Histoires merveilleuses des animaux , livre ebook

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Merveilleuses, tendres, drôles ou mélancoliques, les histoires que nous disent les animaux de ce nouveau volume nous emportent jusqu’au détroit de Behring, où le corbeau nous narre son histoire d’amour avec l’oie sauvage, et au Japon, où prennent vie les chats d’encre noire dessinés sur les paravents blancs d’un temple. De passage en Chine, nous faisons connaissance avec le lézard qui offrit une larme de lumière à son amie de toujours. En Sibérie, nous rencontrons le lièvre intrépide qui risqua sa vie pour sauver le soleil ; en Amérique du Nord, le cheval au poil terne qui donna naissance aux plus beaux chevaux du monde ; et, au Mexique, le puma qui gratifia le colibri de son plumage iridescent.
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Nombre de lectures

17

EAN13

9782373809060

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

3 Mo

Merveilleuses, tendres, drôles ou mélancoliques, les histoires que nous disent les animaux de la Caravane des contes nous emportent jusqu’au détroit de Behring, où le corbeau nous narre son histoire d’amour avec l’oie sauvage, et au Japon, où prennent vie les chats d’encre noire dessinés sur les paravents blancs d’un temple. De passage en Chine, nous faisons connaissance avec le lézard qui offrit une larme de lumière à son amie de toujours. En Sibérie, nous rencontrons le lièvre intrépide qui risqua sa vie pour sauver le soleil ; en Amérique du Nord, le cheval au poil terne qui donna naissance aux plus beaux chevaux du monde ; et, au Mexique, le puma qui gratifia le colibri de son plumage iridescent.
14,50
ISBN 978-2-373801-11-8
Marilyn Plénard Histoires merveilleuses des animaux Histoires merveilleuses des animaux Illustrations de Marta Farina
Marilyn Plénard
 Flies France
La caravane des contes
Marilyn Plénard
Histoires merveilleuses des animaux Illustrations de Marta Farina
Flies France
Le Corbeau arcenciel au doux chant
Conte des Indiens Lenni Lenape
I l y a bien longtemps, sur une Terre où il faisait toujours beau, les animaux vivaient en paix. Et, soudain, le froid est apparu. Des pompons blancs tombèrent du ciel en tourbillonnant, couvrant le sol d’un épais manteau. Les animaux, qui ne
connaissaient pas la neige, la contemplaient, émerveillés, jusqu’à ce qu’elle
engloutisse tout, et même certains des leurs. Comme la souris, qui avait
pratiquement disparu – on n’apercevait plus que sa queue dépassant du manteau.
Ou le lièvre. Quand il fut submergé, mis à part la pointe de ses oreilles, les animaux
se réunirent dans une clairière épargnée par le gel pour discuter. La discussion alla bon train. Il fut unanimement décidé qu’un émissaire partirait chez Kishelamakank, le créateur des animaux. Une question demeurait
toutefois en suspens : qui serait cet émissaire, assez brave pour gagner le ciel ?
L’opossum prit la parole :
– Je vote pour la chouette, la plus sage d’entre nous.
– Non, non, geignirent les animaux. Il va falloir qu’elle vole non seulement de
nuit mais de jour, et elle se perdra en route.
Le castor eut une idée :
– Le raton laveur est le mieux à même d’effectuer ce périple.
– Non, non, geignirent à nouveau les animaux. Il va faire confiance à sa queue
au lieu de se fier à son nez.
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La mouf fette crut avoir résolu le problème : – Le coyote, peut-être, pourrait se
charger du message ? – Non, non, geignirent encore les animaux. Il est intelligent mais malicieux. Il va faire des blagues aux nuages ou enquiquiner le vent.
Les animau x désespéraient, et,
pendant ce temps-là, la neige s’accumulait.
Manaka’has, le corbeau aux plumes
arc-en-ciel, avait attentivement suivi
les débats. Comme tout le monde à
présent se taisait, il chanta de sa voix
extraordinairement douce :
– Ne vous inquiétez pas, mes amis, je
vais y aller.
Au bout de trois jours durant lesquels il
Une multitude de croyances sont attachées au corbeau. Dans le Massachusetts, aux États-Unis, on prétendait que le vol du premier corbeau rencontré au nouvel an avait une incidence sur le nombre de kilomètres que parcourrait dans l’année celui qui avait croisé son chemin.
Ainsi, si le corbeau s’envolait et disparaissait à l’horizon, cela augurait d’un voyage lointain. Mais si le corbeau ne s’envolait pas, cela voulait dire qu’aucun voyage n’était en vue.
vola sans s’arrêter, Manaka’has se posa devant Kishelamakank. Le créateur semblait
très occupé. Il répliqua au corbeau sollicitant une audience :
– J’ai une multitude de travaux en cours. Je n’ai pas le temps de te recevoir.
Manaka’has entonna alors un chant si suave que Kishelamakank s’interrompit
sur-le-champ pour l’écouter. Et, après que Manaka’has eut poussé la dernière note,
le créateur s’exclama :
– Tu chantes divinement ! Je tiens à te remercier. Qu’est-ce qui te ferait plaisir ?
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– Que la neige cesse de tomber.
– Ce n’est pas en mon pouvoir, Manaka’has, répondit gentiment Kishelamakank.
La neige obéit à son créateur. Et, hélas, ce n’est pas moi ! Patience, quand il s’en
ira en visite chez son frère, le créateur du vent, la neige ne tombera plus. Mais, tu
sais, la Terre n’en sera pas plus chaude pour autant.
– Supprime au moins le froid, insista le corbeau.
– Impossible, Manaka’has, soupira Kishelamakank. La seule chose que je puis
faire, c’est t’offrir le secret du feu. La neige continuera de tomber mais, grâce à lui,
elle fondra. Et vous, les animaux, survivrez jusqu’à l’été prochain.
Kishelamakank a plongé un rameau dans le soleil et l’a donné au corbeau aux
plumes arc-en-ciel en ajoutant :
– Dépêche-toi de rentrer chez toi, sinon le feu s’éteindra. Et je ne peux te
l’offrir qu’une fois.
Tenant contre lui le rameau enflammé, le corbeau s’est envolé. Le premier jour
de voyage, des escarbilles ont brûlé les plumes de sa queue.
Le deuxième jour, le feu, qui avait consumé presque toute la branche, noircit
toutes les autres plumes.
Le troisième jour, la branche était si courte que Manaka’has dut la prendre
dans son bec et sa gorge fut brûlée à cause de l’épaisse fumée qui s’en dégageait.
Sa voix devint rauque, comme elle l’est maintenant.
À la fin de ce troisième jour, Manaka’has atterrit dans la clairière. Partout
alentour, le spectacle était désolant. La neige avait enseveli les animaux et seule
la cime des hauts arbres s’élevait au-dessus du grand manteau blanc. Quand il
sentit ses pattes lui brûler alors qu’il s’enfonçait lentement dans le sol moelleux,
Manaka’has est remonté vers le ciel. Le corbeau a survolé la clairière sans relâche,
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avec ce qui restait du rameau en flammes dans son bec, jusqu’à ce que la neige
fonde et que les animaux reparaissent.
Quand ils se sont rendu compte que celui qui les avait sauvés était Manaka’has,
ils lui ont fait honneur en dansant. Mais Manaka’has s’est perché sur un arbre et il
s’est mis à pleurer car il avait perdu sa beauté et sa voix enchanteresse.
Kishelamakank, l’entendant pleurer, descendit du ciel. Lui seul trouva les mots
pour le consoler :
– Manaka’has, bientôt un être nouveau naîtra, qui s’emparera du feu. Il
s’appelle l’homme. Ce sera le maître des animaux. Cependant, comme tu t’es
montré brave et, surtout, généreux, je souhaite te faire don de la liberté. L’homme
n’aura aucune emprise sur toi. Il refusera de te manger car ta chair aura un goût de
fumée. Il ne t’enfermera pas dans une cage car il n’aura pas d’admiration pour toi
et détestera ton chant. Il ne t’arrachera pas les plumes car, à ses yeux, elles seront
laides. Mais, en vérité, si tu les regardes de près… Regarde, Manaka’has, regarde-toi !
Le noir étincelant de tes plumes réfléchit toutes les couleurs et il n’est que beauté.
Le corbeau a regardé ses plumes. Le créateur ne mentait pas. Ainsi Manaka’has
comprit que son plumage noir et sa voix rauque reflétaient la vraie beauté, et il
retrouva sa gaieté.
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Pourquoi les mouches tournentelles autour des dromadaires
Conte du Kenya
A utrefois, les dromadaires appartenaient aux mouches. Elles avaient la réputation d’être de fameuses gardiennes, prenant grand soin de leurs troupeaux, qu’elles aimaient par-dessus tout. Les dromadaires le leur rendaient bien : les femelles donnaient du bon lait, dans lequel les mouches adoraient se baigner.
Les noix de galle, encore appelées pommes de chêne, sont des excroissances, dues à des piqûres d’insectes, qui poussent sur les tiges, les feuilles ou les fruits des végétaux. Les paysans lorrains de jadis donnaient la recette suivante pour connaître l’avenir : « Ouvrez en deux une noix de galle entière. Y trouver une petite mouche, une petite araignée ou un petit ver est un présage de guerre. Si le ver se met à ramper, cela signifie que le coût de la vie va augmenter. Si l’araignée se met à courir, vous tomberez malade. »
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Un jour comme tant d’autres, les
mouches décident de partir à la recher-
che d’une herbe plus verte que celle du
pâturage où broutent les dromadaires
car elle commence à jaunir. Quand, enfin, la caravane débouche sur une prairie parsemée de fleurs, les mouches,
bien qu’elles soient exténuées, ne
s’octroient pas un instant de repos
et mettent en place les barrières de
branches épineuses de l’enclos de leurs
animaux. La tâche est harassante mais
elle doit être terminée avant le coucher
du soleil pour que les dromadaires
soient à l’abri des attaques nocturnes
des bêtes sauvages.
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