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  • cours - matière potentielle : la conversation
  • cours - matière potentielle : des échanges
  • exposé
- 1 - ANALYSE DES INTERACTIONS E53MCM EAD (Cours de Mme Béal-Hill) 2. L'ANALYSE DES INTERACTIONS 2.1 Les éléments constitutifs de la situation Pour l'approche interactionniste, l'objet d'investigation, ce sont les échanges verbaux dans des situations concrètes de communication. Il faut donc commencer par définir la situation, et en particulier définir les éléments qui la constituent, car ceux-ci permettent de prédire en partie le déroulement de l'interaction.
  • nature des échanges et des débats 
  • lieux publics des lieux privés
  • surtout dans les situations
  • contrat de communication entre les participants
  • analyse des interactions e53mcm
  • interactions
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  • échanges
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  • situations
  • situation
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- 1 -
ANALYSE DES INTERACTIONS
E53MCM EAD
(Cours de Mme Béal-Hill)
2. L’ANALYSE DES INTERACTIONS
2.1 Les éléments constitutifs de la situation
Pour l’approche interactionniste, l’objet d’investigation, ce sont les échanges
verbaux dans des situations concrètes de communication. Il faut donc
commencer par définir la situation, et en particulier définir les éléments qui la
constituent, car ceux-ci permettent de prédire en partie le déroulement de
l’interaction. Nous avons vu dans la première partie que Hymes avait élaboré un
schéma très détaillé pour cela, le modèle « speaking ». Nous retiendrons une
version simplifiée de ce modèle pour servir de point de départ à la plupart des
interactions.
2.1.1 Les participants
En plus de leurs caractéristiques personnelles, les participants se caractérisent
par leurs rôles, qui sont de deux sortes : interactionnel et interlocutif.
- Le rôle interactionnel est lié au type d’interaction en cours et est en quelque
sorte le rôle que l’on joue au sens où un acteur peut jouer un rôle : par exemple
le médecin et le malade, le vendeur et le client, l’hôte et le visiteur.
Ce rôle interactionnel peut coïncider avec un statut social particulier (c’est le cas
du médecin ou du vendeur) mais pas nécessairement (ce n’est pas le cas du
malade, ni de l’hôte ou du visiteur).- 2 -
Les rôles interactionnels peuvent être complémentaires (par exemple le vendeur
et le client), auquel cas chacun doit « jouer » un rôle différent, ou au contraire
symétriques (par exemple la conversation entre amis) auquel cas les droits et
devoirs communicatifs sont les mêmes pour les différents interactants en
présence.
L’ensemble des rôles interactionnels définit le contrat de communication entre
les participants.
- Le rôle interlocutif s’ajoute au rôle interactionnel : c’est le rôle d’émetteur et
de récepteur (on peut dire aussi locuteur/auditeur) que l’on tient tout à tour au
cours des échanges. En d’autres termes qui parle à qui à un moment donné.
Lorsqu’il n’y a que deux participants et que l’un est en train de parler, l’autre est
forcément le récepteur (celui qui entend ces paroles) mais aussi le destinataire
(c’est à lui que ces paroles sont adressées). Par contre, lorsqu’il y a plusieurs
participants, la situation se complique et il faut introduire certaines distinctions.
• Les participants ratifiés (que l’on appelle aussi destinataires)
Ce sont les personnes qui font partie du groupe conversationnel constitué. On les
repère à des signaux non verbaux, tels que l’arrangement physique (sièges en
rond par exemple), la proxémie (distance entre les personnes), les postures
(tournées les uns vers les autres par exemple) et les regards.
Cependant, à l’intérieur du groupe, à un moment donné, un participant donné
peut être destinataire direct ou indirect. Un destinataire direct est un participant à
qui le locuteur en place (la personne qui est en train de parler) s’adresse
explicitement. Quand tous les destinataires sont directs, il y a adresse collective.
C’est le cas des discours en public, mais cela peut se produire aussi dans des
situations en privé : par exemple l’hôtesse qui demande à ses invités qui veut- 3 -
reprendre du plat qui vient d’être servi. Par contre, s’il y a un seul destinataire
direct ou privilégié, on dira que les autres sont des destinataires indirects. Si
l’hôtesse demande expressément au gourmand reconnu du groupe s’il veut finir
le plat, c’est lui le destinataire direct. Les autres font bien partie du groupe
(participants ratifiés) mais à ce moment-là de la conversation ils sont seulement
des destinataires indirects car ils peuvent entendre les paroles prononcées mais
elles ne leur sont pas destinées.
On repère le ou les destinataires directs à partir d’un certain nombre d’indices
d’allocution : indices verbaux (présence de termes d’adresse par exemple) et non
verbaux (orientation du corps et direction du regard).
Bien entendu, les rôles d’émetteur et de destinataires directs et indirects
changent constamment au cours de la conversation.
Enfin, on parle de « trope communicationnel » quand on s’adresse en apparence
à un destinataire pour en viser un autre. Par exemple, en fin de soirée, si
quelqu’un demande ostensiblement à l’hôtesse s’il peut utiliser son téléphone
pour appeler un taxi devant un autre invité dont il sait qu’il est venu en voiture,
il peut s’agir d’un « trope communicationnel » à l’intention de celui qui pourrait
faire le taxi…
• Les participants non ratifiés ou spectateurs
Ceux-ci sont en principe exclus de l’échange. Ils tombent dans deux catégories :
- Les récepteurs « en surplus » : l’émetteur est conscient de leur présence
mais les exclue. C’est par exemple dans une boutique le cas de la
vendeuse qui conseille une cliente pendant que d’autres regardent ou
essayent d’autres articles.- 4 -
- Les « épieurs » : ce sont les récepteurs intrus qui écoutent le message qui
ne leur est pas destiné. Par exemple, dans le bus, un passager qui se met à
écouter la conversation de deux autres voyageurs, ou bien un étudiant en
analyse conversationnelle qui enregistre ses amis à leur insu pour analyser
ensuite leurs échanges…
Ces différentes catégories de participants sont importantes pour différentes
raisons :
- parce qu’elles ont une influence sur le déroulement de la conversation. Par
exemple, on change de sujet de conversation si on s’aperçoit qu’on est
écouté, on réagit différemment à un incident suivant qu’il y a des témoins
ou pas, etc…
- parce que seuls les participants ratifiés ont le devoir d’être engagés dans la
conversation, c’est à dire d’y apporter leur attention intellectuelle et
affective et de collaborer au bon déroulement des échanges en produisant
les informations nécessaires pour que les autres puissent suivre la
conversation. Être un participant ratifié implique certains devoirs
particuliers.
parce que certaines « manœuvres » des participants peuvent s’expliquer
par un désir de changer de statut : par exemple, le destinataire indirect qui
finit par se sentir exclu de la conversation va chercher à la ramener sur un
terrain où il peut participer et donc redevenir locuteur et destinataire
direct.
2.1.2 Le cadre
Il comprend deux dimensions : le temps et le lieu. On parle de « cadre spatial »
et « cadre temporel ».
- Le cadre temporel : deux aspects du cadre temporel peuvent influencer le
déroulement de l’interaction.- 5 -
• Le moment : il est important car le discours doit être approprié au moment où
se passe l’interaction. C’est particulièrement vrai pour certains aspects rituels
comme les salutations ou les formules votives.
• La durée : le fait ou non de pouvoir « prendre son temps » va accélérer ou
ralentir l’interaction ou même la tronquer.
- Le cadre spatial : il joue un rôle fondamental. On distingue les lieux publics
des lieux privés.
• Les lieux publics : ils pèsent d’une façon particulièrement contraignante sur
l’interaction car ils imposent un type de déroulement particulier à cause
- de leur disposition spatiale : le guichet ou la salle de classe obligent les
interactants à se comporter de certaines manières. De même, la disposition
des invités sur un plateau de télévision influence la nature des échanges et
des débats : les réalisateurs de talk-shows le savent bien et en tiennent
compte. Le face à face entraîne des formes d’interaction plus
confrontationnelles que la table ronde qui, elle, invite au consensus…
- de leur fonction institutionnelle : l’hôpital, le Palais de Justice sont des
lieu où l’on parle différemment (au niveau du registre, des termes
d’adresse, des contenus) des conversations de comptoir au café. Savoir où
se passe une interaction permet d’anticiper un certain nombre de
comportements langagiers.
• Les lieux privés : ils permettent une plus grande souplesse dans les échanges
(les rôles entre les interactants sont moins figés) et correspondent en général à
des niveaux de langue plus familiers.
2.1.3 L’objectif
C’est le but global de l’interaction, la raison pour laquelle les participants sont
en présence. On distingue :- 6 -
- Les interactions à but transactionnel (on dit également « à finalité
exter

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