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134
pages
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Français
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Ebooks
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2020
Description
Nous ne sommes pas habitués à entendre une personnalité politique expliquer ce qui s’est réellement passé, à l’entendre nommer les choses et les gens. Ça dérange. On m’a souvent suggéré d’écrire mes mémoires et j’ai toujours refusé. Alors pourquoi maintenant ? Parce que j’ai pu constater à quel point on avait dénaturé ce que je suis, ce que je fais, ce à quoi j’aspire.
Personne n’aime qu’on brosse un tableau sombre à son propos. Mais au-delà des blessures d’ego, ce sont les trahisons qui font mal. Ce sont les agendas cachés qui nuisent. Les intérêts personnels qui passent loin devant ceux du bien commun.
Avaler sa pilule et partir sans faire de vagues est de mise. Pourtant, ne nous prétendons-nous pas avides de vérité, épris de justice ? À une époque où les rumeurs et les « fake news » se propagent à vitesse 5G, n’est-il pas particulièrement
pertinent de connaître les faits afin de se forger une opinion ? À voir la réaction de certains, on peut en douter. Mais posons-nous la question : à qui sert cette omertà sur la vérité ?
Alors, m’adresser directement à vous, vous raconter mon histoire ? Absolument.
Maintenant, plus que jamais. Mea culpa d’avoir laissé courir toutes sortes de déformations et d’histoires à mon sujet. Je vous propose de mettre de côté vos préjugés et de repartir à neuf.
Bonjour, je suis Martine. Ravie de faire votre connaissance !
Début :
On m'a souvent suggéré d'écrire mes mémoires et j'ai toujours refusé. Alors pourquoi maintenant ? Parce que j'ai pu constater, depuis ce jour de juin 2018, à quel point on avait dénaturé ce que je suis, ce que je fais, ce à quoi j'aspire. Personne n'aime qu'on brosse un tableau sombre à son propos. Mais au-delà des blessures d'égo, ce sont les trahisons qui font mal. Ce sont les agendas cachés qui nuisent. Les intérêts personnels qui passent loin devant ceux du bien commun. Car c'est bien de ça dont il s'agit. Notre avenir collectif, nos aspirations comme peuple. Taire ce qui se trame dans les officines de ceux qui manipulent les masses, c'est irresponsable. C'est vrai lorsque l'on parle de la manipulation des gouvernements et de la population par les multinationales, de celle affirmée et assumée par les Power Corporation d'empêcher à tout prix que le Québec devienne indépendant. Mais c'est également vrai lorsque au sein même du Mouvement indépendantiste, des guerres larvées menées par des tenants du confort font en sorte d'expulser ou de nuire à ceux et celles qui veulent avancer.
Alors m’adresser directement à vous, vous racontez mon histoire? Absolument. Maintenant, plus que jamais.
***
Fin :
Je savais que le tapis me glissait sous les pieds. Ce vote de confiance, je n’en avais pas voulu parce que ce type d’exercice se fait en congrès. J’avais soumis l’idée de la consultation afin de valider ce qui avait déjà été décidé par les membres bien avant mon arrivée à la tête du parti. Il ne devait y avoir qu’une seule question. J’avais déjà prévu de me soumettre au vote de confiance, tel que prescrit dans les statuts du parti, lors du congrès de novembre. Mais devant un Beaulieu de plus en plus chambranlant, j’ai accepté… pour le voir se retourner contre moi à peine quelques jours plus tard.
La volée de bois vert que reçoit Mme Ouellet depuis franchement trop longtemps maintenant est bien sûr organisée et pensée en fonction des médias. Ces médias qui sont toujours très heureux de conduire un nouvel indépendantiste rebelle et non repenti à l’échafaud. C’est comme ça qu’on organise les exécutions dans les contextes que l’on suppose encore démocratiques. Des exécutions qui consistent à diffuser des idées qui vont juste dans un sens afin de démoniser un individu, un parti, voire un rêve. Martine Ouellet a pleinement goûté à cette médecine en cette fin d’hiver et début de printemps. Pour la faire tomber, on l’a talonnée, harcelée, vilipendée. Sans aucune maudite relâche.
La campagne de dénigrement avait en effet atteint un point culminant. Impossible que je passe à travers ça, je m’en doutais. J’aurais pu décider de partir avant la tenue du vote. Ça m’a traversé l’esprit. Mais ça aurait été de cautionner, d’une certaine façon, que de triturer la démocratie, que d’user des méthodes les plus basses – comme celles que l’on reproche à nos adversaires canadianistes d’utiliser – était une manière acceptable de livrer une bataille. Je ne pouvais me résoudre à accepter ça. Encore aujourd’hui, je persiste à croire que l’on doit agir «humainement», avec «fair play», dans nos actions, en tout temps.
Nous avons eu les résultats du vote le samedi. Je ne souhaitais pas réagir à chaud et n’avais aucune envie de m’adresser aux médias. J’ai pris la journée du dimanche pour laisser retomber un peu les émotions. Et j’ai rédigé le discours que vous avez déjà lu en partie. De loin le discours le plus difficile que j’ai eu à livrer de toute ma vie...
Personne n’aime qu’on brosse un tableau sombre à son propos. Mais au-delà des blessures d’ego, ce sont les trahisons qui font mal. Ce sont les agendas cachés qui nuisent. Les intérêts personnels qui passent loin devant ceux du bien commun.
Avaler sa pilule et partir sans faire de vagues est de mise. Pourtant, ne nous prétendons-nous pas avides de vérité, épris de justice ? À une époque où les rumeurs et les « fake news » se propagent à vitesse 5G, n’est-il pas particulièrement
pertinent de connaître les faits afin de se forger une opinion ? À voir la réaction de certains, on peut en douter. Mais posons-nous la question : à qui sert cette omertà sur la vérité ?
Alors, m’adresser directement à vous, vous raconter mon histoire ? Absolument.
Maintenant, plus que jamais. Mea culpa d’avoir laissé courir toutes sortes de déformations et d’histoires à mon sujet. Je vous propose de mettre de côté vos préjugés et de repartir à neuf.
Bonjour, je suis Martine. Ravie de faire votre connaissance !
Début :
On m'a souvent suggéré d'écrire mes mémoires et j'ai toujours refusé. Alors pourquoi maintenant ? Parce que j'ai pu constater, depuis ce jour de juin 2018, à quel point on avait dénaturé ce que je suis, ce que je fais, ce à quoi j'aspire. Personne n'aime qu'on brosse un tableau sombre à son propos. Mais au-delà des blessures d'égo, ce sont les trahisons qui font mal. Ce sont les agendas cachés qui nuisent. Les intérêts personnels qui passent loin devant ceux du bien commun. Car c'est bien de ça dont il s'agit. Notre avenir collectif, nos aspirations comme peuple. Taire ce qui se trame dans les officines de ceux qui manipulent les masses, c'est irresponsable. C'est vrai lorsque l'on parle de la manipulation des gouvernements et de la population par les multinationales, de celle affirmée et assumée par les Power Corporation d'empêcher à tout prix que le Québec devienne indépendant. Mais c'est également vrai lorsque au sein même du Mouvement indépendantiste, des guerres larvées menées par des tenants du confort font en sorte d'expulser ou de nuire à ceux et celles qui veulent avancer.
Alors m’adresser directement à vous, vous racontez mon histoire? Absolument. Maintenant, plus que jamais.
***
Fin :
Je savais que le tapis me glissait sous les pieds. Ce vote de confiance, je n’en avais pas voulu parce que ce type d’exercice se fait en congrès. J’avais soumis l’idée de la consultation afin de valider ce qui avait déjà été décidé par les membres bien avant mon arrivée à la tête du parti. Il ne devait y avoir qu’une seule question. J’avais déjà prévu de me soumettre au vote de confiance, tel que prescrit dans les statuts du parti, lors du congrès de novembre. Mais devant un Beaulieu de plus en plus chambranlant, j’ai accepté… pour le voir se retourner contre moi à peine quelques jours plus tard.
La volée de bois vert que reçoit Mme Ouellet depuis franchement trop longtemps maintenant est bien sûr organisée et pensée en fonction des médias. Ces médias qui sont toujours très heureux de conduire un nouvel indépendantiste rebelle et non repenti à l’échafaud. C’est comme ça qu’on organise les exécutions dans les contextes que l’on suppose encore démocratiques. Des exécutions qui consistent à diffuser des idées qui vont juste dans un sens afin de démoniser un individu, un parti, voire un rêve. Martine Ouellet a pleinement goûté à cette médecine en cette fin d’hiver et début de printemps. Pour la faire tomber, on l’a talonnée, harcelée, vilipendée. Sans aucune maudite relâche.
La campagne de dénigrement avait en effet atteint un point culminant. Impossible que je passe à travers ça, je m’en doutais. J’aurais pu décider de partir avant la tenue du vote. Ça m’a traversé l’esprit. Mais ça aurait été de cautionner, d’une certaine façon, que de triturer la démocratie, que d’user des méthodes les plus basses – comme celles que l’on reproche à nos adversaires canadianistes d’utiliser – était une manière acceptable de livrer une bataille. Je ne pouvais me résoudre à accepter ça. Encore aujourd’hui, je persiste à croire que l’on doit agir «humainement», avec «fair play», dans nos actions, en tout temps.
Nous avons eu les résultats du vote le samedi. Je ne souhaitais pas réagir à chaud et n’avais aucune envie de m’adresser aux médias. J’ai pris la journée du dimanche pour laisser retomber un peu les émotions. Et j’ai rédigé le discours que vous avez déjà lu en partie. De loin le discours le plus difficile que j’ai eu à livrer de toute ma vie...
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Publié par
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Date de parution
20 janvier 2020
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EAN13
9782764439449
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
1 Mo