. Je respire un grand coup et mets le contact pour partir de cet endroit avant de me faire coincer par la montée des eaux.


1 Callelongue  : première calanque du massif, après le village des  Goudes. Pour les Marseillais, c’est le « bout du monde ». Un petit port de pêche, quelques cabanons.

2 Marseille — Patrick Fiori


Acte 2
Ma voiture de location, pourtant puissante, a du mal à progresser face à la nature qui s’emballe. La tempête qui fait rage me ralentit alors que je longe la mer. Je traverse le quartier d’Endoume et regarde les vagues s’exploser sur le sable de la plage des Catalans avant d’arriver à mon hôtel.
Il se situe à l’entrée du Vieux port. J’ai sélectionné cet établissement de luxe expressément et j’ai choisi attentivement ma chambre. Pour mon retour dans ma ville natale, je voulais une vue sur le palais du Pharo et le fort Saint-Nicolas, juste pour me perdre dans ce décor et oublier.
Je me gare en double file devant l’entrée et le voiturier se précipite pour prendre le volant, me faisant maintes courbettes et sourires au passage. Le groom m’ouvre la porte, il me regarde attentivement, se demande qui je peux être et comment le réceptionniste guindé va réagir face à mes fringues dégoulinantes et salissant tout le hall.
Je m’arrête devant ce dernier et lui lance un souriant «  hello  » . Ses yeux me détaillent, une barre très expressive de contrariété se forme sur son front.
— Des messages pour moi, mon Chou  ? Chambre ٧١٢.
Devant son visage surpris par mon audace et sa contrariété grandissante, je continue pour ne pas lui laisser le temps de répondre   :
— Vous pouvez noter une table au restaurant pour 20 heures et me faire monter des sels de bain, s’il vous plaît  ? Merci !
Je m’éloigne en lui faisant un geste de la main et me dirige droit vers l’ascenseur. Le liftier me sourit et me demande à quel étage je me rends. Il est mignon tout plein dans son ensemble rouge, il ressemble à Spirou. Pour le taquiner un peu, je lui propose de m’emmener au septième ciel… ou vers la porte des enfers, à sa guise. Il éclate de rire et me confirme d’une voix grave, qui tranche complètement avec sa tenue :
— Au dernier ?
— C’est bien ça…
Une fois à destination, je le remercie d’un généreux pourboire et arrive enfin dans ma suite. À toute allure, je retire mes ballerines, mon jean tremp é et mon tee-shirt qui me colle .
Ma peau est moite, mais je garde mes dessous et enfile un peignoir en attendant qu’on me livre ma requête. Je branche mon iPhone sur le système audio de la pièce, mets le bouchon et regarde l’eau remplir la baignoire lorsqu’on frappe à la porte. Une fois ma commande récupérée, je verse les sels, les observe se dissoudre, finis de me déshabiller et plonge enfin dans un bain bien chaud.
Je me laisse envoûter par le rythme de la musique. La sourdine de la trompette et le son du saxophone qui se mélangent dans une bossa-nova langoureuse me transportent loin dans mes souvenirs.
Je me rappelle « lui », notre dernière rencontre, notre dernier rendez-vous. J’espérais un « je t’aime » tout simplement, trois mots tellement banals mais qui font tant de bien à entendre, voir un « excuse-moi ». Je n’ai rien eu de tout ça et à la place d’un délicieux moment, j’ai vu Mister Hyde débarquer dans mon appart. Au lieu d’une phrase remplie de promesses, je me suis retrouvée avec une luxation de la m â choire et un œil qui vient tout juste de retrouver une taille, une couleur et une forme normale.
Je l’ai quitté à ce moment-là, ce jour-là, ce jour où il a dépassé la limite, j’ai tout quitté sans regret. Quand on aime une personne, on la protège de la douleur, on n’en devient pas la cause. Et désormais, non seulement je souffrais de nos derniers instants, mais en plus j’avais peur de lui, peur de tout le monde. J’ai pris mes distances, suis rentrée chez moi, là où je ne suis « que » moi, Esperanza Graziani, jeune femme cynique et blessée et non plus Erin Masson, star montante du septième art. Cependant… j’ai gardé de lui un petit souvenir qui pourrait provoquer de gros dégât, si je venais à le révéler.
Je ne veux plus entendre parler de show-business, de cinéma, de fêtes, de stars, des États-Unis . Je veux juste me retaper avant d’aller retrouver mes parents. Si mon père me voit blessée, les jours de « lui » sont comptés. Et je ne peux pas me résoudre à lui faire ça. M ême si je le hais désormais, je l’ai aimé, j’ai cru en nous et en notre histoire.
Doucement, doucement, mes yeux se ferment et mes pensées se raréfient. Une douce langueur m’envahit et je me laisse aller dans les bras de Morphée. Tout d’abord très sensuels, mes songes se transforment vite en cau

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