Côte-Blanche , livre ebook

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Dévastée par sa dernière confrontation avec William, Lauriane est prête à tout pour éclaircir le terrible malentendu qui fait rage entre eux. C’est donc sans l’ombre d’une hésitation qu’elle prend la route vers le chantier. Mais elle ne tardera pas à comprendre que sa détermination devra être sans faille face au courroux de William… Saura-t-elle trouver la brèche dans sa défensive et édifier un pont lui permettant de franchir le fossé qui les divise? Si son séjour au chantier s’annonce houleux, son retour à Côte-Blanche sera sous le signe de l’inattendu. Norah, convaincue que l’entité qui erre au manoir a un message à délivrer, fait une surprenante proposition à Lauriane. Qui est donc cette âme visiblement tourmentée et pourquoi demeure-t-elle rattachée à ce monde? Voilà ce qu’elles tenteront de découvrir. Une quête qui n’ira toutefois pas sans conséquences, apportant son lot de frissons, d’angoisse et de tumulte entre les murs de cette demeure, où une volonté d’outre-tombe semble s’opposer farouchement à ce que l’on en déterre les secrets. Quel sort attend les nouveaux occupants du manoir? Et surtout, quel est le
véritable dessein de cette entité qui y habite?
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Publié par

Date de parution

22 janvier 2015

Nombre de lectures

37

EAN13

9782897522704

Langue

Français

Copyright © 2014 Marie-Claude Charland
Copyright © 2014 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Révision linguistique : Isabelle Veillette
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89752-268-1
ISBN PDF numérique 978-2-89752-269-8
ISBN ePub 978-2-89752-270-4
Première impression : 2014
Dépôt légal : 2014
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Charland, Marie-Claude, 1978-

Côte-Blanche
L’ouvrage complet comprendra 4 volumes.
Sommaire : 3. Empreintes du passé.
ISBN 978-2-89752-268-1 (vol. 3)
I. Charland, Marie-Claude, 1978- . Empreintes du passé. II. Titre. III.
Titre : Empreintes du passé.

PS8605.H368C67 2013 C843’.6 C2013-941886-5
PS9605.H368C67 2013
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
Remerciements
Mes plus sincères remerciements à ma tendre moitié, grâce à qui j’ai pu consacrer du temps à ce roman ; à ma sœur de cœur, Johanne, pour ton éternel soutien et ta grande confiance en cette histoire ; à ma chère Diane, pour ton œil affûté et ton jugement toujours aussi impartial ; à ma très chère amie Jocelyne, pour ta franchise, ta disponibilité et tes commentaires si précieux qui m’ont permis de chausser des lunettes de lectrice pour regarder mon texte ; à Diane L. et « Moe », pour votre efficacité à combler mes lacunes en anglais ; et enfin, merci à tous mes lecteurs pour vos messages qui me vont droit au cœur chaque fois et qui me poussent à me dépasser mot après mot…
MCC
Il apparaît impossible que la folie puisse se répandre tel un virus contagieux. Mais, pour ma part, je suis loin d’en être convaincu…
W illiam Fedmore
1
Une mission… possible ?
L a cape d’un blanc scintillant qui habillait les résineux tranchait sur le vert sombre de leur parure d’aiguilles. Mouillée et pesante, la neige tombée la veille avait fait courber l’échine de quelques arbres, comme pour les inviter à exécuter une révérence devant sa beauté glacée. Certains formaient des arches au-dessus de la route où cheminaient le traîneau et ses deux occupants. Certains autres, descendant visiblement trop bas, avaient été coupés et gisaient sur le sol dans un effluve de résine. L’opération devait avoir été effectuée par William et ses bûcherons lors de leur récent passage, présuma Lauriane en passant sa mitaine au coin de ses yeux, que la bise faisait larmoyer. Le redoux de la veille avait été de courte durée, chassé par le retour d’une masse d’air arctique digne d’un mois de janvier québécois.
Mais, si mordant que pût être le froid, il n’émoussait en rien la farouche détermination qui habitait la jeune femme, et ce, depuis la seconde même où elle avait décidé d’aller rejoindre son mari au camp de bûcherons. Pour elle et son honneur écorché, aucune autre option n’était envisageable. Elle ne pouvait pas laisser William croire des abominations sur son compte et elle l’aurait suivi jusqu’au bout du monde pour le détromper si cela avait été nécessaire.
Sous ses épaisses couches de vêtements et de fourrures, sa peau fut soudain parcourue d’un long frisson. Dire qu’il croyait qu’elle avait tout orchestré pour tomber enceinte et se faire passer la bague au doigt ! Cela indignait Lauriane au plus haut point et elle se sentait tanguer au bord du malaise rien qu’à y penser. Elle se revoyait avec lui, dans cette chambre luxueuse choisie au hasard après qu’il l’eut si cavalièrement mise à la porte de la sienne. L’expression de son regard, quand il lui avait révélé être au courant pour l’aphrodisiaque dans le thé, accablait encore la jeune femme des heures après. Si cuisante de haine, si lourdement chargée de mépris…
Et que dire de sa propre détresse, de l’impuissance qu’elle avait ressentie du fait de ne pouvoir conjurer les foudres qui s’abattaient sur elle ? William était parti pour le chantier en l’abandonnant à sa dévastation. Or, en voyant Neil atteler le traîneau en vue d’aller chercher au village des marchandises destinées aux bûcherons, Lauriane n’avait pu résister à cette occasion inespérée de plaider sa cause auprès de son mari. Ainsi avait-elle demandé à l’employé de l’amener, et il avait eu la très grande amabilité d’accepter.
Aussitôt, elle s’était empressée de rentrer au manoir pour préparer ses bagages. Elle avait commencé par faire déverrouiller la porte de la chambre de William par Bruce. Ce dernier ne devait avoir reçu qu’un minimum d’informations, voire aucune, sur cette incongrue situation et son igno rance s’était reflétée dans sa façon d’être, empreinte d’une certaine gêne que la jeune femme partageait aisément. Un mari qui interdisait à sa femme l’accès à la chambre conjugale, sauf sous la supervision d’un domestique… Bruce devait beaucoup s’interroger, bien qu’il n’en ait rien montré.
Refusant toute assistance, Lauriane avait posé sur le lit un sac de voyage, de même que la vieille valise en cuir de sa mère, et y avait mis tout le nécessaire pour son séjour au chantier. Dans l’autre chambre, elle avait sélectionné le reste des vêtements à emporter. Son déménagement dans de nouveaux appartements attendrait à son retour. D’ici là, elle avait demandé à ce que l’on ne touche à rien.
Ses bagages bouclés, elle n’avait eu plus qu’une dernière chose à faire : prévenir Norah de son départ. Elle avait trouvé la vieille dame dans la salle à manger, en train de prendre son petit déjeuner.
L’éclatante lumière du matin traversait les fenêtres habillées de velours fleurdelisé, baignant généreusement la pièce où flottait la bonne odeur du bacon, des œufs brouillés et du beurre fondu. Assise à la grande table en acajou nappée de dentelle, Norah tourna un visage souriant vers la jeune femme qui faisait son entrée.
— Bonjour, mon enfant ! Je ne croyais pas que vous vous joindriez à moi ; je vais demander à ce que l’on vous dresse un couvert.
— Non, ce n’est pas la peine, j’ai déjà mangé, l’informa Lauriane en lui rendant son sourire.
— My Lord ! Toujours aussi matinale ! Mais j’ai l’impression qu’aujourd’hui, vous auriez dû faire l’effort de prolonger votre nuit, vous me paraissez épuisée.
Un sillon creusé entre ses sourcils chenus, Norah scrutait son visage aux traits altérés par la fatigue et la contrariété. La jeune femme se tira une chaise et s’y laissa choir.
— Je n’ai pas bien dormi, confessa-t-elle avec lassitude. Il s’est passé quelque chose hier soir qui m’a mise tout à l’envers…
Elle crut voir les épaules de la vieille dame s’affaisser. Hochant la tête, Norah posa dans son assiette le scone au fromage qu’elle tenait, comme s’il ne lui faisait tout à coup plus envie, et endossa un air navré.
— Je vous avouerai que je m’en doutais. Des domestiques ont cru vous entendre vous disputer, William et vous. C’est de cela qu’il s’agit ?

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