Le Dernier des Mohicans , livre ebook

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«Le roman de Bas de Cuir», dont le titre le plus connu est «Le dernier des Mohicans», est une vaste épopée qui a pour décor le continent nord-américain, pour personnages les tribus indiennes, et pour contexte social les guerres et la migration vers l'ouest, de 1740 à 1804. Elle est dominée par la haute figure de Natty Bumppo. Enfant de pionniers blancs, ce dernier a été élevé par les Delaware, les «bons» Indiens (alliés des Anglais...) qui s'opposent aux cruels Iroquois (associés aux Français...).Ce cyle comprend cinq volumes : Le tueur de daims (1841) - Le dernier des Mohicans (1826) - Le lac Ontario (1840) - Les pionniers (1823) - La prairie (1827). L'ordre de classement ci-dessus est celui qui est conseillé pour la lecture, bien que chaque volume puisse être lu séparément. Les dates entre parenthèses sont les dates de publication. Les quatre autres volumes devraient être publiés dans les 12 prochains mois.
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Publié par

Date de parution

30 août 2011

Nombre de lectures

160

EAN13

9782820603449

Langue

Français

Le Dernier des Mohicans
James Fenimore Cooper
1826
Collection « Les classiques YouScribe »
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ISBN 978-2-8206-0344-9
Introduction de la nouvelle édition duDernier des Mohicans

L’auteur avait pensé jusqu’ici, que la scèneoù se passe l’action de cet ouvrage, et les différents détailsnécessaires pour comprendre les allusions qui y ont rapport, sontsuffisamment expliqués au lecteur dans le texte lui-même, ou dansles notes qui le suivent. Cependant, il existe tant d’obscuritédans les traditions indiennes, et tant de confusion dans les nomsindiens, que de nouvelles explications seront peut-être utiles.
Peu de caractères d’hommes présentent plus dediversité, ou, si nous osons nous exprimer ainsi, de plus grandesantithèses que ceux des premiers habitants du nord de l’Amérique.Dans la guerre, ils sont téméraires, entreprenants, rusés, sansfrein, mais dévoués et remplis d’abnégation d’eux-mêmes ; dansla paix, justes, généreux, hospitaliers, modestes, et en généralchastes ; mais vindicatifs et superstitieux. Les natifs del’Amérique du Nord ne se distinguent pas également par cesqualités, mais elles prédominent assez parmi ces peuplesremarquables pour être caractéristiques.
On croit généralement que les aborigènes del’Amérique sont d’origine asiatique. Il existe beaucoup de faitsphysiques et moraux qui donnent du poids à cette opinion, quelquesautres semblent prouver contre elle.
L’auteur croit que la couleur des Indiens estparticulière à ce peuple. Les os de ses joues indiquent d’unemanière frappante l’origine tartare, tandis que les yeux de cesdeux peuples n’ont aucun rapport. Le climat peut avoir eu unegrande influence sur le premier point, mais il est difficile dedécider pourquoi il a produit la différence immense qui existe dansle second. L’imagination des Indiens, soit dans leur poésie, soitdans leurs discours, est orientale, et leurs compositions sontrendues plus touchantes peut-être par les bornes mêmes de leursconnaissances pratiques. Ils tirent leurs métaphores des nuages,des saisons, des oiseaux, des animaux et du règne végétal. En cela,ils ne font pas plus que toute autre race à imagination énergique,dont les images sont limitées par l’expérience ; mais il estremarquable que les Indiens du nord de l’Amérique revêtent leursidées de couleurs tout à fait orientales, et entièrement opposées àcelles des Africains. Leur langage a toute la richesse et toute laplénitude sentencieuse de celui des Chinois. Il exprime une phraseen un mot, et il qualifiera la signification d’une sentence entièrepar une syllabe ; quelquefois même il indiquera différentssens par la seule inflexion de la voix.
Des philologistes, qui ont consacré beaucoupde temps à des recherches sur ce sujet, assurent qu’il n’existe quedeux ou trois idiomes parmi les nombreuses tribus occupantautrefois le pays qui compose aujourd’hui les États-Unis. Ilsattribuent les difficultés que ces tribus éprouvent à se comprendreles unes les autres, à la corruption des langages primitifs, et auxdialectes qui se sont formés. L’auteur se rappelle avoir étéprésent à une entrevue entre deux chefs des grandes Prairies, àl’ouest du Mississipi ; les guerriers paraissaient de lameilleure intelligence et causaient beaucoup ensemble enapparence ; cependant, d’après le récit de l’interprète quiavait été nécessaire, chacun d’eux ne comprenait pas un mot de ceque disait l’autre. Ils appartenaient à des tribus hostiles,étaient amenés l’un vers l’autre par l’influence du gouvernementaméricain, et il est digne de remarque qu’une politique commune lesporta à adopter le même sujet de conversation. Ils s’exhortèrentmutuellement à se secourir l’un l’autre, si les chances de laguerre les jetaient entre les mains de leurs ennemis. Quelle quesoit la vérité touchant les racines et le génie des languesindiennes, il est certain qu’elles sont maintenant si distinctesdans leurs mots, qu’elles ont tous les inconvénients des languesétrangères : de là naissent les difficultés que présentel’étude de l’histoire des différentes tribus, et l’incertitude deleurs traditions.
Comme les nations d’une plus haute importance,les Indiens d’Amérique donnent sur leur propre caste des détailsbien différents de ceux qu’en donnent les autres tribus. Ils sonttrès portés à estimer leurs perfections aux dépens de celles deleurs rivaux ou de leurs ennemis ; trait qui rappellera sansdoute l’histoire de la création par Moïse.
Les blancs ont beaucoup aidé à rendre lestraditions des aborigènes plus obscures, par leur manie decorrompre les noms. Ainsi, le nom qui sert de titre à cet ouvrage asubi les divers changements de Mahicanni, Mohicans etMohegans ; ce dernier est communément adopté par les blancs.Lorsqu’on se rappelle que les Hollandais, qui s’établirent lespremiers à New-York, les Anglais et les Français, donnèrent tousdes noms aux tribus qui habitèrent le pays où se passe la scène dece roman, et que les Indiens non seulement donnaient souventdifférents noms à leurs ennemis, mais à eux-mêmes, on comprendrafacilement la cause de la confusion.
Dans cet ouvrage, Lenni, Lenape, Lenope,Delawares, Wapanachki et Mohicans sont le même peuple, ou tribus dela même origine. Les Mengwe, les Maguas, les Mingoes et lesIroquois, quoique n’étant pas absolument les mêmes, sont confondusfréquemment par l’auteur de ce roman, étant réunis par une mêmepolitique, et opposés à ceux que nous venons de nommer. Mingo étaitun terme de reproche, ainsi que Mingwe et Magua dans un moindredegré. Oneida est le nom d’une tribu particulière et puissante decette confédération.
Les Mohicans étaient les possesseurs du paysoccupé d’abord par les Européens dans cette partie de l’Amérique.Ils furent en conséquence les premiers dépossédés, et le sortinévitable de ces peuples, qui disparaissaient devant lesapproches, ou, si nous pouvons nous exprimer ainsi, devantl’invasion de la civilisation, comme la verdure de leurs forêtsvierges tombait devant la gelée de l’hiver, avait été déjà accomplià l’époque où commence l’action de ce roman. Il existe assez devérité historique dans le tableau pour justifier l’usage quel’auteur en a fait.
Avant de terminer cette Introduction, il n’estpeut-être pas inutile de dire un mot d’un personnage important decette légende, et qui est aussi acteur dans deux autres ouvrages dumême auteur. Représenter un individu comme batteurd’estrade [1] dans les guerres pendant lesquellesl’Angleterre et la France se disputèrent l’Amérique ; comme chasseur [2] à cetteépoque d’activité qui succéda si rapidement à la paix de1783 ; et comme un vieux Trappeur [3] dansla Prairie, lorsque la politique de la république abandonna cesimmenses solitudes aux entreprises de ces êtres à demi sauvages,suspendus entre la société et les déserts, c’est fournirpoétiquement un témoin de la vérité de ces changements merveilleux,qui distinguent les progrès de la nation américaine, à un degréjusqu’ici inconnu, et que pourraient attester des centaines detémoins encore vivants. En cela le roman n’a aucun mérite commeinvention.
L’auteur ne dira rien de plus de ce caractère,sinon qu’il appartient à un homme naturellement bon, éloigné destentations de la vie civilisée, bien qu’il n’ait pas entièrementoublié ses préjugés, ses leçons, transplanté parmi les habitudes dela barbarie, peut-être amélioré plutôt que gâté par ce mélange, ettrahissant alternativement les faiblesses et les vertus de sasituation présente et celles de sa naissance. Un meilleurobservateur des réalités de la vie lui aurait peut-être donné moinsd’élévation morale, mais il eût été alors moins intéressant, et letalent d’un auteur de fictions est d’approcher de la poésie autantque ses facultés le lui permettent. Après cet aveu, il est presqueinutile d’ajouter que l’histoire n’a rien à démêler avec cepersonnage imaginaire. L’auteur a cru qu’il avait assez sacrifié àla vérité en conservant le langage et le caractère dramatiquenécessaire à son rôle.
Le pays qui est indiqué comme étant le théâtrede l’action, a subi quelques changements depuis les

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