Alexandrie (Egypte) - article ; n°2 ; vol.126, pg 615-626

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Bulletin de correspondance hellénique - Année 2002 - Volume 126 - Numéro 2 - Pages 615-626
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié le

01 janvier 2002

Nombre de lectures

107

Langue

Français

Jean-Yves Empereur
Alexandrie (Egypte)
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 126, livraison 2, 2002. pp. 615-626.
Citer ce document / Cite this document :
Empereur Jean-Yves. Alexandrie (Egypte). In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 126, livraison 2, 2002. pp. 615-
626.
doi : 10.3406/bch.2002.7113
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_2002_num_126_2_7113Alexandrie (Egypte)
par Jean-Yves Empereur*
Durant l'année 2001, le « Centre d'études alexandrines » (CNRS, UMS 1812) a continué sa mis
sion de fouilles de sauvetage urgent, en collaboration avec le Conseil suprême des Antiquités (CSA)1. Nous
avons poursuivi le dégagement d'une partie de la parcelle du Patriarcat grec orthodoxe et du Césaréum ; à
l'invitation de Mohamed Abdel Aziz, directeur général des Antiquités islamiques d'Alexandrie, nous avons
entrepris des fouilles terrestres à l'intérieur du fort de Qaitbay. Elles permettent d'aborder sous un autre
angle que les sous-marines l'histoire du fort mamelouk et des installations qui l'ont précédé.
Les travaux sous-marins ont progressé, tant sur le site de Qaitbay que dans l'exploration des épaves,
grâce au recours à des méthodes techniques avancées, comme l'Aquamètre (méthode de positionnement
acoustique) et le sonar latéral.
Du côté des publications, la collection des Études alexandrines s'est enrichie d'un cinquième volume,
Nécropolis 1 , premiers résultats de la fouille de sauvetage de Gabbari, moins d'un an après la fermeture du
chantier, en février 2000. Trois autres volumes sont sous presse (dans l'ordre de parution : Akxandrina 2,
Alexandrie médiévale 2 et Nécropolis 2) auprès de l'imprimerie de l'IFAO. En outre, une dizaine d'articles
ont porté sur des sujets tournant autour des fouilles du CEA, ainsi qu'un petit volume destiné au grand
public.
1. Les fouilles sous-marines
En 2001, le CEA a procédé à quatre fouilles sous-marines. La première a concerné le site monum
ental immergé au pied du fort de Qaitbay et elle a duré presque trois mois, quelques jours en janvier, du
5 au 23 juin et du 2 octobre au 1 5 novembre. Les autres équipes étaient réparties sur deux épaves dont la
fouille et le relevé ont duré plus de deux mois, en juin et octobre-novembre, ainsi qu'à l'établissement d'une
carte des fonds sous-marins à l'aide d'un sonar latéral.
Directeur de recherche au CNRS. 1 Pour l'emplacement des différents chantiers, voir BCH 125
(2001), p. 680-681, fig. 1-2.
BCH 126 (2002) 616 TRAVAUX MENÉS EN COLLABORATION AVEC L'ÉCOLE FRANÇAISE EN 2001
A. Le site monumental immergé à l'Est de Qaitbay
Pour la huitième campagne de la fouille sous-marine du site monumental immergé au pied de la for
teresse de Qaitbay, sous la direction de Jean- Yves Empereur, l'équipe était menée sur le terrain par Isabelle
Hairy, architecte-plongeuse, et Mourad el-Amouri, archéologue-plongeur. Ont participé à au moins l'une
des deux campagnes de printemps et/ou d'automne : Fabienne Boisseau, Frédéric Bourguignon, Marie
Marquet, Myriam Seco-Alvarez, archéologues-plongeurs, Stéphane Rousseau, architecte-plongeur, Sherien
el-Sayyed, Waël Mustafa, dessinateurs-plongeurs, André Pelle, photographe-plongeur. Abdel-Hamid Abdel-
Méguid, Ahmed Choukry, Bassem Ahmed, Mohamed Aly, Mohamed el-Sayyed et Ossama el-Nahass, archéo
logues-plongeurs, représentaient le Conseil suprême des Antiquités égyptiennes (CSA).
1. Enlèvement des blocs de béton moderne
En 1993, plus de 200 blocs de béton avaient été placés de façon malencontreuse sur le site archéo
logique sous-marin (ils étaient destinés à protéger le fort mamelouk) et ils avaient provoqué le début de la
fouille de sauvetage, en 1994. En 1998, 45 blocs de béton avaient pu être enlevés du site et posés au Nord-
Ouest du château ; en janvier 2001, une collaboration financière entre le Conseil suprême des Antiquités
(CSA) et le CEA a permis de reprendre cette opération coûteuse et de la mener à son terme, avec l'enlèv
ement d'environ 150 blocs. Une nouvelle zone sous-marine de près de 1 000 m2 a été dégagée et a révélé
toute une série de blocs antiques auxquels nous n'avions pas accès.
2. Cartographie de la zone 6
Grâce au mécénat de France Télécom R&D, nous avons pu acquérir un nouvel outil pour la topo
graphie sous-marine. L'Aquamètre2 permet de mesurer la position d'un pointeur mobile par rapport à une
base fixe, en envoyant des ondes sonores (fig. 1). « La base est l'origine du repère cartésien (x, y, z), elle est
composée d'une base interférométrique, d'un boîtier électronique et d'un mât lesté. Le pointeur indique,
localise les points à mesurer et les stocke3. » Après la plongée, les données sont versées directement dans l'o
rdinateur, avec une cartographie automatique. L'utilisation de ce nouvel outil apporte rapidité et précision
aux plongeurs (de l'ordre du centimètre), même dans des conditions difficiles de visibilité ou de houle. Il
remplace avantageusement les relevés par lien avec la surface (par tachéomètre ou GPS) sujets à la houle, ou
la triangulation au fond, certes fiable mais lente.
3. Des blocs remarquables
Le levage des blocs de béton moderne a révélé la présence de plusieurs fragments de statues coloss
ales. La main manquant à la statue du Ptolémée qui avait été exposé à Paris et qui se dresse maintenant
devant la Bibliotheca Alexandrina a ainsi été retrouvée (fig. 2a-b), de même que des fragments de torse et
de cuisse appartenant au groupe des statues de 6 m de hauteur. Stéphane Rousseau a progressé dans le relevé
et la reconstitution graphique du groupe des six statues colossales. L'emplacement de ces fragments et des
bases correspondantes permet d'autant plus de poser la question de leur position initiale qu'Isabelle Hairy
a pu remonter sur dessin les blocs de granité d'Assouan appartenant à une porte d'une grande hauteur : les
2 Modèle D100. Voir le site web www.plsm. instrumenta- 3 PLSM, Aqua-mètre D100, Manuel de l'utilisateur (2001),
tion.com. p. 8.
BCH126 (2002) ALEXANDRIE (EGYPTE) 617
Illustration non autorisée à la diffusion
Fig. 1. Chantier de Qaitbay, prise de mesure à l'aide de l'Aquamètre (cliché CEA, A. Pelle).
MAIN DROITE DU COLOSSE DE PTOLÊMÉE
Bloc η ■ 1230 CWin: Décembre 2001 S.Ro«Meau
Illustration non autorisée à la diffusion
τ
Fig. 2a-b. Chantier de Qaitbay, main de la statue colossale de Rolémée (cliché CEA, A. Pelle ; dessin CEA, S. Rousseau).
BCH126 (2002) TRAVAUX MENÉS EN COLLABORATION AVEC L'ÉCOLE FRANÇAISE EN 2001 618
deux jambages (3 blocs en 4 fragments), le linteau, les dalles de sol et la crapaudine permettent de restituer
une porte à deux battants de 12,76 m de hauteur. Il reste à trouver la position du groupe statuaire colossal
par rapport à la porte, leur projection étant due à un séisme d'une force remarquable.
4. Autres travauxy autres zones r
Des dizaines de plombs de scellements des blocs, étudiés par Mourad el-Amouri dans le cadre d'une
thèse de doctorat, ont été localisés au moyen d'un détecteur de métaux sous-marin mis à notre disposition
par l'UMR 5060 (laboratoire Métallurgies et Cultures, Belfort), complétant la carte commencée en 1999.
Les concentrations de ces scellements horizontaux et verticaux, parfois encore en place, sont fortes dans
quelques zones bien circonscrites, attestant la présence de parties de bâtiments qui ont été projetés par un
tremblement de terre et sont restés là depuis cet événement. La collecte systématique des scellements et le
relevé des mortaises correspondantes sur les blocs architecturaux permettent d'aborder d'une nouvelle manière
l'étude des monuments et d'espérer en favoriser la reconstitution graphique.
Dans la zone 2, à l'Est du site sous-marin, le nettoyage d'un bloc en granité a révélé une inscription
en grec, de 8 lignes (fig. 3). Le texte indique qu'une statue a été érigée avec succès après une diorthosis réuss
ie, sous le règne conjoint de Constantin et Licinius. Cela nous oriente vers les années 313-324 ap. J.-C. Le
nom de Licinius a fait l'objet

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