Le Prince , livre ebook

icon

144

pages

icon

Français

icon

Ebooks

2021

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
icon

144

pages

icon

Français

icon

Ebook

2021

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Nicolas MACHIAVEL Le Prince Traduction française : Jean-Vincent Périès 1 Titre : Le Prince Auteur : Nicolas MACHIAVEL Editeur DAR ALKALAM ALARABI± KENITRA±MOROCCO N190 MAGHREB ARABI Adresses électroniques alqalamdar@gmail.com www.facebook.com/daralqalam.alarabi.1 www.youtube.com/c/ϳί ϊΩέϘϟϤϠόήΎϟϠϠΑϴήϭϨθΘϮϟ Edition 2021 D.L : 2020MO1210 ISBN 978-9920-743-59-4 2 NICOLAS MACHIAVEL AU MAGNIFIQUE LAURENT FILS DE PIERRE DE MÉDICIS &HX[ TXL DPELWLRQQHQW G¶DFTXpULU OHV ERQQHV JUkFHV G¶XQ SULQFH RQW RUGLQDLUHPHQW FRXWXPH GH OXL RIIULU HQ O¶DERUGDQW TXHOTXHV-XQHV GHV FKRVHV TX¶LOV HVWLPHQW OH SOXV HQWUH FHOOHV TX¶LOV SRVVqGHQW RX DX[TXHOOHV LOV OH voient se plaire davantage. Ainsi on lui offre souvent des FKHYDX[ GHV DUPHV GHV SLqFHV GH GUDS G¶RU GHV SLHUUHV SUpFLHXVHV HW G¶DXWUHV REMets semblables, dignes de sa grandeur.
Voir Alternate Text

Date de parution

01 janvier 2021

Nombre de lectures

42

EAN13

9789920743594

Langue

Français

Nicolas MACHIAVEL Le Prince Traduction française : Jean-Vincent Périès
 1
Titre : Le Prince Auteur : Nicolas MACHIAVEL Editeur DAR ALKALAM ALARABIKENITRAMOROCCO N190 MAGHREB ARABI Adresses électroniques  alqalamdar@gmail.com www.facebook.com/daralqalam.alarabi.1 www.youtube.com/c/يίعادارقلمήلبήونشتالEdition 2021 D.L : 2020MO1210 ISBN 978-9920-743-59-4
2
NICOLAS MACHIAVEL
AU
MAGNIFIQUE LAURENT FILS DE PIERRE DE MÉDICIS Ceux qui ambitionnent d’acquérir les bonnes grâces d’un prince ont ordinairement coutume de lui offrir, en l’abordant, quelques-unes des choses qu’ils estiment le plus entre celles qu’ils possèdent, ou auxquelles ils le voient se plaire davantage. Ainsi on lui offre souvent des chevaux, des armes, des pièces de drap d’or, des pierres précieuses, et d’autres objets semblables, dignes de sa grandeur. Désirant donc me présenter à Votre Magnificence avec quelque témoignage de mon dévouement, je n’ai trouvé, dans tout ce qui m’appartient, rien qui me soit plus cher ni plus précieux que la connaissance des actions des hommes élevés en pouvoir, que j’ai acquise, soit par une longue expérience des affaires des temps modernes, soit par une étude assidue de celle des temps anciens, que j’ai longuement roulée dans ma pensée et très-attentivement examinée, et qu’enfin j’ai rédigée dans un petit volume que j’ose adresser aujourd’hui à Votre Magnificence. 3
Quoique je regarde cet ouvrage comme indigne de paraître devant vous, j’ai la confiance que votre indulgence daignera l’agréer,lorsque vous voudrez bien songer que le plus grand présent que je pusse vous faire était de vous donner le moyen de connaître en très-peu de temps ce que je n’ai appris que dans un long cours d’années, et au prix de beaucoup de peines et de dangers.Je n’ai orné cet ouvrage ni de grands raisonnements,ni de phrases ampoulées et magnifiques, ni, en un mot, de toutes ces parures étrangères dont la plupart des auteurs ont coutume d’embellir leurs écrits: j’ai voulu que mon livre tirât tout son lustre de son propre fond, et que la variété de la matière etl’importance du sujet en fissent le seul agrément. Je demande d’ailleurs que l’on ne me taxe point de présomption si, simple particulier, et même d’un rang inférieur, j’ai osé discourir du gouvernement des princes et en donner des règles. De même que ceux qui veulent dessiner un paysage descendent dans la plaine pour obtenir la structure et l’aspect des montagnes et des lieux élevés, et montent au contraire sur les hauteurs lorsqu’ils ont à peindre les plaines : de même, pour bien connaître le naturel des peuples, il est nécessaire d’être prince; et pour connaître également les princes, il faut être peuple. Que Votre Magnificence accepte donc ce modique présent dans le même esprit que je le lui adresse. Si elle l’examine et le lit avec quelque attention, elle y verra éclater partout l’extrême désir que j’ai de la voir parvenir à cette grandeur que lui promettent la fortune et ses autres qualités. Et si Votre Magnificence, du faîte de son élévation, abaisse quelquefois ses regards sur ce qui est si au-dessousd’elle, elle verra combien peu j’ai mérité d’être la victime continuelle d’une fortune injuste et rigoureuse.
 4
CHAPITRE PREMIER. Combien ilya de sortes de principautés, et par quels moyens on peut les acquérir. Tous les États, toutes les dominationsqui ont tenu et tiennent encore les hommes sous leur empire, ont été et sont ou des républiques ou des principautés. Lesprincipautés sont ou héréditaires ou nouvelles. Les héréditaires sont cellesqui ont été longtemps possédéespar la famille de leurprince. Les nouvelles, ou le sont tout à fait, comme Milan le fut pour Francesco Sforza, ou elles sont comme des membres ajoutés aux États héréditaires duprincequi les a acquises ; et tel a été le royaume de Naples à l’égard du roi d’Espagne. D’ailleurs, les États acquis de cette manière étaient accoutumés ou à vivre sous unprince ou à être libres : l’acquisition en a été faite avec les armes d’autrui, oupar celles de l’acquéreur lui-même, oupar la faveur de la fortune, ou par l’ascendant de la vertu.  5
 6
CHAPITRE II. Desprincipautés héréditaires. 1 Je ne traiteraipoint ici des républiques, carj’en aiparlé amplement ailleurs: je ne m’occuperai que desprincipautés ; et, reprenant le fil des distinctionsqueje viens d’établir,j’examinerai comment, dans ces diverses hypothèses, lesprincespeuvent se conduire et se maintenir. Je dis donc que, pour les États héréditaires et façonnés à l’obéissance envers la famille duprince, ilya bien moins de difficultés à les maintenirque les États nouveaux : il suffit auprince de nepoint outre-passer les bornesposées par ses ancêtres, et de temporiser avec les événements. Aussi, ne fût-il doué que d’une capacité ordinaire, il saura se maintenir sur le trône, à moinsqu’une force irrésistible et hors de touteprévoyance ne l’en renverse; mais alors mêmequ’il l’auraperdu, le moindre revers éprouvépar l’usurpateur le lui fera aisément recouvrer. L’Italie nous en offre un exemple dans le duc de Ferrare: s’il a résisté,
1 - Malgré cette réticence, Machiavelparle très-distinctement des républiques, entre autres dans le chapitre V. M. Artaud penseque cepassage a été soumis à la censure, etpar conséquent altéré, lorsque les Médicis ont permis l’impression de ce livre.  7
en 1484, aux attaques des Vénitiens, et, en 1510, à celles dupape Jules II, c’est uniquementparceque sa famille était établie depuis longtemps dans son duché. En effet, unprince héréditaire a bien moins de motifs et se trouve bien moins dans la nécessité de déplaire à ses sujets : il en estpar cela même bienplus aimé ; et, à moins que des vices extraordinaires ne le fassent haïr, ils doivent naturellement lui être affectionnés. D’ailleurs, dans l’ancienneté et dans la longue continuation d’une puissance, la mémoire desprécédentes innovations s’efface; les causesqui les avaientproduites s’évanouissent: il n’ya doncplus de ces sortes depierres d’attentequ’une révolution laisse toujourspour en appuyer une seconde.  8
CHAPITRE III. Des principautés mixtes. C’est dans uneprincipauté nouvelleque toutes les difficultés se rencontrent. D’abord, si elle n’estpas entièrement nouvelle, mais ajoutée comme un membre à une autre, en sortequ’elles formentensemble un corpsqu’onpeut appeler mixte, ilya unepremière source de changement dans une difficulté naturelle inhérente à toutes les principautés nouvelles : c’estque les hommes aiment à changer de maître dans l’espoir d’améliorer leur sort;que cette espérance leur met les armes à la main contre legouvernement actuel ; mais qu’ensuite l’expérience leur fait voirqu’ils se sont trompés et qu’ils n’ont fait qu’empirer leur situation: conséquence inévitable d’une autre nécessité naturelle où se trouve ordinairement le nouveauprince d’accabler ses sujets, et par l’entretien de ses armées, etpar une infinité d’autres charges qu’entraînent à leur suite les nouvelles conquêtes.La position de ce prince est telle que, d’une part, il a pour ennemis tous ceux dont il a blessé les intérêts en s’emparant de cetteprincipauté; etque, de l’autre, il ne peut conserver l’amitié et la fidélité de ceuxqui lui en ont facilité l’entrée, soitpar l’impuissance où il se trouve de les satisfaire autant qu’ils se l’étaient promis, soit parce qu’il ne lui convientpas d’employer contre eux ces remèdes héroïques dont la reconnaissance le force de
 9
s’abstenir; car,quelquepuissancequ’unprince aitpar ses armées, il a toujours besoin,pour entrer dans unpays, d’être aidé par la faveur des habitants. Voilàpourquoi Louis XII, roi de France, se renditmaître en un instant du Milanais,qu’ilperdit de même, et que d’abord les seules forces de Lodovico Sforza suffirentpour le lui arracher. En effet, les habitantsqui lui avaient ouvert lesportes, se voyant trompés dans leur espoir, et frustrés des avantagesqu’ils avaient attendus, ne purent supporter les dégoûts d’une nouvelle domination.Il est bien vrai que lorsqu’on reconquiert des pays qui se sont ainsi rebellés, on lesperdp: lelus difficilement conquérant, seprévalant de cette rébellion,procède avec moins de mesure dans les moyens d’assurer sa conquête, soit enpunissant les coupables, soit en recherchant les suspects, soit en fortifiant toutes les parties faibles de ses États. Voilàpourquoi aussi il suffit,pour enlever une première fois Milan à la France, d’un duc Lodovico excitantquelques rumeurs sur les confins de cette province. Il fallut, pour la lui faire perdre une seconde, que tout le monde se réunît contre elle,que ses armées fussent entièrement dispersées, etqu’on les chassât de l’Italie; ce qui neput avoir lieuquepar les causesquej’ai développéespnéanmoins, ilrécédemment : perdit cette province et la première et la seconde fois. Du reste, c’est assezpour lapremière expulsion d’en avoir indiqué les causesgénérales ; mais,quant à la seconde, il est bon de s’y arrêter un peu plus, et d’examiner les moyensque Louis XIIpouvait employer, et dont tout autreprincepourrait se servir enpareille circonstance, pour se maintenir unpeu mieux dans ses nouvelles conquêtes que ne fit le roi de France.  10
Voir Alternate Text
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents
Alternate Text