Contes et légendes d'Algérie , livre ebook

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Nora Aceval puise dans ses souvenirs d’enfance mais aussi dans ses carnets de voyage pour nous initier à l’univers du merveilleux toujours aussi vivant en Algérie. A travers ses contes pétris de poésie où l’on rencontre certains héros et motifs des Mille et une nuit, la conteuse développe sa version des origines du monde : du ciel, des animaux, ou de nombreux djinns qui cohabitent avec les humains. Elle nous fournit des interprétations fabuleuses expliquant l’origine de certaines parties du corps humain et le caractère de l’homme. Il est souvent question de l’amour et de la ruse : de celle qui porte préjudice et de celle qui sauve la vie, et l’on voit les femmes exceller dans cet art spécial. Sans oublier la générosité: ainsi, offrir l’hospitalité permet parfois de bénéficier d’une protection divine et d’échapper à un destin tragique.
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Nombre de lectures

61

EAN13

9782373800166

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

27 Mo

Pour l’amour d’un cheval Un sultan aimait son cheval plus que tout au monde. L’animal fut atteint d’un mal incurable. Au comble du désespoir, le monarque perdit la raison : – Je ferai trancher le cou à quiconque dira : « Il est mort ». Un grand hakim (médecin) fut convoqué au chevet du cheval. Il le trouva agonisant, couché sur le flanc, les pattes antérieures et postérieures dressées en avant. Le sultan torturé par la douleur, attendait le dia-gnostic. Hélas le cheval rendit son dernier souffle et rejoignit les prairies éternelles de ses ancêtres. Mais comment apprendre la nouvelle au monarque sans y laisser sa tête ? Le hakim trouva la parade et déclama ces vers : Sire ! Le cheval s’est allongé et étendu ! Dans le vide ses pieds se sont tendus ! Le roi s’écria : – Donc, il est mort ! – C’est de votre bouche que la nouvelle sort !
9782910272432 ISBN 2-910272-43-5
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Aux origines du monde Algérie Contes et traditionsd’Algérie
Aux origines du monde Flies France
Dans la même collection
Contes et légendes de France
Contes et légendes d’Ukraine
Contes et légendes du Japon
Contes des peuples de la Chine
Contes et légendes de Flandre
Contes et légendes de Centre-Asie
Contes et récits des Mayas
Contes et légendes du Maroc
Contes et mythes de Birmanie
Contes et légendes de Turquie
Contes et légendes de Suède
Contes et légendes de Corée
Contes et légendes du Congo
Contes et légendes des Comores
Contes et légendes d’Allemagne,
de Suisse et d’Autriche
Contes et histoires pygmées
Contes et légendes de Russie
Aux origines du monde Contes et traditions d’Algérie
Collecte, traduction et écriture : Nora Aceval
Préface : Nadine Decourt
Illustrations de Susanne Strassmann
Flies France
Collection dirigée par Galina Kabakova
Relecture : Anna Stroeva
Ouvrage écrit avec le concours du Centre National du Livre
© Flies France, Paris, 2005 ISBN 2-910272-43-5
Préface
Ô soleil, je te donne ma dent d’âne et donne-moi une dent de gazelle. Ainsi pourrons-nous procéder désormais avec les dents de lait, pour enchanter le monde, bercer les petits et les grands et entrer dans la grande ronde des cultures. Mais vous apprendrez aussi comment notre orteil et notre dent furent fragilisés et ce qu’il en est du lobe de l’oreille, comment faire pleuvoir et comment accueillir le printemps, comment éloi-gner le mauvais œil, comment tenir son pain, comment faire si d’aventure une vaisselle em-pruntée a été brisée… Nora Aceval ouvre ici des curiosités qui tiennent tant à la question qu’à la réponse, dans un festival de contes, légendes et récits de croyances où le lecteur aura le plaisir de se re-trouver à Tousnina, avec les siens, sur les hauts plateaux de Tiaret, en Algérie. Ce nouvel en-semble, après un premier recueil paru en 2003, nous offre une autre manière de visiter un réper-toire narratif en lien avec les coutumes locales, de tresser des genres qui nous permettent de mieux comprendre l’enracinement de l’imagi-naire dans une localité donnée en même temps que l’universalité des façons de dire, façons de faire qui y sont nichées, selon la grande leçon de l’ethnologue Yvonne Verdier. Comme dans le petit village de Minot dans le
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Châtillonnais, les lieux où nous emmène Nora Aceval nous montrent qu’il y aura toujours à chercher comment vivre ensemble, entre hommes et femmes, entre voisins, entre parents et en-fants, à comprendre l’environnement jusque dans les infinis mystères de la vie et de la mort. Le rapport au sacré apparaît dans le culte des saints comme dans la présence des êtres invi-sibles que sont les djinns, non sans interroger, au passage, le politique. Ces diverses facettes sont éclairées par des variantes. Les notes distillées au fil des pages entretiennent une conversation qui est celle de l’intimité conteuse : nous pénétrons sur le ter -rain de la collecte, de ses enjeux, de ses mé-thodes. Et chacun pourra butiner pour racon-ter un jour à son tour, pris dans un mimétisme créatif qui dépasse les habituelles frontières entre l’écrit et l’oral. Mais place à l’envol de la perdrix, à toutes ces nuances de l’émotion et du sentiment que com-munique la parole vivante de ceux qui savent se mettre à l’écoute, dans le tempo et le mot juste, d’une tradition en perpétuelle invention.
Nadine Decourt, maître des conférencesà l’Université Lumière Lyon-2
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Je dédie ce livre à mon fils Djamel
J’ai dû puiser au fin fond de mon enfance algérienne, à travers ma mémoire de conteuse traditionnelle, l’essentiel des récits. Tous ceux qui furent collectés en situation de contage, lors de voyages en Algérie ou au hasard de rencontres en France, n’ont pu, hé-las, trouver place dans cet ouvrage. Les contes kabyles, tels que « Le vol de la perdrix » ou « La légende de la sirène », ont été traduits par les narrateurs eux-mêmes. Dans la mesure du possible, je me suis ef-forcée de respecter le sens et les tournures d’esprit liés à la culture algérienne. Je n’ai re-tenu que les versions qui m’ont semblé les plus complètes, bien que quelques passages de ver -sions « tronquées » aient retenu mon attention pour leur côté édifiant et le sens qu’elles ap-portent au conte étiologique. La tentation fut grande d’effectuer quelques « collages » de ver -sions différentes d’un même récit. Je m’en suis bien gardée, mon souci étant de conserver, aux fins de transmission, une unité d’espace et de temps à la narration en milieu populaire, telle qu’elle se pratique « ici et maintenant ». Conçu pour un large public, cet ouvrage n’en économise pas pour autant les clins d’œil aux spécialistes quant à l’actualité du genre et
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aux survivancesde techniques narratives ori-ginales. Je remercie Dalila Belhis pour sa précieuse collaboration, Wardia et Mohamed pour leurs relectures assidues ainsi qu’Anaïs. Vifs remer -ciements à tous ceux qui me confièrent des contes, et à ma famille de Mellakou qui m’aida dans cette collecte. Je cite en particulier Fadhila et Kheïra Fatmi.
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Nora Aceval
Leshumains
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