Des ténèbres à la lumière - Tome 2 , livre ebook

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Le bonheur éternel, moi, j'y ai cru. Je l'ai effleuré avant de le voir s'échapper, alors là encore, je me suis obstiné. J'ai fermé les yeux et j'ai continué de rêver. Rêver de la beauté d'un monde uni, guéri ; rêver de la bonté de nos âmes meurtries et puis, fatalement, j'ai ouvert les yeux : que vaut la vie quand elle n'est bercée que par de vulgaires désillusions ? Rien. Que vaut-elle quand elle nous arrache amour, repères et piliers sans jamais se retourner, ne serait-ce qu'un seul instant ? Absolument rien.

Mirage, mirage, maudit mirage, pourquoi es-tu venu pourrir mes songes ?...

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Publié par

Date de parution

21 février 2019

Nombre de lectures

3

EAN13

9782414310050

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
194 avenue du Président Wilson – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-31006-7

© Edilivre, 2019
Prologue Rêves
Un jour, ma mère m’a dit que les rêves n’avaient lieu que la nuit parce qu’ils étaient irréalisables et qu’ils n’avaient pas la force de se confronter à la lumière du jour. Elle m’avait dit ça dans le blanc des yeux alors que je n’étais qu’un gosse et malgré mon innocence, je me souviens lui avoir hurlé qu’elle se trompait ; aujourd’hui mon cri résonne encore. Les rêves qui viennent soudainement, au moment où on s’y attend le moins, se dessiner dans l’obscurité de notre sommeil ont la capacité de se réaliser. Ils savent quitter le monde des songes pour celui de la réalité. Tantôt, c’est terrifiant mais quand on y regarde de plus près, avec du recul, c’est apaisant. Apaisant parce que dans le fond, pour ceux qui comme moi, sont condamnés à passer un bout de leur vie dans les ténèbres, ces rêves sont en réalité la corde à laquelle ils s’accrochent corps et âmes, c’est en quelque sorte leur seul espoir. C’est ce que j’ai longtemps fait.
J’ai osé bâtir des rêves même quand mon sommeil n’était rythmé que par de violents cauchemars, j’ai osé me projeter même quand je baignais dans la plus sombre des tristesses, en fait, j’essayais juste de me donner une réelle raison pour exister, respirer et m’en sortir. Oser croire en l’avenir au fin fond des abysses c’est de la folie pure, certes, mais dans cette folie réside un grain de réalisme, une once de maturité et de sincérité qui petit à petit, trace le chemin jusqu’à la lumière.
Aujourd’hui, j’observe de loin ces différents rêves se réaliser et prendre chaque jour une toute autre ampleur. Je prends plaisir à être spectateur, je ne suis plus cette victime sur qui le sort a choisi de s’acharner, je ne suis plus ce gosse abîmé et écorché par le manque des siens, je suis Kamil. Kamil qui, malgré son vécu s’en sort aujourd’hui avec le sourire. En vrai, j’ignore si cet apaisement n’est qu’éphémère mais j’ai besoin de le savourer, j’ai besoin de panser ces plaies profondes qui ont longtemps saigné faisant de mon cœur un vulgaire champ de ruines.
Posé à la fenêtre, je me remémore ces années passées et malgré moi, je replonge dans ces ténèbres qui m’avaient accueilli pour faire de moi ce rat que j’ai longtemps été. Paradoxalement, un sourire se dessine sur mes lèvres. C’est au fin fond des abîmes que j’ai tout appris, c’est là que je me suis fait seul. Souvent, il n’y a que dans les coups durs que l’on tire des leçons et Dieu seul sait à quel point j’en ressors forgé. J’arrive à avouer plus facilement que ma déchéance, je l’ai en partie provoquée. Avec du recul, j’ouvre les yeux sur l’autodestruction dans laquelle je me suis laissé aller et puis, je me demande pardon. Pardon, parce que la douleur que je me suis infligée pendant tant d’années a eu le temps de laisser en moi des séquelles incurables. Pardon, parce que j’ai accepté la mort de mon âme pour ces plaisirs éphémères que me procuraient ces combats. Pardon, parce que j’ai laissé mon cœur à l’agonie, supplier mon corps de tenir, je l’ai entendu lui murmurer, du peu de force qu’il lui restait de ne pas flancher. Je l’entendais plaider pour moi pendant que moi, je me contentais de l’endurcir sans savoir qu’un jour, il allait finir briser, en mille morceaux. Et enfin, je demande pardon à toutes ces âmes qui erraient autour de moi, se souciant profondément du garçon déchiré et chagriné que j’étais. Sachez que dans notre dégradation, on entraine forcément quelqu’un. La solitude n’est qu’un sentiment ignoble ; rien de plus, rien de moins. Elle creuse en nous un fossé tellement obscur qu’on en devient aveugle, voilà tout.
Mon histoire est loin d’être la plus exemplaire pourtant, comme toutes histoires, elle porte une leçon sur le dos. Mon histoire est sombre, triste et peut-être même qu’elle susciterait le dégoût de certains mais qu’importe ; c’est la mienne et elle est inchangeable. Je n’ai pas eu de parcours scolaire brillant, je n’ai pas intégré les meilleures écoles mais je jure que tout ça n’est que foutaise. L’école nous donnera un classement dans la société mais elle ne fera jamais de nous quelqu’un de bon ou quelqu’un de mauvais. Oui, j’ai trimé, oui la rue, j’y ai goûté mais détrompez-vous, mon cœur, longtemps blessé par ce passé, reste aujourd’hui intact, garant des plus belles valeurs que l’on puisse inculquer.
Finalement, que l’on se forge seul ou pas, l’essentiel est de puiser dans les bonnes sources. Mon histoire n’est autre qu’un message d’espoir pour ceux qui se privent de rêver, pour ceux qui se privent d’exister ; pour ceux qui se privent de vivre. Ne soyez pas réticents, ne soyez pas hésitants et surtout n’oubliez jamais que vous sortirez inévitablement de l’ombre, un jour ou l’autre. Rêvez et osez croire en vos plus beaux rêves parce que quand on y regarde de plus près, rien n’est impossible même l’idée de voir un jour, un de nos plus grands rêves se réaliser sous nos yeux…
1 Rose rouge
25 juin 2014. Aujourd’hui, ça fait trois ans que j’ai goûté au doux parfum, parfois amer de l’amour. J’ai Mira en face de moi et derrière moi, une avalanche de souvenirs les uns plus fous que les autres. J’ai l’impression d’avoir tout traversé avec elle et en même temps, j’ai l’impression que chaque jour qui passe renouvelle à sa manière notre histoire. Tantôt notre couple bat de l’aile, tantôt, il se crashe violemment mais l’essentiel, c’est qu’on arrive toujours à le relever pour lui donner un nouveau souffle. Elle comme moi, on n’arrive pas à voir une fin à cet amour grandissant tant nos projets s’occupent de l’animer. Malgré le temps passé, j’ai toujours devant moi cette fille qui arrive à trouver une solution à tout et toujours de manière subtile. J’ai devant moi la maturité incarnée et Dieu seul sait à quel point s’entourer d’une telle personne est apaisant pour moi, pour mon cœur et mon esprit. Vivre dans la déchéance totale m’a appris à savourer chaque seconde de détente qui s’offrait à moi, alors je le fais en suppliant Dieu secrètement de faire perdurer mon bonheur, je le fais en lui demandant du fin fond de mon âme de ne plus subir cette souffrance qui à elle seule, avait réussi à éteindre toutes les lumières qui pouvaient émaner du garçon meurtri que j’étais.
Au pied de notre arbre, je m’apprête à lui souhaiter son dix-neuvième anniversaire. Elle joue timidement avec ses belles boucles en fixant l’horizon ; j’en profite pour lui tendre un bouquet de fleurs :
– Joyeux anniversaire princesse.
Elle le prend, sourit et se met à le sentir.
– Oh ! Merci mon Kamil ! Elles sont trop belles !
En guise de réponse, je me contente de la tirer dans mes bras. On se retrouve à parler d’avenir et très vite, malgré moi, je me perds dans mes pensées. À travers ses mimiques, Mira n’a jamais cessé de me montrer qu’elle rêvait d’un avenir commun. Moi, j’y pense aussi mais j’ai d’abord besoin d’une situation stable. À l’avenir je veux des enfants, beaucoup d’enfants ; je veux assurer leurs arrières, je veux les voir grandir et évoluer, je veux qu’ils nous rendent fiers leur mère et moi, en fait, je veux ce que je n’ai pas eu et ça, c’est malgré moi. Quand on nous prive d’une chose plus ou moins vitale, on la recherche avec hargne et détermination, on en fait un objectif juste pour échapper à cette frustration d’antan. J’ai besoin de ressentir et de transmettre un amour paternel hors du commun parce que je jure qu’il n’y a pas plus fébrile qu’une âme infantile bousillée par une absence paternelle ou maternelle, je le jure et je mets au défi quiconque qui saura me contredire. Je lève les yeux au ciel et soupire ; jusqu’à quand ce passé va-t-il me parasiter ?…
– Kamil ! Je te parle !
– Euh… Ouais ?
– À quoi tu penses encore ?!
– À rien Mimi, à rien.
Je souris ; elle fronce les sourcils. Pour esquiver son regard, je me lève en la tirant. On se dirige vers son bâtiment et comme à son habitude une fois arrivée, elle me fait un coucou furtif et s’en va. Rien n’a changé : ni nos codes, ni notre amour platonique.
À la maison, personne n’est encore là. Je monte me doucher et retrouve mon lit : les réveils à 6h du mat’, il va falloir que je m’y habitue !
Des caresses viennent interrompre mon sommeil. J’ouvre les yeux difficilement et il est là, le visage lumineux et le regard pétillant. Cette fois, ce n’est pas un rêve. Ma réalité se cogne violemment à mon passé, à ce passé où ses apparitions n’étaient que furtives et surtout, à ce passé où ses traits, ces contacts, ces regards n’étaient qu’illusions. Ses yeux me redessinent et dedans, j’y lis encore du regret. Malgré nos retrouvailles, l’amertume s’est faite une place dans son cœur et à ses heures perdues, c’est elle qui prend le dessus sur lui. Un jour, je l’ai vu assis, le regard dans le vide et le visage fermé. Quand je me suis délicatement approchée de lui pour lui demander la cause de ses tracas, il m’a simplement répondu «  Les regrets mon fils, les regrets.  » et ça m’a suffi. À travers ces quelques mots, j’ai compris.
– Bien dormi mon fils ?
Je me contente de lui sourire et de lui faire un signe de tête en m’étirant.
– Viens manger, ta mère nous a fait un bon plat.
Je me redresse et l’heure affiche déjà 20h36 ; j’ai beaucoup dormi. Avant de descendre je regarde mon téléphone qui affiche quelques messages. Je n’y prête pas attention et descends.
– Wesh Kamil ! Ta tête frère ! Respecte les yeux des gens !
– Vas-y Kaïs, ferme-la !
Kaïs était toujours le même. Son passé, il a su le terrer en lui contrairement à notre père ou moi. J’ai encore besoin de comparer chaque seconde réelle avec ce que j’ai vécu alors que lui, non. Son passé était cette bouteille jeté

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