Victor Cherbuliez - Oeuvres , livre ebook

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Le Classcompilé n° 115 contient les oeuvres de Victor Cherbuliez.


Victor Cherbuliez, né à Genève le 19 juillet 1829 et mort à Combs-la-Ville le 1er juillet 1899, est un romancier, auteur dramatique, essayiste et critique littéraire français.


ROMANS
LE COMTE KOSTIA 1862
MISS ROVEL 1875
LE FIANCÉ DE Mlle SAINT-MAUR 1876
JAQUINE VANESSE 1898
NOUVELLES
AMOURS FRAGILES 1880
DANS LA REVUE DES DEUX MONDES
DAVID FRIEDRICH STRAUSS. 1872
LA PEINTURE À L’EXPOSITION UNIVERSELLE 1878
L’ÉMANCIPATION DES FEMMES 1880
LA CHINE ET LES CHINOIS 1885
LE POLITIQUE ET LE POLITICIEN 1887
AUTRE
RÉPONSE DE M. VICTOR CHERBULIEZ AU DISCOURS DE M. FRANÇOIS COPPÉE 1884
LA NOUVELLE LITTÉRATURE FRANÇAISE - LES ROMANS DE M. VICTOR CHERBULIEZ 1867
ENQUÊTE SUR L’ÉVOLUTION LITTÉRAIRE/LES INDÉPENDANTS 1891


Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d’œuvres appartenant au domaine public : les textes d’un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

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Publié par

Date de parution

20 avril 2016

Nombre de lectures

6

EAN13

9782918042457

Langue

Français

VICTOR CHERBULIEZ ŒUVRES N° 115
Les Classcompilés sont des compilations d’auteurs classiques : les ouvrages d’un même auteur sont regroupés dans un livre numérique à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur.
MENTIONS
(1) © 2016-2021 Les eBooks Classiques Illustrés (www.lci-ebooks.e-monsite.com), à l’exclusion du contenu appartenant au domaine public ou placé sous licence libre. (2) Toutes autres marques ou entités mentionnées par l’éditeur dans cet ouvrage ne le sont qu’à des fins de citation des sources ; il n’existe aucune relation d’aucune sorte entre l’éditeur et ces marques ou entités. (3) L’orthographe originelle a été généralement respectée et peut se trouver différer de celle en vigueur.
ISBN : 978-2-918042-45-7
pour la version 2.x au format EPUB et sans DRM.
Historique des versions : 2.7 (05/09/2022), 2.6 (30/05/2021), 2.5 (02/01/2020), 2.4 (10/11/2019), 2.3 (05/04/2019), 2.2 (12/12/2017), 2.1 (04/03/2017), 2.0 (07/05/2016), 1.0 (20/04/2016).
AVERTISSEMENT

Le contenu de cet ouvrage appartient au patrimoine littéraire des siècles révolus. Par conséquent, toutes les informations pratiques mentionnées comme étant d’actualité (adresses, évènements, etc...) sont aujourd’hui tout à fait obsolètes ; de même, les éléments à caractère scientifique qui s’y trouvent peuvent être très largement dépassés.
En outre, cet ouvrage peut renfermer des points de vue qui ne s’accordent pas avec l’éthique du présent siècle ; certaines des opinions qui y sont professées peuvent s’avérer datées ou désuètes : en particulier les prises de position ayant trait à la condition humaine (en matière de mœurs, politique, religions, ethnies…) ou même à la condition animale. Il est donc nécessaire à la lecture de faire preuve de discernement, de détachement, de sens critique, et de restituer les œuvres dans leurs contextes : cet ouvrage ne doit pas être jugé d’après le monde d’aujourd’hui et le monde d’aujourd’hui ne doit pas être jugé d’après cet ouvrage.
Enfin, et plus largement, les auteurs et artistes ayant contribué à cet ouvrage sont seuls responsables de leurs œuvres. Toutes opinions, jugements, critiques, voire injures, caricatures ou stéréotypes qu’elles renferment, n’appartiennent qu’à eux et ne représentent aucunement le point de vue de l’éditeur, qui transmet l’héritage culturel mais n’en cautionne pas le fond.
SOURCES
Cet eBook a été confectionné à partir des ressources suivantes sur le Web. Pour accéder à l’aide d’hyperliens à chacune d’entre elles, on consultera la page générale des ressources sur le site internet. Toutes les marques citées appartiennent à leurs propriétaires respectifs.
— Project Gutenberg : Miss Rovel, Amours fragiles (Gallica / BnF [Bibliothèque nationale de France]) , Jaquine Vanesse (Gallica / BnF)
— Bibliothèque numérique romande: Le comte Kostia, Le Fiancé de M lle  Saint-Maur.
— Wikisource : David Friedrich Straussa (Internet Archive / Tufts [Tufts University] / Tisch [Tisch Library]), La Peinture à l’exposition universelle (Internet Archive / Tufts / Tisch), L’Émancipation des femmes (Internet Archive / Tufts / Tisch), La Chine et les Chinois (Internet Archive / Tufts / Tisch), Le Politique et le Politicien (Internet Archive / MSN / Robarts-UToronto [Université de Toronto]), La Nouvelle Littérature française (Internet Archive / Tufts / Tisch), Enquête sur l’évolution littéraire (Internet Archive / MSN / Robarts-UToronto), Réponse de M. V. Cherbuliez au discours de M F. Coppée (Internet Archive / Googe Livres / Université du Michigan)
— Couverture  : Photo Eugène Pirou. (Manuscripts and Archives Division, The New York Public Library. New York Public Library Digital Collections).
— Page de titre  : Photo Pierre Petit. Collection Félix Potin. (Wikimedia commons).
Si vous estimez qu’un contenu quelconque (texte ou image) de ce livre numérique n’a pas le droit de s’y trouver ou n’est pas attribué correctement, veuillez le signaler à travers le formulaire de contact du site internet .
LISTE DES TITRES
V ICTOR C HERBULIEZ (1829 - 1899)
ROMANS

LE COMTE KOSTIA
1862
MISS ROVEL
1875
LE FIANCÉ DE M lle  SAINT-MAUR
1876
JAQUINE VANESSE
1898
NOUVELLES

AMOURS FRAGILES
1880
DANS LA REVUE DES DEUX MONDES

DAVID FRIEDRICH STRAUSS.
1872
LA PEINTURE À L’EXPOSITION UNIVERSELLE
1878
L’ÉMANCIPATION DES FEMMES
1880
LA CHINE ET LES CHINOIS
1885
LE POLITIQUE ET LE POLITICIEN
1887
AUTRE

RÉPONSE DE M. VICTOR CHERBULIEZ AU DISCOURS DE M. FRANÇOIS COPPÉE
1884
VOIR AUSSI

LA NOUVELLE LITTÉRATURE FRANÇAISE - LES ROMANS DE M. VICTOR CHERBULIEZ
1867
ENQUÊTE SUR L’ÉVOLUTION LITTÉRAIRE/LES INDÉPENDANTS
1891
PAGINATION
Ce volume contient 478 798 mots et 1 169 pages
01. LE COMTE KOSTIA
243 pages
02. DAVID FRIEDRICH STRAUSS .
38 pages
03. MISS ROVEL
190 pages
04. LE FIANCÉ DE M lle  SAINT-MAUR
203 pages
05. LA PEINTURE À L’EXPOSITION UNIVERSELLE
203 pages
06. L’ÉMANCIPATION DES FEMMES
17 pages
07. AMOURS FRAGILES
163 pages
08. RÉPONSE DE M. VICTOR CHERBULIEZ AU DISCOURS DE M. FRANÇOIS COPPÉE
17 pages
09. LA CHINE ET LES CHINOIS
16 pages
10. LE POLITIQUE ET LE POLITICIEN
15 pages
11. JAQUINE VANESSE
225 pages
12. LA NOUVELLE LITTÉRATURE FRANÇAISE
22 pages
13. ENQUÊTE SUR L’ÉVOLUTION LITTÉRAIRE
5 pages
LE COMTE KOSTIA
1862
Édition de référence : (Éditeur et date) Paris, Librairie Hach., 1924.
243 pages
TABLE
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X
XI
XII
XIII
XIV
XV
XVI
XVII
XVIII
XIX
XX
XXI
XXII
Titre suivant : DAVID FRIEDRICH STRAUSS
I
Au commencement de l’été de 1850, un seigneur russe, le comte Kostia Petrovitch Leminof, eut la douleur de voir mourir subitement, et dans la fleur de sa beauté, sa femme, plus jeune que lui de douze ans. Cette perte cruelle, à laquelle rien ne l’avait préparé, le jeta dans un violent désespoir, et quelques mois plus tard, cherchant à tromper ses regrets par les distractions d’un lointain voyage, il quitta, dans l’intention de n’y plus revenir, ses terres, voisines de Moscou. Accompagné de ses deux enfants jumeaux âgés de dix ans, d’un pope qui leur servait de gouverneur et d’un serf nommé Ivan, il se rendit à Odessa, et y prit passage à bord d’un navire marchand en partance pour la Martinique. Débarqué à Saint-Pierre, il se logea dans une maison écartée des environs. La profonde solitude où il s’enferma n’apporta pas d’abord à son chagrin l’adoucissement qu’il en espérait. Il ne lui suffisait pas d’avoir quitté son pays, il aurait voulu changer de planète, et il se plaignait de trouver partout la nature trop semblable à elle-même. Aucun site ne lui semblait assez étranger à sa destinée, et dans les lieux déserts où le promenait l’inquiétude désespérée de son cœur, il s’imaginait revoir des témoins importuns de ses joies passées et de l’infortune où elles s’étaient subitement englouties.
Il habitait depuis un an la Martinique, quand la fièvre jaune lui enleva l’un de ses enfants. Par une réaction bizarre de son vigoureux tempérament, ce fut vers ce temps même que sa sombre mélancolie se dissipa, et fit place à une gaieté amère et sarcastique qui était plus conforme à son naturel. Dès sa première jeunesse, il avait eu un goût de plaisanterie, un tour railleur dans l’esprit, assaisonnés de cette grâce ironique dans les manières qui est le propre des grands seigneurs moscovites, et qui atteste une longue habitude de jouer avec les hommes et avec les choses. Toutefois sa guérison n’alla pas jusqu’à lui rendre les agréments qu’il portait autrefois dans le commerce de la vie. La souffrance avait amassé en lui un levain de misanthropie qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler ; sa voix avait perdu ses notes caressantes, elle était devenue rude et saccadée ; son geste était brusque et son sourire méprisant. Par moments, toute sa personne annonçait une volonté superbe qui, tyrannisée par les événements, aspirait à prendre sa revanche sur les hommes.
Si terrible cependant qu’il fût parfois aux personnes de son entourage, c’était un diable civilisé que le comte Kostia. Aussi, après un séjour de trois ans sous le ciel des tropiques, il se prit à soupirer après la vieille Europe, et un beau jour on le vit débarquer sur les quais de Lisbonne. Il traversa le Portugal, l’Espagne, le midi de la France et la Suisse. À Bâle, il apprit que sur les bords du Rhin, entre Coblentz et Bonn, dans un endroit assez isolé, un vieux château était à vendre. Il se transporta sur les lieux, acheta ces antiques murailles et les terres qui en dépendaient, sans se donner le temps de débattre le prix ni de visiter en détail le domaine. Le marché conclu, il fit faire en hâte quelques réparations urgentes à l’un des corps de logis dont se composait son manoir délabré, qui portait le nom imposant de forteresse de Geierfels et il ne tarda pas à s’y installer, en se promettant d’y passer le reste de ses jours dans une retraite paisible et studieuse.
Le comte Kostia tenait de la nature un esprit vif et prompt qu’il avait fortifié par l’étude. Il avait toujours aimé de passion les recherches historiques ; mais de toutes choses il ne savait et ne voulait savoir que ce que les Anglais appellent the matter of fact . Il professait un froid mépris pour les idées générales et les abandonnait de grand cœur aux « songe-creux » ; il se gaussait de toutes les théories abstraites et des esprits naïfs qui les prennent au sérieux ; il tenait que tout système n’est qu’une déraison raisonnée, que les seules folies pardonnables sont celles qui se donnent pour ce qu’elles sont, et que c’est le fait d’un pédant d’habiller ses imaginations en théorèmes de géométrie. En général, la pédanterie était à ses yeux le vice le moins excusable, et par là il entendait la prétention de remonter aux principes des choses, « comme si, disait-il, les choses avaient des principes et si le hasard se laissait calculer. » Cela ne l’empêchait pas de dépenser lui-même be

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