Côte-Blanche , livre ebook

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Alors qu’elle fait ses débuts comme demoiselle de compagnie de Norah Fedmore, Lauriane tente de reprendre une vie normale suite aux événements qui ont
bouleversé son existence. Mais il y a encore de l’orage dans l’air… Un malheureux concours de circonstances la place au centre d’une tourmente où
trahisons, vengeance et désillusions font rage. Des mains se tendront alors vers elle, mais saura-t-elle les saisir? et à quel prix? Car la paix de l’âme exige parfois de douloureux sacrifices… À travers la tempête, deux ombres se dressent : Côte-Blanche et son énigmatique propriétaire. Si ce dernier semble voué à troubler Lauriane de toutes les façons, de surprenantes découvertes pourraient bien mettre en lumière quelques recoins obscurs de sa mystérieuse demeure. La jeune femme finira-t-elle par savoir ce qui a poussé les Fedmore à abandonner Côte-Blanche trente ans plus tôt?
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Publié par

Date de parution

27 septembre 2013

Nombre de lectures

46

EAN13

9782897333591

Langue

Français

Copyright © 2013 Marie-Claude Charland
Copyright © 2013 Éditions AdA Inc.
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

Éditeur : François Doucet
Révision linguistique : Isabelle Veillette
Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis
Conception de la couverture : Matthieu Fortin
Photo de la couverture : © Thinkstock
Mise en pages : Sébastien Michaud
ISBN papier 978-2-89733-357-7
ISBN PDF numérique 978-2-89733-358-4
ISBN ePub 978-2-89733-359-1
Première impression : 2013
Dépôt légal : 2013
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque Nationale du Canada

Éditions AdA Inc.
1385, boul. Lionel-Boulet
Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7
Téléphone : 450-929-0296
Télécopieur : 450-929-0220
www.ada-inc.com
info@ada-inc.com

Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion
Z.I. des Bogues
31750 Escalquens — France
Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

Imprimé au Canada



Participation de la SODEC.
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

Charland, Marie-Claude, 1978-

Côte-Blanche
L’ouvrage complet comprendra 4 volumes.
Sommaire : t. 1. L’étranger d’outre-mer -- t. 2. Déroute.
ISBN 978-2-89733-354-6 (vol. 1)
ISBN 978-2-89733-357-7 (vol. 2)
I. Charland, Marie-Claude, 1978- . Étranger d’outre-mer. II. Charland, Marie-Claude, 1978- . Déroute. III. Titre. IV. Titre : L’étranger d’outre-mer. V. Titre : Déroute.

PS8605.H368C67 2013 C843’.6 C2013-941886-5
PS9605.H368C67 2013
Conversion au format ePub par: www.laburbain.com
Cela peut sembler cruel que d’utiliser l’affection que nous porte une personne afin de la contraindre à se plier à notre volonté. Pourtant, je n’ai pas le moindre regret d’avoir fait preuve d’une telle cruauté…
Norah Fedmore
1
Exploration inusitée
L a particularité du mois de septembre était sans aucun doute cette tendance des températures à varier en dents de scie, oscillant aisément entre un froid de loup et une chaleur étouffante en l’espace d’une journée. Aussi n’y avait-il rien d’étonnant à ce que le soleil plombe comme un jour de juillet en ce bel après-midi où Lauriane cheminait vers Côte-Blanche afin d’y faire ses débuts en tant que demoiselle de compagnie. Sa robe de cotonnade noire semblait attirer davantage sur elle les rayons dont son corps accueillait volontiers la tiédeur. Ce n’était désormais plus qu’une question de temps avant que la venue de l’automne leur fasse perdre de l’intensité.
À l’embouchure du chemin menant au portail, la jeune femme maintint néanmoins le cap sur le 2 e Rang. Sa tante lui avait demandé de passer chez elle avant de se rendre au manoir, Lauriane s’était ainsi ménagé un peu d’avance. Elle trouva Adéline sur le point de partir à destination de Saint-Boniface. Il y avait là-bas quelques inconditionnels de ses remèdes et elle y faisait régulièrement une tournée pour les réapprovisionner.
La rencontre fut donc brève, mais des plus heureuses, Adéline en profitant pour lui annoncer que le traitement administré à la femme du cocher de William fonctionnait. Non seulement Diana se rétablissait, mais ses chances de survie étaient maintenant assurées. La nouvelle soulagea profondément Lauriane tout en l’emplissant d’une fierté incommensurable à l’égard de sa tante. Cette dernière ne semblait pas moins satisfaite de l’efficacité de ses soins et se disait ravie d’avoir débusqué la source des bactéries qui avait rendu Diana tellement malade. Il s’agissait bel et bien de la terre contaminée du jardin de madame Beaufort et en investiguant, on avait pu apprendre que d’autres personnes avaient souffert quelques malaises, sans gravité heureusement.
Adéline renvoya la jeune femme à peine après lui avoir déposé dans la main une fiole contenant un liquide ambré, avec la directive d’en verser environ une cuillère à thé dans tout breuvage, une fois par jour. Un produit naturel ayant des vertus apaisantes et qui chasserait son humeur mélancolique. Cela l’aiderait également à mieux dormir.
Au manoir, ce fut une Norah radieuse qui accueillit Lauriane dans son boudoir. La bonne nouvelle concernant Diana s’était répandue comme une traînée de poudre sur le domaine. Tout le monde se réjouissait de sa guérison, en plus d’être reconnaissant envers Adéline pour la qualité de ses soins, de même qu’envers sa nièce pour avoir fait appel à elle. Lauriane songeait surtout aux enfants. Ils devaient rayonner de bonheur à l’heure actuelle.
— Votre tante nous a tous beaucoup impressionnés, commenta la vieille dame avec entrain. Nous étions si inquiets ! Elle a ni plus ni moins sauvé la vie de cette pauvre Diana. Il n’y a que trop d’incapables en ce monde. On manque de gens au génie d’Adéline et c’est fort regrettable.
— Trop peu se rangent à cet avis, malheureusement.
— Voilà qui est dommage. L’étroitesse d’esprit qui caractérise certaines personnes est navrante. Enfin, que voulez-vous ? Les idées changeront peut-être avec le nouveau siècle qui vient.
— Oui, espérons-le.
Il y eut un instant de silence au cours duquel Lauriane se vit devenir l’objet de l’attention soutenue des yeux noirs qui lui faisaient face. Elle peinait à mettre de la vie dans sa voix et Norah avait dû le remarquer. La peau entre ses sourcils vibra, puis sa tête neigeuse finit par pivoter de gauche à droite. Elle quitta son siège pour rejoindre Lauriane, qui occupait une petite causeuse, et enveloppa sa main de la sienne, blanche et fripée.
— Vous ne devriez pas être ici, mon enfant, déclara-t-elle, pleine de compassion. Votre chagrin se lit sur votre visage ; votre voix le porte et vos yeux le crient. C’est de la présence de vos proches dont vous avez besoin en de pareilles circonstances, non de la vieille bavarde que je suis.
Mais la jeune femme la détrompa aussitôt :
— Seriez-vous rassurée si je vous promettais qu’au contraire, être ici avec vous me fait du bien ? Le… l’air de la ferme est irrespirable tellement il est lourd de souvenirs, et ma famille se tait. Je commence à penser qu’elle n’est plus nécessairement la meilleure source où puiser du réconfort. Notre douleur nous isole les uns des autres au lieu de nous réunir comme au début. J’en suis au point de me demander qui est le moins bien placé pour venir au secours d’un malade sinon celui qui est atteint du même mal.
La vieille dame exerça une pression sur sa main, marque d’affection qui mit à l’épreuve la volonté de Lauriane à maintenir un équilibre émotionnel précaire.
— Vous faites montre d’un remarquable courage, observa Norah, sa voix légèrement voilée. Permettez-moi de vous exprimer toute mon admiration à vous voir tenir toujours droite après ce que vous avez traversé. J’imagine combien ce doit être horrible pour vous tous à vivre. Sachez que je suis là, à vos côtés, et que je marcherai dans le sillon de vos pas afin de vous soutenir lorsque besoin surviendra. Vous avez toute mon affection et mon amitié, mon enfant. N’hésitez donc pas à vous tourner vers moi, peu importe l’heure et le moment. J’insiste.
— Merci… Merci beaucoup, Norah…
La jeune femme ponctua sa phrase d’un sourire ténu, mais pas moins sincère, manifestant sa gratitude à cette dame au cœur d’or. De la savoir derrière elle était rassurant, car par moments, elle se sentait chanceler. À l’ombre de Thomas s’amarrait maintenant celle de Philippe, qui avait choisi d’abréger son cheminement terrestre. Comme tout le village, Lauriane était encore sous le choc de cette tragique nouvelle. Pourquoi le pont couvert ? Personne n’en saurait jamais rien. Aucun mot d’adieu n’avait été retrouvé. De plus,

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