Duos 1.2 - Arielle et Thomas , livre ebook

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2012

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À peine amorcée, l’histoire d’amour entre Arielle et Emmanuel subit l’épreuve de l’absence.
Tandis qu’elle doit poursuivre ses études dans un collège de Montréal, lui entreprend un voyage qui doit le conduire plus loin que l’équateur, pour retrouver son âme mystérieusement égarée dans un proche passé.
En soi, l’espace qui s’étire entre eux suffirait à faire de la place au doute. Lorsque des révélations insoutenables s’ajoutent à l’éloignement, la perplexité se mue en ambivalence, même en colère. Puis surgit dans la vie d’Arielle le jeune Thomas, beau comme un dieu, qui ne tarde pas à brûler de passion pour elle.

Pour rester fidèle à la promesse qu’elle a faite à Emmanuel, Arielle devra contenir ses sentiments dans les limites de l’amitié. Réussira-t-elle à garder la tête froide ?
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Date de parution

17 décembre 2012

Nombre de lectures

5

EAN13

9782894358184

Langue

Français

stéphanie macfred


DUOS 1.2
Illustration de la page couverture : Magali Villeneuve
Conception de la couverture et infographie : Marie-Ève Boisvert, Éditions Michel Quintin
Conversion au format ePub : Studio C1C4

La publication de cet ouvrage a été réalisée grâce au soutien financier du Conseil des Arts du Canada et de la SODEC.
De plus, les Éditions Michel Quintin reconnaissent l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour leurs activités d’édition.
Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC
Tous droits de traduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. Toute reproduction d’un extrait quelconque de ce livre, par procédé mécanique ou
électronique, y compris la microreproduction, est strictement interdite sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

ISBN 978-2-89435-519-0 (version imprimée)
ISBN 978-2-89435-818-4 (version ePub)

© Copyright 2011

Éditions Michel Quintin
4770, rue Foster, Waterloo (Québec)
Canada J0E 2N0
Tél. : 450 539-3774
Téléc. : 450 539-4905
editionsmichelquintin.ca
1 Je m’appelle Emmanuel
J’ai ressenti une panique réelle à l’aéroport jusqu’au moment où l’avion a quitté le sol. J’ai réussi. Je n’ai pas étouffé Arielle. Elle est toujours vivante. Je sais qu’elle s’en sortira mieux que moi.
Je retourne volontairement sur le voilier maudit. Pour elle, c’est une des principales merveilles du monde. Pour moi, c’est mon miroir, mon visage sans masque. J’ai l’impression de courir à ma perte. Je ne peux rien y jouer comme personnage, ni vampire, ni rien. J’y suis moi-même. J’ai eu l’air d’un poète quand je l’ai décrit comme « l’infini des possibilités, le dépassement des limites, l’âme des mers » et blablabla ! Même que ça me faisait une belle gueule. Mais, pour vrai, c’est un cauchemar. Je m’y sens nul, minuscule, inutile, insignifiant…
Sauf que, maintenant, j’ai le cœur d’une fille dans la peau. Elle a démoli à grands coups de sourires ma certitude que les humains me sont étrangers, que la vie n’est pas pour moi.
J’en étais là quand elle est entrée dans mon existence. L’Amérique du Sud représentait manifestement mon tombeau, parce que je ne voyais aucune suite à mon voyage. Aussi intelligent que je puisse être pour me sortir des merdiers dans lesquels je finis immanquablement par tomber, je ne voyais pas en quoi je pouvais être plus utile vivant que mort. Arielle n’a aucune idée de tout ça et il est important qu’il en soit ainsi.
Je lui ai fait un bout de livre de je ne sais plus quel auteur américain, près de la fontaine, un peu du même style que pour décrire le voilier : « Je vais calculer exactement le nombre de milles qui me sépareront de toi. Tu vas être dans chacun de mes couchers et levers de soleil, tu vas être à tous les tournants qui vont s’ouvrir devant moi dans des espaces libres et majestueux. Tu vas être avec moi dans les forêts tropicales ou sur les plages désertes. Tu vas être chacune des étoiles que je vais observer… » et blablabla ! J’ai été nul. J’aurais pu lui dire que ça ne venait pas de moi, mais bof ! Sur le coup, je me disais que ça avait l’effet nécessaire pour l’allumer et éventuellement me permettre de la prendre dans un lit.
Ensuite, quand elle a fait sa panique totale à grands coups de « promets-le » sur le putain de voilier, j’ai cru qu’elle était perdue. Mais elle est revenue si belle et confiante en moi ! Je ne savais pas trop comment calmer la situation. J’avais l’impression qu’elle me brûlait les mains. Je ne pouvais pas m’empêcher de la comparer à Maria, à Sabrina, à Aude, à Jade et aux autres. Cibole, elle était vierge. Ça se savait rien qu’à la regarder, à la sentir hésiter pour ne pas faire des choses qu’elle croyait mauvaises. Je me trouvais dégueulasse avec elle. Le point positif, et vive mon père et ses tests, pour une fois, c’est que je savais que je n’avais rien attrapé à cause des filles. Sinon, je serais parti.
Elle me donnait mal partout tellement je voulais la prendre. Elle n’avait aucune idée de mon côté vraiment pas prince charmant. La nuit sur le bateau a été horrible. Je n’ai à peu près pas dormi parce que j’étais gelé comme une balle et que je sentais son corps blotti contre le mien. Merde, je la sentais, elle, et toutes ses formes. Elle était là, petite fille pure, dans les bras d’un mauvais gars. Du mauvais gars. Je pense que si son frère n’avait pas été de l’autre bord du mur et que je ne lui avais pas juré que je ne la prendrais pas cette nuit-là… « Je te demande pardon, Arielle ! »
Comment elle a fait pour me faire confiance ? Je ne suis tellement pas du bon côté ! C’était écrit depuis le début que jamais elle n’aurait dû se retrouver là. Avoir été Raphaël, j’aurais gardé ma petite sœur près de moi sous haute surveillance. Et ensuite, chez elle…
Je suis passé à un cheveu de lui donner ce qu’elle voulait. J’imaginais ses parents débarquant au bord de la piscine. C’est tout ce qui a pu me retenir. Quand elle m’a planté ses doigts dans le dos, j’ai souffert de ne pas pouvoir lui répondre de la même manière, bien plus que de ce qu’elle m’avait fait. J’avais reçu pire. Et j’ai réussi à la mordre. Pauvre con ! Elle n’est pas de ce monde-là. Le marquis de Sade n’est pas dans ses contes de fées, contrairement à ceux de Maria.
Par contre, c’est grâce à la morsure que je lui ai faite que j’ai pu attendre un peu. Chaque fois que je la voyais, je me répugnais. Arielle a fini par guérir. Je m’étais promis de baiser avec elle sans rien dans le sang. Ça, je l’ai réussi. Dans le BMW de mon père, je savais que c’était la dernière fois que j’avais la force de lui résister. C’est arrivé le soir même, après des heures interminables à faire le gars poli devant ses parents, et ensuite devant les miens. Quand elle a dévoré ses fraises avec surdose de sucre… Je l’aurais prise là. Je serais passé par-dessus la table, à quatre pattes, comme un loup qui traque une proie, une victime. Elle était si gourmande, et oh ! que je pouvais l’imaginer en train de faire autre chose avec sa bouche ! Même si ma tête censurait la moitié de ce qui aurait pu s’y former comme images mentales, il en restait assez pour me faire baver à mon tour. « Si tu savais, Arielle, à quel point je te voulais. »
Dans ma chambre, c’était devenu une obsession, à un tel point que, si le Lustucru de ma mère s’était pointé, il était mort. Je lui aurais arraché la tête. Si elle n’avait pas sauté du lit… Mais il était trop tard, elle avait libéré la bête en moi. La deuxième fois, après la protocolaire discussion avec les vieux, je n’ai jamais pu m’arrêter. Elle a roulé, s’est soulevée, s’est cambrée… Elle a réagi à mes doigts, à ma langue, à mon sexe d’une façon si intense et chronométrée à la perfection avec mes intentions que je me sentais comme un dieu. Elle a soufflé dans mon cou comme une flamme et j’ai connu quelque chose de nouveau et d’irrationnel. J’étais amoureux d’elle. Elle venait de souder sa vie à la mienne. Je ne m’étais pas gelé et elle m’avait amené bien au-delà de ce que j’avais connu avec toutes les autres. Je suis alors devenu jaloux et possessif. Elle était à moi. Rien qu’à moi.
Et le GN. Son père m’avait rendu débile, avec son scénario sorti tout droit d’un monde de dingues. J’avais l’impression d’être complètement stone sans l’être pour vrai. Et Arielle avec Victoria… Je ne le leur dirai jamais, mais je les aurais prises toutes les deux.
« Tu n’as aucune idée, Arielle ! J’avais enfin l’impression que, pour une fois, nous étions du même monde tordu. Et la dernière fois qu’on a couché ensemble, Arielle, j’ai fait un pacte. J’ai vendu mon âme. Mais, sans t’en rendre compte, c’est toi qui l’as achetée. Tu réalises ce que je te dis ? Je t’appartiens corps et âme. Je trouvais ça ridicule, jusqu’à maintenant. »
J’ai l’impression que l’amour me rend stupide.

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