Voyager , livre ebook

icon

525

pages

icon

Français

icon

Ebooks

2019

Écrit par

Publié par

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris

Découvre YouScribe en t'inscrivant gratuitement

Je m'inscris
icon

525

pages

icon

Français

icon

Ebook

2019

icon jeton

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Lire un extrait
Lire un extrait

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne En savoir plus


L’Intégrale de Voyager regroupe les 3 tomes de la trilogie de Science-Fiction de Stéphane Desienne.


Mars 2179. L’ancienne capitaine de vaisseau, Vilma Bates, est interrogée par le Bureau des Investigations Intersolaires à propos d’une ancienne mission au commandement du Lewis&Clark, un éclaireur commercial. Lors de cette mission, elle et son équipage avaient pour objectif de retrouver les deux sondes Voyager, envoyées dans l’espace en 1977, bien avant le Reboot qui effaça toutes les données numériques terrestres. Malheureusement, le succès de leur tâche est entravé par de nombreux problèmes qui vont créer des tensions dans le vaisseau. Les vidéodisques portés par les sondes ont disparu. Qui les a enlevés ? Et pour quelle raison ? Ces interrogations les pousseront à avancer plus loin dans l’univers.


L’arrivée du mystérieux professeur Meclan à bord du navire va empirer les choses. Lui et la capitaine Bates semblent partager un secret capital à propos des messages portés par les sondes. Badger, l’ingénieur plus que retors, va contester le commandement de la capitaine. Même Chip, le chimpanzé IA du vaisseau ne saura tempérer tous les caractères s’opposant au sein de l’équipage.

Voir Alternate Text

Publié par

Date de parution

14 décembre 2019

Nombre de lectures

98

EAN13

9782374537276

Langue

Français

VOYAGER
L'INTÉGRALE
Stéphane DESIENNE
Collection du Fou
Présentation
Mars 2179. L’ancienne capitaine de vaisseau, Vilma Bates, est interrogée par le Bureau des Investigations Intersolaires à propos d’une ancienne mission au commandement du Lewis & Clark , un éclaireur commercial. Lors de cette mission, elle et son équipage avaient pour objectif de retrouver les deux sondes Voyager , envoyées dans l’espace en 1977, bien avant le Reboot qui effaça toutes les données numériques terrestres. Malheureusement, le succès de leur tâche est entravé par de nombreux problèmes qui vont créer des tensions dans le vaisseau. Les vidéodisques portés par les sondes ont disparu. Qui les a enlevés ? Et pour quelle raison ? Ces interrogations les pousseront à avancer plus loin dans l’univers.
L’arrivée du mystérieux professeur Meclan à bord du navire va empirer les choses. Lui et la capitaine Bates semblent partager un secret capital à propos des messages portés par les sondes. Badger, l’ingénieur plus que retors, va contester le commandement de la capitaine. Même Chip, le chimpanzé IA du vaisseau ne saura tempérer tous les caractères s’opposant au sein de l’équipage.

Stéphane Desienne est établi sur les bords de la Loire, le dernier fleuve sauvage d’Europe, dit-on. Il est féru de science-fiction depuis son plus jeune âge, influencé par le côté obscur des technologies, l’exobiologie, les thèmes liés à la survie.
Puisque dans le futur, tout peut arriver, ce n’est pas le pire qui provoque la terreur, mais son anticipation.

Site Web de l'auteur


Bibliographie :
Romans
Roses mécaniques , Les Éditions du 38, 2019.
Exil Saison 1, Les Éditions du 38, 2018 (1ere Edition Walrus Books).
Toxic Saison 1, Gephyre Editions 2018 (1ere Edition Walrus Books, 2014).
Anneaux, Mirabelles et Macchabées , Nutty Sheep Editions, 2018.
Nouvelles
En immersion avec Bella Rush : août 2014, auto-édition numérique, dans le cadre du Ray Bradbury’s day.
Monaztère : février 2014, bonus pour Toxic l’intégrale & épisode 6, chez Walrus Books.
Hérésie Minéral e : décembre 2013, collection Micro chez Walrus Books.
Faces Cachées : mars 2013, AOC n° 28 chez Présence d’esprit.
Dealer d’iceberg : octobre 2012. 2e place au concours ENSTA Paris Tech 2012, chez Presses de l’ENSTA.
I - JONCTIONS
4 septembre 2177
Éclaireur Commercial Lewis & Clark
Position : 714.0788 UA 1 de la Terre.

— Hey Chip ! Rends-moi ça s’il te plaît, s’écria Karoll.
La pilote n’eut pas le temps de réagir. Le primate avait déjà filé vers le plafond en s’agrippant à l’aide de ses bras poilus et musclés aux étagères murales. Ses pieds prirent appui sur la cloison pour apporter un surcroît de vélocité. Il caqueta de plaisir avant de s’exprimer avec un parfait accent russglais.
— Attrape-moi, si tu peux !
— Méfie-toi, si je débranche la gravité artificielle, je me ferai une joie de voler jusqu’à toi pour te flanquer une correction !
Suspendu dans un coin, Chip sourit de toutes ses dents. Ses grands yeux bleus s’illuminèrent et ses lèvres étonnamment habiles se retroussèrent en un rictus moqueur accompagné d’une stridulation provocatrice.
Karoll éclata de rire à son tour.
— S’il te plaît, rends-la-moi !
Le CHIMP agita l’objet du délit. Un écran holographique personnel contenant des photos de la pilote bien avant son entrée à l’Académie Astronautique de la Ceinture. L’exubérante chevelure blonde et bouclée avait depuis cédé la place à une coupe plus stricte et foncée de plusieurs teintes.
— Je devrais la mettre sur le réseau du vaisseau. Tu aurais plu à Badger.
Elle saisit un fruit de la corbeille et le balança vers l’animal qui l’esquiva sans difficulté. La pomme s’écrasa contre la cloison avant de tomber sur le sol métallique du réfectoire.
— Saloperie !
— Saloperie ! répéta Chip.
Le carillon de l’intercom mit fin à la récréation. Il redescendit de son perchoir et déposa l’EHP sur la table.
— J’aimerais que tout le monde rejoigne son poste, entendirent-ils. Chip ?
Le singe retrouva son sérieux en un instant.
— Le vaisseau est en parfaite condition. Tous les systèmes sont nominaux, capitaine Bates.
Karoll pouffa, étouffant son rire de la main.
— Je veux mon officier pilote sur la passerelle dans trois minutes.
— Bien reçu, confirma l’intéressée en reprenant son masque de professionnelle.
Elle récupéra son bien en adressant un merci à Chip, qui le lui rendit d’un clin d’œil
— La décélération va bien se passer. J’ai vérifié tes calculs, précisa-t-il. Ils sont exacts à la sixième décimale près. Une marge d’erreur infime soit dit en passant, moins que l’épaisseur d’une peau de banane.
— Je te remercie, Chip.

Qu’est-ce qu’apportait un chimpanzé ?
La question recelait de multiples implications d’après les experts. L’animal révélait le bon en tout être humain, par exemple, le désir d’en prendre soin. Parfois, le pire. La vassalisation ou domestication s’installaient naturellement car l’homme s’estimait au-dessus de l’animal, et ce, depuis toujours. Et, bien que « dopé » par la performance de l’IA logée dans son cerveau, le singe avait l’intelligence de ne pas se montrer supérieur à ses maîtres.
Dès lors, une relation de confiance s’établissait avec le CHIMP. Comme un bonus, la propension à la taquinerie de ces cousins proches offrait également un potentiel social non négligeable. Entre les membres d’un équipage, des tensions finissaient tôt ou tard par émerger en raison des rivalités, de la jalousie ou simplement à cause de l’ennui. Le phénomène était plus fréquent qu’il n’y paraît, surtout durant les liaisons au long cours. Le singe endossait alors le rôle du pitre de service. Une qualité fort utile au moment où l’atmosphère devenait pesante, lorsque la routine sclérosait les relations humaines.

Personne à bord du Lewis & Clark ne s’attendait à la moindre difficulté. C’était une mission commerciale sans surprise à proximité du système solaire, un contrat réglé rubis sur l’ongle par un client privé. Cela revenait à se promener sur le pas de sa propre porte tous frais payés.
Au pas de charge, Karoll Branningham se présenta sur la passerelle peu après l’appel du capitaine. Elle se glissa dans son siège baquet face à ses afficheurs. Du bout des doigts, elle vérifia la position au neutre du mini-manche et parcourut d’un œil expert les données de trajectographie.
— La séquence de décélération est parée et chargée dans le FMS, déclara la pilote après un rapide contrôle.
— Chip ? questionna Vilma Bates.
Le pont principal, ceint d’une verrière interactive sur trois cent soixante degrés, résonna de la voix du CHIMP. À travers la baie, Karoll localisa une faible lueur. Réduit à une tête d’épingle éclipsée par une rivière de diamants, le Soleil se confondait dans le lointain, un astre pâle parmi ses milliards de sœurs célestes. Même sur le pas de sa porte, il était impossible de se rendre compte du caractère exceptionnel de l’étoile, sous la lumière de laquelle la civilisation humaine avait éclos.
— Les propulseurs ronronnent comme des chatons. Le noyau du cœur à vide est stable, toutes les fonctions sont nominales.
— Max et Greg, j’espère que vos culs sont bien calés dans vos fauteuils.
— Sanglés et parés, capitaine, lança Max.
— Parfait. Karoll, tu as le feu vert.
Le doigt de la pilote glissa sur la planche de bord jusqu’au bas d’une ligne de symboles, prêt à engager la manœuvre chargée dans le gestionnaire de vol. Elle égrena un compte à rebours à partir de cinq. À zéro, l’icône d’exécution de la commande vira au rouge.
Une légère vibration signala le début de la séquence. Les champs de confinement les préservaient de la décélération de plusieurs centaines de G qui les aurait transformés instantanément en une fine couche de confiture étalée sur leurs sièges en cas de défaillance. Ils ne risquaient rien, se dit Karoll, confiante. Le CHIMP avait vérifié et validé ses propres calculs.
7 mars 2179
Bureau des Investigations Intersolaires.
Antenne Jovienne.

— Parlez-moi de votre équipage, questionna l’enquêteur.
Dans son dos, un rectangle lumineux dévoilait une portion de Jupiter striée de bandes nuageuses du rouge au marron, en passant par une infinie variété de beiges. Le disque chamarré de la planète géante dominait une bonne partie du ciel carbone.
Les cernes gonflés par le manque de sommeil, la capitaine Bates répondit d’un ton monocorde :
— Deux hommes, deux femmes et un CHIMP.
La quarantaine avec des pattes grisonnantes, l’agent du B2I fit glisser des fichiers numériques sur la table interactive. Les clichés se rangèrent les uns à côté des autres. Vilma se reconnut. Elle se pencha légèrement pour désigner la seconde photo d’un mouvement du menton.
— Karoll Branningham, mon officier-pilote. À côté, notre CHIMP équipé d’une extension de classe IA avec un processeur de calcul quantique. Il est qualifié pour les bonds SQ. Gregory Badger, ingénieur et spécialiste des charges utiles. Max Villemin, infirmier et communications.
— Infirmier ?
— Une obligation légale.
— Vous avez pourtant un auto-chirurgien à bord d’après les registres.
— Ce n’est pas moi qui édite les règlements. La mesure date des premières liaisons commerciales au sein de la Triade et si le robot tombe en panne, il faut pouvoir faire face à une urgence. Une appendicite ou un accident, n’importe quoi peut arriver loin de la Terre. Max Villemin a été formé à Lagrange.
Pourquoi la questionnait-il là-dessus ? Il connaissait déjà la réponse. L’enquêteur arqua un sourcil.
— Une excellente référence. Est-ce déjà arrivé ?
— Un accident ? Oui. La dernière fois c’était une collision idiote contre une cloison à zéro G. Le robot médical était en panne. Nous étions à six années-lumière du système solaire. Sans médecin pour stopper l’hémorragie interne, mon officier en second y passait.
— De l’utilité de préserver les bonnes vieilles habitudes, n’est-ce pas ? Bien… Voyons voir le point suivant.
Les doigts aux ongles soignés de l’agent du B2I glissèrent sur la tablette de

Voir Alternate Text
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • Podcasts Podcasts
  • BD BD
  • Documents Documents
Alternate Text