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Félix Le DantecQUATRIÈME PARTIE. – La théorie biochimique de l’hérédité1899CHAPITRE XVILA DÉFINITION CHIMIQUE DE L’HÉRÉDITÉ>Un observateur, imbu des principes de la méthode chimique est donc amené,chaque fois qu’il constate qu’un corps peut être défini par des propriétés, desréactions, au point d’être reconnu partout et toujours, à penser que ce corps est uncomposé chimique défini ou un assemblage défini de composés chimiquesdéfinis. Or n’est-ce pas précisément le cas des objets que l’on appelle en histoirenaturelle êtres d’une même espèce ? Nous distinguons partout et toujours de lalevure de bière à la propriété qu’a ce corps, 1° d’avoir une forme spécifiquecaractéristique, 2° de donner de la bière en réagissant avec du moût.L’hétérogénéité évidente de la structure des plastides nous amène à y voir, non pasdes composés définis, mais des assemblages définis de composés définis etcette notion nous conduit immédiatement à celle des différences individuelles quiexistent entre les corps d’une même espèce. Voici deux œufs de poule qui noussemblent identiques ; le réactif très sensible qu’est notre organe du goût ne nouspermet pas de reconnaître entre leurs substances respectives des différencesappréciables ; si nous les soumettons, dans les mêmes conditions, à une mêmeréaction destructive (fermentation, putréfaction) nous obtenons les mêmes produitsde décomposition, et cependant, si nous les plaçons tous deux dans une couveuseartificielle, nous obtenons ...
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