Abiola et le talisman du vent , livre ebook

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Trois amis qui entrent au collège, des Divinités Africaines en difficulté, une aventure unique...




RÉSUMÉ



À son entrée au collège dans une toute nouvelle école, Abiola s’inquiète d’être séparée de ses deux meilleurs amis, Hui lin et Francis.


Mais la rentrée lui réserve de nombreuses autres surprises : la Déesse des mers, une des Divinités locales - les Orishas - les plus importantes, lui apparaîtra en rêve. Elle lui demandera son aide pour résoudre un problème singulier : le talisman d’Oya, la Déesse du vent, aurait été volé puis caché dans le monde humain, hors de leur portée divine...



Pour mener à bien cette mission, Abiola et ses amis deviendront des gardiens célestes, avec des pouvoirs magiques bien à eux...



Retrouvez Abiola, Francis et Hui Lin, désormais au collège, dans la suite de leurs aventures fantastiques... et divines !


EXTRAIT


Quand elle eut terminé, Hui lin avait la bouche si grande ouverte qu’une mouche aurait pu s’y loger. Francis la lui ferma d’un geste, s’attirant un regard noir de la Chinoise, avant de croiser les bras sur sa poitrine.


— Tu veux dire que, tout d’un coup, tu as des pouvoirs ? interrogea le garçon, sceptique. Faudra que tu le prouves...


Abiola se sentit embarrassée. Elle n’avait pas pensé à demander le mode d’emploi.


— Je ne les ai pas essayés, se lamenta-t-elle en regardant son poignet. Je ne sais pas comment c’est censé marcher...


— Ha ! s’écria Francis, l’air triomphant. Je suis sûr que c’est du vent, tout ça !


— Littéralement ! appuya Hui lin en riant sous cape.


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Date de parution

30 octobre 2021

Nombre de lectures

40

EAN13

9791096622900

Langue

Français

Abiola et le talisman du vent

 
 
Présentation de l’auteur
Née en 1988 au Bénin, Iman raconte des histoires depuis son plus jeune âge. Inspirée de jeux vidéo et passionnée de dessins, elle commence très jeune à réaliser des bandes dessinées qu’elle partageait en secret avec sa petite sœur. Elle ne se met à l’écriture que beaucoup plus tard, en décembre 2011, lorsqu’elle tombe sur de vieux dessins de son enfance.
 
 
 
Présentation de l’illustrateur
Née en 1994 à l’Île de la Réunion, Mégane dessine depuis son plus jeune âge. Inspirée par une grande sœur passionnée d’arts plastiques, ainsi que par les dessins animés et jeux vidéo de son enfance, elle commence très jeune à dessiner des mangas et réaliser des bandes dessinées. Elle commence réellement l’illustration à la fin du collège, en 2009, quand elle obtient sa première tablette graphique. Depuis, elle ne s’en sépare plus et s’amuse à donner vie à ses personnages et à les colorer.
 
 
 
Iman Eyitayo
 
 
 
 
Abiola
et le talisman du vent
 
 
Les champions célestes,
tome 1
 
 
 
Illustrations : Mégane Cuvelier
 
© Editions Plumes Solidaires
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
©  2021, Editions Plumes Solidaires
Email : contact@plumes-solidaires.com
Site internet : www.editions-plumessolidaires.com
 
Couverture et Illustrations : Megane Cuvelier
Corrections du texte : Audrey Moui
Vérifications du bon à tirer : Audrey Moui
Mise en page : Iman Eyitayo
 
ISBN-13 : 9791096622863
ISBN numérique  : 9791096622900
© Tous droits réservés pour tous pays
Dépôt légal : Octobre 2021
 
 

Contexte géographique
Cette histoire se déroule au Bénin, un pays d’Afrique de l’Ouest dont les capitales, Cotonou et Porto-Novo, donnent directement sur l’océan Atlantique.
Le pays est encadré à l’est par le Nigéria, à l’ouest par le Togo et au nord par le Burkina Faso et le Niger.
Grand producteur de coton, le Bénin, ancienne colonie française, est un pays indépendant depuis 1960, utilisant le franc CFA comme monnaie et comptant près de dix millions d’habitants.
 




Prologue
 
Abiola courait à perdre haleine. Elle se trouvait sur un grand terrain vague, sans arbre pour se cacher ou de maison pour s’abriter. Le ciel déchaîné grondait et semblait vouloir l’engloutir tout entière. Elle fit un faux-pas et s’affala au sol. Un éclair frappa tout près. Elle se redressa rapidement et se remit à courir. Elle ne savait pas où elle allait, elle cherchait juste à échapper à la foudre.
— Franciiiiis   ! appela-t-elle. Hui liiiiinnnn   !!!!
Mais ses deux meilleurs amis ne répondaient pas.
Bientôt, elle vit une tornade s’approcher par l’avant. Elle s’arrêta. Derrière, et sur les côtés, les éclairs frappaient de plus en plus près. Elle ne voyait aucune porte de sortie.
Elle appela de nouveau ses amis, sans succès. Juste avant que les éléments ne s’abattent sur elle, elle se ratatina au sol et se couvrit la tête pour se protéger. Elle entendit alors comme un bruit de vagues, puis une voix autoritaire :
— Ça suffit   !
Abiola ouvrit brusquement les yeux.
Il faisait toujours aussi sombre autour d’elle, mais elle avait retrouvé le confort de sa chambre. Redressée dans son lit, le front en sueur, elle regarda par la fenêtre au loin. La vue du ciel étoilé l’apaisa.
— Un cauchemar, ce n’était qu’un cauchemar, murmura-t-elle.
Puis, elle se rallongea dans son lit, tira le drap à elle et ferma les yeux. Il fallait dormir. Le lendemain, elle rentrait en 6 e . Et, cette fois, elle espérait que ses amis seraient au rendez-vous.
 
1.
La rentrée
 
— On est arrivés   !
La voix de sa mère sortit Abiola de ses pensées. Ils venaient de se garer devant l’entrée du collège «   Le renouveau   », où grouillaient déjà des dizaines d’élèves en uniforme.
— Allez   ! On descend   ! pressa madame Osseni.
Son frère, Amis, descendit de voiture le premier, son sac sur le dos. Abiola le suivit à l’extérieur, ses nouvelles chaussures s’enfonçant aussitôt dans le sable. Ses orteils exposés la grattèrent   ; elle se mit à secouer ses pieds pour se soulager.
— Ça ne sert à rien, vu que tu vas encore marcher dans du sable, jugea sa mère. Fais-le une fois en classe, plutôt. À midi, rentre avec ton frère, comme ça tu connaîtras le chemin pour la prochaine fois, d’accord   ? Le repas est dans le thermos sur la paillasse de la cuisine. Y a aussi des restes d’hier au frigo.
Abiola acquiesça, et la voiture de sa mère partit en trombe, un nuage de sable derrière elle.
— Rendez-vous ici même, à midi pile.
Amis fit demi-tour sans attendre sa réaction. Abiola le regarda s’en aller, les mains dans les poches, toujours aussi étonnée des quinze centimètres qu’il avait pris durant les vacances : elle le reconnaissait à peine. L’année prochaine, il entrerait au lycée et s’éloignerait encore plus d’elle.
Abiola serra son sac contre elle, un peu effrayée à l’idée de débuter une nouvelle année dans cet endroit inconnu. Même son uniforme lui semblait étrange, impersonnel, trop… adulte. Elle aimait bien la jupe — bleue, de forme trapèze, cousue selon ses préférences par sa couturière préférée —, mais elle détestait la chemise blanche qui comptait trop de boutons à son goût et dont les manches lui irritaient la peau. Pour ne rien arranger, elle ignorait où se trouvaient ses deux meilleurs amis.
Dès l’obtention de leur CEP 1 , ils étaient partis en voyage avec leurs parents et n’avaient plus donné signe de vie depuis. N’ayant pas de portable — contrairement à eux —, elle avait dû supplier Amis pour leur envoyer des SMS, auxquels elle n’avait eu que peu de retours. Le pire était de ne pas savoir dans quel collège ils iraient. Vu qu’il y avait trois écoles dans les environs, il y avait une chance sur trois seulement pour qu’ils se retrouvent tous ensemble, comme au primaire.
Abiola serra les dents et, s’accrochant à son sac, pénétra dans l’enceinte du bâtiment. La cour principale grouillait de monde, des élèves de tout âge couraient ou discutaient gaiement. Pour beaucoup, la rentrée signifiait des retrouvailles. Elle marcha tout en observant les alentours. Des professeurs dirigeaient un groupe de jeunes vers un grand mat sur lequel serait bientôt hissé le drapeau du pays. Tous les lundis matin, ils y chanteraient ensemble l’hymne national : une tradition qui se maintenait du primaire au collège apparemment. Les salles de classe, dispersées à chaque coin de l’énorme terrain, étaient toutes vides, tandis qu’une grande paillote au centre de la cour regroupait le gros du monde. Abiola s’en approcha, puis se faufila jusqu’à voir plusieurs tableaux affichant la répartition des élèves par classe. Elle y découvrit son nom classé en 6 e A. Pleine d’espoir, elle chercha celui de ses amis. Elle trouva celui de Francis au bout de dix minutes et sourit. Elle aurait de la compagnie, en fin de compte   ! Elle allait se mettre en quête de celui de Hui lin quand elle entendit derrière elle :
— Excuse-moi, tu peux te décaler   ? Je ne vois rien.
Abiola se décala pour laisser un garçon d’environ son âge étudier le tableau à son tour. Il avait les cheveux courts, l’air espiègle et un uniforme visiblement pas repassé. Elle sourit   ; quelqu’un allait se faire passer un savon.
— Super   ! s’exclama-t-il au bout de quelques secondes.
Puis, se tournant vers elle, il ajouta :
— Merci beaucoup   !
— Euh… de rien, répondit Abiola, un peu penaude.
Elle n’avait pas l’habitude qu’on lui parle spontanément. À part ses deux meilleurs amis, Hui lin et Francis, elle n’avait pas traîné avec beaucoup d’enfants au primaire. Elle ne savait pas trop pourquoi, en vrai.
— Moi, c’est Adisa, fit le gamin en lui tendant la main.
Abiola aimait bien son nom, qui signifiait «   celui qui sait   » en yoruba. Elle se détendit et le salua en retour. Peut-être que cette rentrée ne serait pas si catastrophique, finalement.
— Abiola.
Il allait ajouter quelque chose, quand ils entendirent l’appel au drapeau.
— Salut   ! lâcha-t-il avant de partir en courant.
En même temps que lui, la foule d’élèves se dispersa   ; elle dut suivre le mouvement.
Une fois le traditionnel lever de drapeau passé, il y eut un discours du directeur, à la suite duquel ils furent invités à retrouver leurs classes. Abiola se dirigea vers la sienne, plus légère qu’une heure auparavant.
Dès l’entrée, quelle ne fut pas sa joie de repérer Francis, assis dans le fond   ! Bien qu’il soit assis, le gringalet aux yeux clairs et à la chevelure sombre semblait avoir grandi, ce qui l’amusa : il ressemblait de plus en plus à une allumette   ! Sa peau blanche n’arrangeait rien à l’affaire et le rendait facilement repérable dans cette salle remplie de Béninois. Ses cheveux aussi avaient poussé   ; des mèches embuées de gel lui tombaient sur le front. Abiola se demandait si ces produits ne lui donnaient pas chaud, lorsque quelqu’un la bouscula. Elle tomba à terre, se rattrapant heureusement sur les fesses.
— Non mais, regarde où tu vas, la gamine   !
Abiola aurait voulu lui répondre qu’elle n’était plus une gamine, mais la taille et la carrure du type l’arrêtèrent. Elle choisit de se taire et, après l’avoir regardé s’éloigner et s’asseoir au fond de la salle, elle se releva. En se retournant, elle revit Francis, qui lui faisait de grands signes de la main. Elle courut le rejoindre.
— Ça va   ? lui demanda-t-il.
— Oui, t’inquiète. Je suis solide, tu te souviens   ? plaisanta-t-elle.
— C’est vrai, ça   ! rigola-t-il. Mais, tu as vu la tête de ce type   ? Je sais qu’on est un peu en avance, mais tu penses qu’il a onze ans   ?
Abiola jeta un œil au gaillard qui l’avait bousculée. Il dépassait tout le monde d’une tête et était au moins une fois et demie plus large : on aurait dit un adolescent du même âge que son grand-frère.
— Je ne pense pas… Il doit avoir pas loin

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