1022-2022 - Mille ans d’histoires dans l’Histoire , livre ebook
34
pages
Français
Ebooks
2024
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Publié par
Date de parution
19 septembre 2024
EAN13
9782386476723
Langue
Français
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19 septembre 2024
EAN13
9782386476723
Langue
Français
1022-2022 Mille ans d’histoires dans l’Histoire
Essai sur les généalogies de la famille du Merle et des familles alliées, et sur l’histoire des seigneuries qu’elles ont possédées en France et en Angleterre
Tome II
© Éditions Complicités, Chez Pierres de Paris, 44 rue Rouelle, 75015 Paris, 2024 ISBN : 9782386470899
Dépôt légal : 3 e trimestre
www.editions-complicites.com
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5.2° et 3°a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (Art. L-1222-4).
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Guy du Merle
1022-2022 Mille ans d’histoires dans l’Histoire
Essai sur les généalogies de la famille du Merle et des familles alliées, et sur l’histoire des seigneuries qu’elles ont possédées en France et en Angleterre
Tome II
Éditions Complicités
Sixième partieLa cinquième branche de la branche aînée issue de la première épouse du maréchal du Merle, et en particulier de Jean Ier du Merle du Blancbuisson, un des cinq fils de Foulques du Merle et de Marie de Mathefelon : les du Merle du Blancbuisson
Chapitre 1 er Jean I er du Merle du Blancbuisson , fils de Foulques du Merle et de Marie de Mathefelon (en XVIII-2, chapitre 3, partie 5) ; son épouse, Marie Le Conte de Nonant , leurs deux enfants, et le château du Blancbuisson
XIX-2 Jean I er du Merle du Blancbuisson (1431-1505), dit le Jeune, époux de Marie Le Conte de Nonant :
Il était le deuxième fils de :
- Foulques du Merle , écuyer, seigneur de Couvrigny , du Boisbarbot , des Planches (à l'est du Merlerault), et de Vaux : ce dernier lieu-dit, d'après l'arrêt cité un peu plus bas, était peut-être situé dans la vallée de la Charentonne, entre, au sud, Notre-Dame-du-Hamel, et, au nord, Mélicourt, qui est à environ 8 km au sud-ouest du Blancbuisson : il pourrait aussi s'agir du lieu dit, assez important et intéressant, qui porte lui aussi le nom de « la ferme de Vaux », à l'ouest du lieu-dit « Le Hamel » et de la Risle ; a priori, il ne peut pas être confondu avec celui de la ferme de Vaux , celle qui est à l'est de Couvrigny, et qui était aux du Merle depuis très longtemps.
- et de Marie de Mathefelon , dame, en particulier, de Saint-Sulpice-sur-Loire, d'Escorches (aujourd'hui : « Écorché », à environ 2 km au nord-ouest de Neauphe-sur-Dive, 8 km au nord-est de Trun), de « Guernetot », probablement, à l'emplacement de l'actuel domaine du château de « Garnetot » , à droite de la D.39-C, à environ 15 km au nord-ouest d'Écorché, 21 km au nord-est de Falaise, 12 km environ au sud-ouest de Vimoutiers).
Le roi l'avait nommé verdier de la forêt de Saint-Sever située entre Villedieu-les-Poêles et Vire . Les offices de verdier (officier du roi à la tête d'une forêt, chargé en particulier de l'entretien, des ventes de bois, et de la justice à l’intérieur du domaine forestier), étaient une source importante de revenus très recherchée par la noblesse : en 1414, le duc de Brabant était gruyer-verdier de la forêt d'Halatte, à Senlis, en 1415, le duc de Guyenne, un des fils de Charles VI, était gruyer des forêts de Saint-Germain-en-Laye.
Le verdier de Saint-Sever devait prêter serment et avait l'obligation d'habiter sur place, sans doute dans le vieux château situé à l'angle formé par « l'étang du vieux château », à 1,4 km au sud-ouest du bourg de « Saint-Sever-Calvados » , à côté d'une motte féodale importante.
Propriété royale depuis 1304, la forêt était devenue domaniale après la Révolution et est gérée aujourd'hui par l'Office national des forêts. Elle a hérité son nom de Sever , ancien pâtre du roi du Bessin, qui était devenu évêque d'Avranches, en 558.
D'une superficie aujourd'hui de 1500 ha (qui a beaucoup diminué depuis le XVe siècle), composée de feuillus et de résineux, la forêt offre des perspectives variées : collines séparées par de petits plateaux, vallons forestiers, étangs ; riche en milieux humides, elle renferme un important réseau de ruisseaux et de petits étangs ; elle a la particularité d'abriter des « noues », cuvettes formant des zones marécageuses, et des tourbières d'une grande valeur écologique.
Chérin nous dit qu e la mère de Jean I er du Merle du Blancbuisson , noble damoiselle Marie de Mathefelon , dans un acte passé le 15 novembre 1473 , devant les tabellions royaux de Falaise, avait consenti à son mariage et avait assigné sur ses biens le douaire de sa future femme .
Un premier contrat de mariage avait été passé trois mois après, le 11 février 1474 , en la vicomté de Rasnes (à environ 12 km au sud-ouest de Briouze) par Guillaume Dandin et Jean Véel, tabellions royaux de Falaise.
Ce contrat précisait que :
- noble personne Jean du Merle , écuyer, un des fils et héritiers de défunt Foulques du Merle , en son vivant écuyer, seigneur de Couvrigny, du Boisbarbot, des Planches, Juvigny-sous-Andaine et Montoyer, etc., et de noble demoiselle Marie de Mathefelon , veuve dudit défunt, et dame de Saint-Sulpice-sur-Loire, Garnetot, Écorché, Neauphe-sur-Dive, Le Buisson-Saint-Gilles, etc., ses père et mère, avait confirmé qu'il souhaitait épouser :
- noble demoiselle Marie Le Conte de Nonant , seule fille, avec un seul frère, de noble homme Jean Le Conte , écuyer, baron de Nonant, seigneur en particulier du Blancbuisson , du fief Harel ou Hamel, de Cernières (à Saint-Pierre-de-Cernières, à 5 km au nord-ouest du Blancbuisson), de Vaux , de Saint-Aubin-de-Cisai (Cisai-Saint-Aubin, au sud-est de Gacé, à 8 km environ au nord-ouest d'Échauffour), et de Pomont (lieu dit situé à 5 km au sud-est de Cisai-Saint-Aubin) , capitaine du château et de la ville d'Exmes, et de feu noble demoiselle Robine de Rivel .
Neuf mois plus tard, un autre acte sous seing privé relatif à ce contrat avait été fait , le 30 septembre 1474, entre Jean du Merle et son futur beau-père, Jean Le Conte, en la présence :
- de Jean de Rivel , archidiacre de Gacé, en l'église de Lisieux, et chantre de Coutances, oncle maternel de ladite Marie Le Conte de Nonant,
- de noble homme Guillaume Le Conte de Cisay , écuyer, seigneur de Bois-Normand (près de Lyre, à environ 15 km au sud-est du Blancbuisson), son cousin germain paternel,
et,
- de Raoul du Rosel , sieur de Rosel (à 4 km au nord-ouest de Caen) et de La Motte, un des beaux-frères de Jean du Merle, le marié.
Le contrat avait été reconnu en forme publique, le 20 novembre suivant, devant Jean Réville et Pierre de Gourney, tabellions en la vicomté de Montreuil.
Le seigneur de Nonant avait ainsi promis « de donner le tiers de ses biens à ladite demoiselle sa fille et de lui abandonner les terres de Saint-Aubin-de-Cisai et de Pomont » (« Cherin ») . Il lui avait promis dans sa succession « la part que devait avoir une seule fille avec un seul fils, selon la coutume de Normandie, avec convention que ledit Jean du Merle laisserait ladite Marie Le Conte avec son dit père tant qu'il vivrait et qu’elle lui obéirait comme fille le devait à son père , bien entendu néanmoins que ledit Jean du Merle viendrait les voir quand bon lui semblerait ; et, comme ce qu’elle pouvait espérer de son dit père pourrait monter à cent écus d'or neufs du coin du roi, il avait été accordé que ledit Jean du Merle assignerait à ladite future un douaire de deux cents écus d'or neufs du coin du roi , lesquels rapporteraient trente livres livres de rente en fief noble ou autrement, pour soutenir son état de demoiselle ».
Ces articles, arrêtés en présence de vénérables et discrètes personnes monsieur maître Jean de Rivel , licencié en lois et en décrets, archidiacre de Gacé en l'église de Lisieux, et chanoine de Coutances, oncle maternel de ladite future, noble homme Guillaume de Cisay , son cousin germain paternel, et noble homme Raoul du Rosel .
Raoul du Rosel était le mari , depuis le 13 novembre 1473, de Jeanne du Merle, la sœur du marié, le seigneur du Rosel et de La Motte, et le fils de Jean du Rosel époux, en 1406, de Jeanne de La Motte-Fouquet, elle-même fille de Marguerite du Merle et de Guillaume de La Motte-Fouquet croisés plus haut .
L'acte avait été signé par les sieurs Le Conte, du Merle, de Rivel et du Rosel (« Nouveau d’Hozier », volume 235, dossier 5315, du Merle, fol. 84 r°v°).
Le 13 novembre 1474, Jean du Merle, « noble homme écuyer, second fils et héritier de feu Foulques du Merle, vivant écuyer, seigneur de Couvrigny, de Boisbarbot, de Planches et de Juvigny (-sous-Andaine) , avait fait la constitution de la somme de quinze livres de rente, principal de 100 écus d'or, au profit de noble homme Raoul du Rosel , écuyer, seigneur dudit lieu, et de demoiselle Jeanne du Merle , sa femme, avec déclaration de la part dudit du Merle qu’il empruntait ladite somme pour avancer son mariage avec noble demoiselle Marie Le Conte , fille de monsieur le baron de Nonant, ayant été accordé de donner 300 écus d'or, dont 200 seraient payés avant que d'être fiancé, ledit Raoul du Rosel ayant de sa part déclaré que lesdits 100 écus d'or provenaient du chef de ladite demoiselle Jeanne du Merle, parce que lui et elle avaient vendu le domaine de la Picardière (probablement le lieu-dit « Les Picardières » , en dessous de Juvigny-sous-Andaine, qui venait de Marie de Logé) à eux donné par ledit feu Foulques du Merle (le père de Jean et de Jeanne du Merle) avec l00 sols tournois de rente par contrat passé devant le tabellion le 27 de mars de l'an 1460 ».
Cet acte avait été reçu par Robert Hallebout et Michel Gosselin, tabellions jurés de la sergenterie