Le Mystère du refuge de la forêt , livre ebook

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« Elle frémit : tout se recoupait ! C'était, sans nul doute, la jeune fille dont Marianne avait trouvé la photographie dans la chambre d'Igor... Elle resta un bon moment à l'intérieur de la cabane : elle devait donc se recueillir... Puis Sandrine la vit ressortir. Elle ne pouvait voir si elle portait l'enveloppe, mais elle sortit de sa cachette quelques minutes plus tard, et fut rapidement fixée : l'enveloppe blanche avait bel et bien disparu... » Une randonnée de jeunes en montagne se transforme vite en jeu de piste dont va dépendre le bonheur d'un couple d'amoureux. Les Miss, quatre jeunes filles téméraires, mènent une enquête riche en péripéties. Leurs aventures consistent à identifier les mystérieux propriétaires de deux anneaux et d'un chausson de danse retrouvés dans un refuge isolé. Parce qu'il est issu d'une classe sociale inférieure, le prétendant de la jeune danseuse est jugé indigne aux yeux des parents de celle-ci. Grâce à l'intervention du groupe d'amies décidées à résoudre cet absurde conflit de générations, l'amour triomphera-t-il des principes archaïques ?

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Date de parution

18 mai 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782342161113

Langue

Français

Le Mystère du refuge de la forêt
Ariane de Bricassart
Société des écrivains

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.


Société des écrivains
175, boulevard Anatole France
Bâtiment A, 1er étage
93200 Saint-Denis
Tél. : +33 (0)1 84 74 10 24
Le Mystère du refuge de la forêt

Toutes les recherches ont été entreprises afin d’identifier les ayants droit. Les erreurs ou omissions éventuelles signalées à l’éditeur seront rectifiées lors des prochaines éditions.
 
Les Miss, un groupe de quatre jeunes filles d’aujourd’hui, s’apprêtent à passer des vacances à la montagne. La découverte de deux anneaux et d’un chausson de danse dans un refuge va les entraîner dans une enquête pleine de rebondissements. Le bonheur de deux amoureux dépend d’elles…
Chapitre I
« Bonjour, tout le monde   ! »
Sophie regarda son amie avec surprise.
Ce n’était pas dans ses habitudes de faire des entrées théâtrales… Aujourd’hui, Isabelle avait crié, et elle avait un sourire resplendissant. Il devait lui être arrivé quelque chose d’extraordinaire, se dit Sophie, très observatrice.
Marianne et Sandrine, elles, n’avaient rien remarqué.
Comme c’était elle qui recevait, Sandrine s’affairait autour de la table, disposait les verres, les biscuits au chocolat… Sa sœur l’aidait, et commençait à servir les boissons fraîches.
Il faisait vraiment très chaud, et Sophie ne se sentait pas très bien. Elle n’aimait pas ce temps lourd, ce soleil accablant… De plus, c’était le premier jour des vacances, et elle ne pouvait s’empêcher de se sentir un peu désœuvrée, triste, à l’idée d’être séparée de ses chers élèves pendant deux longs mois…
Sophie adorait son métier d’institutrice, dans lequel elle s’investissait avec beaucoup de passion…
Heureusement qu’il y avait cette réunion des « Miss » – elles avaient baptisé ainsi leur groupe, à partir des initiales de leurs prénoms, et aussi parce qu’elles étaient toutes très belles, de vraies « Miss »… Chacune avait son propre charme : ainsi, Sophie, avec ses cheveux couleur des blés, ses yeux clairs, son visage fin et allongé, semblait une Madone, ainsi que les représentaient les artistes italiens de la Renaissance…
Ses cousines, Marianne et Sandrine, étaient aussi très séduisantes.
Marianne, aux longs cheveux châtains noués en une queue de cheval, avait de magnifiques yeux noirs.
Sa sœur, elle, avait des allures de princesse, avec son teint pâle, son air fragile, sa taille menue… De courtes boucles brunes entouraient son ravissant visage.
Isabelle, enfin, n’avait aucun lien de parenté avec elles, mais c’était une amie de longue date.
Ses cheveux blonds retombaient sur ses épaules en une cascade de boucles, et elle s’habillait avec beaucoup de goût.
Elle était encore plus belle ce jour-là, elle rayonnait littéralement… Elle s’assit à côté de Sophie, qui sentit avec délices son parfum fruité et enivrant à la fois…
Elle remercia Marianne, qui lui tendait son lait-grenadine, et regarda en souriant le décor de la chambre de Sandrine, si fidèle à sa propriétaire. La tapisserie était blanche, parsemée de roses. Ici et là, Sandrine avait accroché les broderies qu’elle aimait tant faire, et qui représentaient de paisibles paysages campagnards, ou des jeunes filles rêvant à leur fenêtre… Elle avait ajouté quelques reproductions de Monet, car elle adorait les impressionnistes…
Cette chambre reflétait bien la personnalité de la jeune fille, calme, douce, et réservée.
À vingt-huit ans, elle était leur aînée, la plus « sage » sans doute, mais non la plus affirmée… Elle exerçait le métier de pharmacienne, après avoir étudié avec le sérieux qui la caractérisait.
C’était Sophie, sa cadette d’un an, qui s’était imposée sans difficulté comme la « chef » de leur groupe…
Très intelligente et dynamique, elle possédait un sens aigu de la psychologie, qui lui servait beaucoup dans sa profession…
Marianne, la plus jeune de toutes, était âgée de vingt-cinq ans. Elle était professeur de sport, ce qui lui convenait à merveille, car elle débordait d’énergie et de vitalité…
Isabelle, quant à elle, aimait sortir et s’amuser   ; elle collectionnait les conquêtes masculines, et, si son métier de laborantine l’intéressait beaucoup, il ne devenait pas le centre de sa vie comme c’était le cas pour Sophie…
Elle profita du silence qui s’était installé   ; Marianne et Sophie avaient encore du mal à réaliser qu’elles étaient en vacances, Sandrine ne voulait pas prendre la parole la première et attendait que ses invitées le fassent. « Les filles, j’ai une grande nouvelle à vous annoncer   ! » s’écria-t-elle, créant la surprise quasi générale – sauf pour Sophie, dont l’impression s’était révélée juste, comme d’habitude…
« Devinez où nous allons passer nos vacances. »
Marianne eut un rire bref.
« Facile   ! Dans le Nord   ! »
Sandrine, Marianne et Isabelle habitaient Valenciennes, et Sophie, Raismes. Elles aimaient leur région, et ne pouvaient supporter l’image triste et grisâtre qui en était donnée.
Sophie appréciait le climat, plutôt humide, qui lui convenait à merveille. Sandrine aimait les églises, les beffrois, Isabelle, les grandes villes avec leur ambiance particulière, toutes les fêtes qui étaient organisées. Marianne préférait les forêts, comme celle de Raismes-Saint-Amand-Wallers, où elle allait souvent courir…
« Hé non   ! Et si je vous dis que je vous invite ailleurs… Loin d’ici… » ajouta Isabelle d’un air de triomphe.
« Tu nous invites   ? » Sophie la regardait, très étonnée.
Comment Isabelle avait-elle trouvé les moyens financiers de les inviter toutes   ? Elle eut très vite l’explication.
« Ma tante nous laisse gracieusement sa maison pendant un mois. Elle part en voyage au Canada. Je lui ai parlé de vous, je lui ai dit que vous étiez très sérieuses et que nous étions de très bonnes amies. Elle est d’accord pour que vous veniez   ! Vous vous rendez compte, c’est merveilleux   !
— Mais moi, je ne suis pas en vacances   ! » coupa Sandrine.
Isabelle éclata de rire.
« Une occasion pareille ne se refuse pas   ! Tu vas prendre tes congés sans tarder, comme moi, qui viens d’en faire la demande   !
— Tout cela est bien beau, s’écria Marianne, mais tu ne nous as pas encore dit où… »
Isabelle la regarda, radieuse, et fit durer encore un instant le suspense en savourant le plaisir.
« Alors   ? »
Marianne s’impatientait, en oubliait de boire sa menthe à l’eau.
« Dans le Vercors   ! s’exclama Isabelle. C’est la montagne, dans le sud-est…
— Je sais   ! déclara Sophie. Ce fut même un haut lieu de la Résistance. Il doit y avoir un musée, il faudra que je vérifie… Je vais dès à présent me documenter à la Bibliothèque.
— Alors, c’est d’accord   ? demanda Isabelle.
— Pour moi, pas de problème, répliqua Sophie. Et puis, il doit y avoir de nombreuses rivières où je pourrai pêcher. »
Isabelle sourit. Elle savait que la pêche était la distraction favorite de son amie.
« C’est sensationnel   ! s’écria Marianne, avec sa vivacité coutumière. On va pouvoir faire des randonnées d’enfer dans les forêts   !
— Et toi, Sandrine, qu’en penses-tu   ?
— Eh bien, je te remercie de ton offre, et c’est gentil de la part de ta tante… Cela me plaira beaucoup de visiter une nouvelle région, il doit y avoir de très beaux paysages…
— Ça, oui, vous ne serez pas déçues   ! J’y suis allée quand j’étais petite et j’en garde un excellent souvenir…
— Dis-nous à quel endroit exactement, pour que je puisse me situer sur la carte, demanda Sophie, toujours méthodique, et dont les réflexes d’enseignante étaient bien ancrés.
— La maison est en bordure de La Chapelle-en-Vercors. Ce qui fait qu’on a tous les avantages : les commerces sont tout près, et en même temps, nous ne serons pas dans la ville.
— Donc nous profiterons du calme… » termina Sandrine. Elles se regardèrent toutes les quatre et éclatèrent de rire.
« Eh bien, Isa   ! s’écria Marianne. Et moi qui me demandais ce que j’allais faire pendant ces vacances…
— Quelle chance nous avons   ! ajouta Sophie.
— Et puis, dit Isabelle avec un sourire malicieux… Vous ne savez pas encore quelles aventures nous attendent là-bas… »
Chapitre II
« Alors, qu’est-ce que vous en dites   ? demanda Isabelle.
— C’est splendide   ! s’écria Sandrine, extasiée.
— Je suis tout à fait d’accord   ! » renchérit Marianne.
Elles venaient d’arriver au sommet des Grands Goulets.
Comme d’habitude, Sophie avait admirablement conduit, négociant les virages à la perfection…
Ses trois compagnes lui faisaient absolument confiance, et, très détendues, elles admiraient le paysage : un profond précipice, dont les gorges étaient parsemées de rochers. La végétation devenait de plus en plus montagnarde…
Lorsqu’elles arrivèrent aux Baraques-en-Vercors, Isabelle indiqua la route à Sophie…
Marianne et Sandrine admiraient les forêts de sapins sur les hauteurs, tandis qu’elles approchaient…
À la demande d’Isabelle, Sophie tourna brusquement et prit une petite route qui montait. Elles arrivèrent devant une ravissante petite maison.
« C’est ici   ! »
Elles découvrirent, émerveillées, un intérieur propre, rustique, aménagé avec beaucoup de goût…
Isabelle dormirait dans la chambre de sa tante, tandis que les autres logeraient dans la chambre d’amis, où se trouvaient un lit en bois de merisier – pour Sandrine – et deux lits superposés : Sophie coucherait en bas, Marianne serait ravie de dormir en haut…
Sandrine déclara qu’elle allait défaire les valises et tout ranger, et Isabelle demanda qui voulait l’accompagner à La Chapelle-en-Vercors pour aller faire les courses…
Elle partit avec Marianne et Sophie : Marianne désirait acheter la carte la plus détaillée poss

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