Kiam Tasgall , livre ebook

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Hanté par les dernières paroles de l’homme qu’il a vu mourir sous ses yeux, Kiam n’a qu’une idée en tête. Idée qui se fait chaque jour plus obsédante. Convaincu que le secret du mystère le tourmentant réside dans les deux premières années de sa vie, Kiam fomentera le plus ambitieux des plans afin de se rendre là où il vit le jour, sur Oméros. Malgré les efforts de ses compagnons de l’en dissuader, ils se retrouveront tous les quatre projetés sur le royaume de l’eau. C’est en cherchant à percer l’énigme de son passé que Kiam découvrira l’effroyable futur qui l’attend. Confronté à un choix douloureux, il tentera de changer le cours de son destin, pour le meilleur ou peut-être bien pour le pire… La pierre d’Elzyrion, troisième volet de la série Kiam Tasgall, vous transportera dans un nouvel univers où, pour Kiam, le pas à franchir pour sombrer du côté obscur pourrait s’avérer chose beaucoup plus facile qu’il ne l’aurait cru…
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Publié par

Date de parution

01 octobre 2012

Nombre de lectures

1

EAN13

9782896835867

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Pour Médérick et Mélyna, parce que chaque grand rêve que l’on réalise commence par un petit pas que l’on ose.
Copyright ©2012 Nadine Bertholet Copyright ©2012 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Illustrations de la couverture : ©Thinkstock Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sylvie Valois ISBN papier 978-2-89667-537-1 ISBN PDF numérique 978-2-89683-585-0 ISBN ePub 978-2-89683-586-7 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Bertholet, Nadine, 1979- La pierre d’Elzyrion (Kiam Tasgall ; 3) Traduction de : Witches’ Key to Terror. Pour les jeunes de 12 ans et plus. ISBN 978-2-89667-537-1 I. Titre. II. Collection : Bertholet, Nadine, 1979- . Kiam Tasgall ; 3. PS8603.E763P53 2012 jC843’.6 C2011-942679-X PS9603.E763P53 2012
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
1 L’obsession de Kiam
Une brise vivifiante soufflait sur les hautes montagnes rocheuses, caressant le visage de Kiam. Assis sur un banc de pierre, il admirait la vue à partir du promontoire surplombant la faille centrale d’Utholin. Là même où, plusieurs mois auparavant, l’avait conduit Serbert au lendemain de son arrivée sur Airazeth.
Depuis son retour de Terzirus, Kiam avait pris l’habitude de s’y ­rendre seul, espérant que la quiétude de ce haut lieu apaiserait son esprit tourmenté. Les dernières paroles prononcées par le traître de Fumervar le hantaient toujours, sinon plus qu’au premier jour. Chaque nuit, il revoyait en rêve l’expression d’ahurissement d’Évrath alors qu’il posait les yeux sur son visage et semblait en reconnaître les traits.
Lorsque Kiam avait partagé ses inquiétudes avec Serbert, celui-ci lui avait répondu de manière évasive, n’apportant aucun éclaircissement à ses questionnements. Espérant obtenir de meilleurs résultats auprès ­d’Abélone, Kiam s’était confié à elle dès leur retour à Utholin. Or, à l’instar du mage d’Airazeth, elle s’était contentée de dire qu’Évrath devait l’avoir confondu avec quelqu’un d’autre.
La façon dont sa tutrice et Serbert avaient éludé la question laissait présager qu’ils en savaient davantage sur Évrath qu’ils le prétendaient. Cette persistante impression ne rassurait aucunement Kiam, d’autant plus qu’elle piquait sa curiosité. Poussé par cette dernière, il se rendait tous les jours à la bibliothèque secrète d’Utholin dans l’espoir d’y découvrir des informations sur le traître de Fumervar.
L’accès à ce lieu interdit facilité depuis la découverte d’un mécanisme permettant l’ouverture de la porte dissimulée dans la paroi de la falaise, Kiam pouvait y accéder aisément chaque fois que l’envie lui en prenait. Malgré les innombrables heures qu’il consacra à la recherche d’indices, il n’en trouva aucun qui put le satisfaire. Évrath étant originaire du monde du feu, nul registre ni manuscrit n’en faisait mention.
En dépit de ses vains efforts, Kiam persévérait dans ses recherches, puisqu’il croyait en l’existence d’un lien entre Évrath et lui. D’une façon qu’il n’aurait pu s’expliquer, il sentait que la nature du lien les unissant n’était autre qu’un évènement survenu dix ans auparavant. Un évènement d’une telle gravité qu’il les avait obligés, son père et lui, à quitter Oméros.
Cette impression entêtante, virulente, s’était sournoisement insinuée dans son esprit, et elle le préoccupait davantage chaque jour, telle une infection dont il ne parvenait plus à se débarrasser. C’est afin de réfléchir à cette obsédante pensée qu’il se rendait sur le promontoire dès que l’occasion se présentait. Toutefois, au lieu d’y puiser un certain apaisement, il en revenait toujours plus animé par cette idée.
Ce jour-ci ne faisait pas exception. Voilà déjà deux heures que Kiam se tenait sur le banc, laissant voguer son esprit afin de faire le vide. Tandis qu’il admirait la saisissante cité d’Utholin, il lui passa par la tête une idée si saugrenue qu’il rit d’abord de lui-même. Puis, réfléchissant plus sérieusement à l’ébauche de plan qui se dessinait dans son esprit, il se surprit à trouver l’audacieuse idée fort intéressante.
Éprouvant une soudaine exaltation, Kiam se redressa d’un bond et, le regard quasi halluciné, quitta précipitamment le promontoire. Il s’engagea dans l’escalier tournant autour d’une large colonne. Au terme d’une longue descente, au lieu d’emprunter le couloir principal menant aux quartiers de Serbert, il se faufila dans la noirceur d’un passage plus restreint. Au bout de l’étroit tunnel, la clarté du soleil l’aveugla, mais il ne ralentit pas sa course pour autant. Clignant des paupières, il s’élança dans la marée d’individus qui circulaient dans l’artère principale d’Utholin. Entraîné par la foule, il se dirigea à l’autre extrémité de l’allée et bifurqua dans le corridor de droite que formaient les vertigineuses montagnes de pierre.
Occupée par les étals des marchands d’Utholin et des cités avoisi­nantes, la vallée dans laquelle il déboucha grouillait de monde. Kiam promena son regard sur la masse de gens fourmillant sur la place, inca­pable d’y retrouver ses compagnons. Exhalant un soupir de découragement, il se résigna à parcourir les multiples allées bondées du marché, les yeux à l’affût du moindre signe de ses camarades, qu’il savait dans les environs.
Il fut toutefois détourné de ses recherches par les effluves alléchants que dégageaient les pâtisseries encore chaudes garnissant le présentoir devant lui. Kiam s’y arrêta et, salivant à leur simple vue, décida d’en acheter une demi-douzaine. Il remit à la dame drapée de jaune deux lupirtes et cinq clorpins, puis poursuivit son chemin.
Tandis qu’il s’engageait dans l’avant-dernière allée, Kiam aperçut le marchand grassouillet au visage perpétuellement écarlate qui s’essayait à tout coup de lui vendre une de ses infectes drugnes.
— Allons, mon garçon ! Prends-en une. Je t’assure que tu vas adorer, tenta de le convaincre le marchand pour la centième fois.
Kiam considéra avec dédain le fruit verdâtre dégageant une odeur désagréable et secoua la tête en retroussant le nez. Jamais il n’avait osé y goûter, et ce n’était pas aujourd’hui qu’il s’y risquerait.
Le mouvement d’une tache blanche au bout de l’allée capta l’attention de Kiam. Il se faufila parmi le flot de villageois et finit par apercevoir ­Pottam, qui sautillait sur place devant un présentoir, s’escrimant à en voir la marchandise, dont l’odeur lui avait fort probablement titillé les narines.
— Tu fais ton exercice matinal ? C’est excellent ! Ça te fera perdre les quelques kilos que tu as en trop, le taquina Kiam, comme il rejoignait son petit compagnon.
— Hirk ! Des kilos en trop ? Moi ? s’exclama la beloute d’un ton offensé en cessant de bondir. Et toi, est-che que tu t’es vu ? Tu reshembles à un manche à balai ! Cha ne te ferait pas de tort de groshir un peu.
— Ah bien, merci, c’est gentil ! riposta Kiam, qui, nullement vexé par le commentaire de Pottam, lui sourit avec amusement.
Leurs mésaventures survenues sur Terzirus lui avaient occasionné une perte de poids importante. Préoccupé depuis leur retour par le mystère entourant le traître de Fumervar, Kiam manquait d’appétit. Après quelques bouchées seulement, il se sentait devenir nauséeux et se voyait dans l’incapacité d’avaler quoi que ce soit d’autre. Le peu de nourriture qu’il ingérait ne lui permettait donc pas de reprendre le poids perdu lors de son séjour sur le royaume de la terre, ce qui commençait sérieusement à inquiéter ses proches.
— Ah, te voilà ! s’égaya Jolick, qui venait de surgir de derrière une pile de barils

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