Femme qui pleure au soir, femmes qui pleurent à l'aube! , livre ebook

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Quelque part en Afrique, deux orphelins se rencontrent. Kenga, adopté par un couple de colons, et Ndaye, élevée par des religieuses. Quand ils se découvrent, ce sont deux histoires de la colonisation qui s’affrontent. Kenga est plein de confiance et de respect pour les colons alors que sa femme reste méfiante et réservée. Peu de temps après le mariage et la naissance de leur fils, les tensions entre Blancs et Noirs volent en éclats… Comment survivre et sauver leur enfant dans un pays rongé par la guerre civile? Les deux jeunes gens n’emprunteront pas la même voie… L’auteur nous livre ici l’histoire douloureuse de la colonisation en Afrique. Véritable hommage à ce continent, il nous montre avec lucidité les tiraillements et les contradictions des colons comme des colonisés… Une fois encore, la petite histoire a rendez-vous avec la grande.
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Nombre de lectures

18

EAN13

9782748366044

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Femme qui pleure au soir, Femmes qui pleurent à l’aube !
Valentin Diba Kemena Muzembe Femme qui pleure au soir, Femmes qui pleurent à l’aube ! Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS-France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0114733.000.R.P.2010.030.40000 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2011
I La guerre fit son malheur Il était neuf heures, quand Kenga consulta sa montre. Il considéra tendrement sa jeune femme, qui était étendue dans un divan, en face de lui. Elle dormait encore. — Elle mérite bien ce repos, se dit-il. Il n’avait pas encore oublié la pénible nuit qu’il venait de passer, durant laquelle Ndaye son épouse avait éprouvé d’atroces douleurs. Elle avait pleuré, et lui n’avait pas pu fermer l’œil ! C’est pourquoi, ce matin-là, le sommeil appesantissait sa tête et le mettait vaguement mal à l’aise. Il avait tenté depuis de longues minutes d’aller chauffer du thé dans la cuisine, mais ne se levait pas immédiatement. Il était fatigué. Il s’affaissa dans un fauteuil et s’assoupit. La jeune femme était à sa première grossesse. Elle ne savait que trop peu de chose sur cet état. Sa vigueur apparente n’empêchait pas la souffrance prénatale d’être vive. Elle avait donc subitement maigri. Son visage avait dû perdre de son éclat habituel. Son mari observait avec amertume ce brusque changement ! Il commença à maudire la grossesse, malgré lui : elle avait flétri sa femme. Il se dit qu’il pouvait recourir au meilleur médecin de la petite ville coloniale au prix de sa modeste fortune pour obtenir une prompte guérison de sa bien-aimée, si la grossesse avait été une maladie.
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Mais elle n’en était pas une. Bien au contraire, elle allait faire de sa femme une mère, et de lui-même un père : quelle belle perspective ! Donc, la maternité, il l’avait désirée. Ndaye l’avait aussi appelée de tous ses vœux. Elle viendrait parfaire leur bonheur, elle assoirait leur union et ouvrirait de nouvelles perspectives d’un bonheur encore plus intense. Par conséquent, Kenga n’avait rien à tenter contre la grossesse de Ndaye, sa femme. En revanche, il ne pouvait que s’efforcer de trouver, à travers la peine momentanée de sa chérie, la joie d’un jeune couple qui s’épanouissait. Il se souvint d’ailleurs de ce que celle-ci lui disait dans la spontanéité d’une jeune fille que l’on venait de prendre en mariage. Elle lui répétait : — J’avais toujours souhaité que mon mari ne ressemblât pas à ces hommes qui aspirent au bonheur en voulant ignorer les difficultés du parcours de la vie. Il me démoraliserait chaque jour ! Moi, j’ai du cœur. J’ai enduré plus qu’aucune autre fille de mon âge les rudesses de l’existence. Je ne m’émeus plus devant n’importe quelle circonstance éprouvante. Le souvenir de ces mots sincères et touchants éveilla l’esprit du jeune homme. Kenga se tira de la somnolence et alla vers sa courageuse femme pour y trouver du réconfort : au fond, lui, il avait peur. Il ne savait pas comment la situation allait se dénouer, et comment il devait s’y prendre. Bien qu’il ait désiré cacher sa peur, il n’eut pas, cependant, assez de personnalité pour continuer à se taire. Il s’ouvrit à sa compagne : — Je me sens tout désemparé ce soir, avoua-t-il. Je me sens surpris : tu souffres. Pourtant, sans jamais réfléchir, je
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