Crépuscule et aurore , livre ebook

icon

200

pages

icon

Français

icon

Ebooks

2018

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
icon

200

pages

icon

Français

icon

Ebook

2018

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

« Johan recula vivement sa chaise avec un geste de refus. —?Denis, tu dois donner ça à l'inspecteur Deldime ou encore à Dister, ils demanderont une analyse ADN ou un autre test scientifique. Il y a peut-être des cheveux du tueur sur ce tissu ! —?Non, je ne pense pas, enfin, c'est trop tard. Mais regardez plutôt ce qu'il y a dans la poche ! Fouillant d'un geste prudent la poche, Johan en ressortit des papiers jaunis. Il lut : — “Intra absconditum gemellum memoriam recipies. Radices numquam moriuntur.” Le reste du texte est illisible, ah si : “Heng... Ogsag...”, illisible... “milite...”, illisible. Et une série de cercles concentriques. Non, deux cercles concentriques avec une espèce de ligne de raccord, bizarre tout ça, vraiment étrange..., fit Johan. » Mais qui peut bien en vouloir à un analyste financier dépressif et au chômage ? Seul depuis que sa femme l'a quitté, Johan tourne en rond dans sa maison dans la banlieue de Liège. Des événements étranges et des lettres de menace vont finir par lui apprendre qu'il vit au-dessus d'un ancien cimetière. Ce n'est que le début d'une aventure qui va bouleverser sa vie à jamais... Du pays wallon à Stonehenge, de l'ordre des druides aux conspirations nazies, Robert Lévêque entremêle suspense et grande histoire dans un thriller ésotérique aux rebondissements captivants.

Voir Alternate Text

Date de parution

14 juin 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782342161809

Langue

Français

Crépuscule et aurore
Robert Lévêque
Société des écrivains

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.


Société des écrivains
175, boulevard Anatole France
Bâtiment A, 1er étage
93200 Saint-Denis
Tél. : +33 (0)1 84 74 10 24
Crépuscule et aurore

Toutes les recherches ont été entreprises afin d’identifier les ayants droit. Les erreurs ou omissions éventuelles signalées à l’éditeur seront rectifiées lors des prochaines éditions.
 
 
 
 
 
 
Merci à mon frère, André, pour la relecture, les corrections et suggestions.
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
Avertissement : le récit en question est une pure fiction, tant en ce qui concerne le nom du village principal où se déroule l’action qu’au niveau des personnages. Toute ressemblance avec une personne vivante ou décédée est purement fortuite et n’engage nullement la responsabilité de l’auteur de ce récit. Les différentes sociétés dont je parle ont existé ou existent toujours mais ce que j’ai écrit ici à leur sujet peut être incomplet ou imprécis.
Chapitre I. Le chant du départ
Un bruit à la fenêtre fit sursauter Johan, il releva ses paupières, ses yeux d’enfant de neuf ans distinguèrent l’heure sur le réveille-matin égayé d’une allure de tortue verte : trois heures. L’enfant se redressa et s’assit dans son lit.
— Hum, là, j’ai vraiment trop soif, je vais me prendre un verre d’eau, fit-il pour lui-même.
Il se leva pour se rendre à la salle de bains toute proche. En quittant cette pièce, il croisa son père, Robert, dans le hall de nuit. Le cheveu roux en bataille, jovial et de stature assez imposante, cet architecte inspirait immédiatement la confiance.
—  ’Pa, tu as l’air bien stressé aujourd’hui, ça va ?
Robert ne pipa mot et réfléchit un moment.
— Allez, ’pa, que se passe-t-il ?
Robert se pencha vers son fils et lui chuchota sur le ton de la confidence :
— Hum, ici, nous sommes entre hommes… Sais-tu garder un secret ?
— Bien sûr, croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.
— Alors voilà, donc c’est juré et promis, tu n’en parles à personne, même pas à Maman ?
— Non, juré, promis ! fit énergiquement Johan
— Chuuuut, tu vas réveiller Maman. Justement il ne faut pas, fit Robert dans un demi-sourire. Eh bien voilà, j’attends quelque chose, je vais recevoir une nouvelle d’ici peu et celle-ci revêt beaucoup d’importance à mes yeux.
— Et à propos de quoi, Papa ?
— Ah, tu verras, fais-moi confiance. Ce sera vraiment une bonne chose pour toute la famille !
— Que la nouvelle vienne vite alors ! Allez, je retourne au lit.
Robert sourit en regardant son fils unique regagner sa chambre.
7 h 50. Robert Génin se leva en grommelant, prit une douche rapide, passa un coup de peigne dans ses cheveux rebelles pour descendre ensuite l’escalier de la maison.
Le courrier du jour relevé dans la boîte aux lettres de sa porte d’entrée, Robert se rendit ensuite dans la cuisine pour déjeuner. Il se fit une omelette au jambon tout en entendant au loin ronronner le moteur de la Volkswagen de sa tendre moitié.
Sonia n’avait pas oublié de préparer le café. Son épouse, tout en se rendant à son travail dans une agence immobilière, déposait Johan à l’école communale située à deux kilomètres de leur domicile.
Sonia trouvait dommage que Robert ne déjeune pas avec elle et leur fils aujourd’hui, mais Roro avait marmonné durant une grande partie de la nuit, tout en se tournant et se retournant nerveusement dans leur lit.
« Il semblait vraiment préoccupé, mon grand Roro  », pensa Sonia en changeant de vitesse.
Tout en dégustant son omelette, l’architecte ouvrit fébrilement l’enveloppe jaune glissée entre les journaux. Il faillit s’étrangler de bonheur : un cabinet d’architectes liégeois lui proposait un emploi à durée indéterminée ! L’occasion en or d’en finir avec son emploi d’architecte indépendant qui lui pesait trop : travail trop cyclique, journées parfois très longues, des clients rechignant à payer, etc. Le temps était venu de passer à autre chose et de s’envoler vers les terres liégeoises ! Une nouvelle étape allait commencer dans sa vie !
— Hourra ! s’écria Robert manquant de s’étrangler avec sa bouchée d’omelette. « Il est temps d’établir le bilan des travaux en cours et de revendre ces différents contrats à des collègues », pensa l’architecte avec une soudaine appréhension.
Quelques minutes plus tard, assis dans son bureau, l’architecte composa un numéro, une feuille remplie par quelques notes posée face à lui.
— Allô, Louis, oui c’est moi, Robert, je suis engagé par un cabinet en province de Liège. Dis, cela t’intéresserait de reprendre mes travaux en cours ? Fais-moi une offre, je la comparerai à celle d’autres architectes et je choisirai un heureux élu parmi vous.
— …
— Mais oui, je suis sûr de mon coup, et mes clients ne devraient pas poser de problème. Pas de souci à se faire, alors… D’accord ?
Second coup de fil. BIP. La messagerie vocale d’Édouard Charpentier proposait de laisser un message.
— Allô, Édouard, ici Robert Génin. Voilà, j’ai sur la table une proposition d’emploi qu’on ne refuse pas… Donc, si ça t’intéresse de reprendre mes travaux en cours, propose-moi une somme et on s’arrange, tiens-moi au courant dans un sens ou dans un autre. Je t’envoie un fax avec un récapitulatif dans dix minutes.
Robert répéta le même appel auprès de trois autres architectes.
— Voilà une bonne chose de faite mais le plus dur est à venir, marmonna Robert tout en s’étirant vers l’arrière. Bon, je vais trier mes dossiers, et remettre de l’ordre sur mon bureau.
 
17 h 02. Sonia revenait du travail, leur fils Johan derrière elle dans le corridor d’entrée.
Robert descendit l’escalier rapidement. Il adressa un large sourire à son épouse et à son fils.
— Sonia, bonne nouvelle, j’ai obtenu satisfaction : l’entreprise Bonivert & Fils m’engage !
— Bonne nouvelle, ça ! Et où travailleras-tu au juste ?
— Leur siège est à Herstal…
— Très bien, et moi, je mets un terme à ma carrière, alors ? Je présume que nous allons devoir déménager car un trajet Beloeil-Herstal tous les jours, ce serait un peu lourd. Je dois faire une croix sur ma carrière pour que ton rêve puisse se réaliser, c’est bien ça ? tonna Sonia d’une voix stridente en levant les bras au ciel.
Robert accusa le coup en baissant la tête.
— Tu sais, c’est un emploi intéressant et bien payé, c’est MA chance, et puis est-il si impossible que ça de trouver un nouvel emploi là-bas ?
— Je vais en parler à ma patronne dès demain, nous verrons, bougonna Sonia. Cela va constituer un changement énorme pour Johan…
La soirée se passa dans une atmosphère d’entre-deux où la joie de meilleures perspectives de vie pour Robert était plombée par le stress du départ et l’incertitude professionnelle pour Sonia.
Chapitre II. Débuts difficiles et inattendus
Dans toute classe et ceci dans chaque école, il y a ceux qui ont une apparence « comme il faut » ou encore ceux qui ont l’art de se valoriser auprès du prof.
Ces derniers pensent par exemple à être dans les premiers à lever l’index quand l’enseignante demande un volontaire pour laver le tableau, ou encore à collectionner les bonnes notes.
Les mauvais élèves sont ceux qui ne cadrent pas avec cette vision idéale des choses, ceci, soit parce que ces derniers font preuve d’esprit rebelle ou de personnalité, soit encore parce qu’ils n’ont pas compris certaines choses…
Dans toute classe digne de ce nom, il y a également un souffre-douleur, véritable bouc émissaire du groupe, cet individu écope en général de toutes les corvées ou vexations. Ces frustrations sont variables dans le type et l’intensité, la pire de toutes étant celle d’être tenu pour responsable de tout ce qui ne va pas quand quelque chose ne va pas : trouve-t-on un jour un néon brisé dans le vestiaire de la salle de gym, le robinet est-il démonté dans les toilettes ? Ce ne peut être – bien entendu – que la maladresse et l’esprit touche-à-tout du souffre-douleur en titre qui ont encore fait des ravages. Jamais ou si peu le professeur de gymnastique ne remettra sérieusement en cause l’opinion d’une vingtaine d’élèves. Ben voyons…
C’est le bouc émissaire qui écopera, c’est normal, classique et habituel. Peu importe ce qu’il a fait ou n’a pas fait, le principe est là tel un syllogisme implacable : une faute ? Il faut donc un responsable et… une punition, on se décharge sur le coupable ou le prétendu tel, ainsi le système poursuivra sa route, imperturbablement, inexorablement.
Qu’un coupable ne soit pas trouvé et c’est à un détraquement dans le fonctionnement du système qu’on assisterait. On veut éviter tout problème alors ON fait ce qu’il faut pour que tout rentre dans l’ordre, ordre qui peut être purement apparent ou artificiel (un faux coupable est châtié et non le vrai) et le système se perpétue…
Dans la classe de 4 e  primaire de l’école communale des Bas-Sarts près de Liège, la Destinée, dans ses desseins parfois tortueux, édicta que ce serait Johan Génin le rejeté, le « bouc ». Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Était-ce dû au déménagement pour raisons professionnelles de ses parents ? Ce changement de domicile entraîna différentes choses : positives comme des fins de mois moins difficiles pour les parents et négatives à savoir une intégration tardive et ratée de Johan dans sa classe. Sa mère, Sonia, avait finalement décroché un emploi dans une filiale de l’agence immobilière où elle travaillait à Genval.
Ce rejet subi par Johan était peut-être renforcé par une certaine surcharge pondérale (qu’il perdit par la suite soit dit en passant) ? Toujours est-il que ce fut lui qui écopa du rôl

Voir Alternate Text
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents
Alternate Text