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1022-2022 - Mille ans d’histoires dans l’Histoire , livre ebook

38

pages

Français

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2024

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Souvent guidés dans leurs travaux par le désir de complaire aux demandes de ceux qui les rémunéraient, les généalogistes du passé ont, plus d’une fois, oublié les droits de la vérité. Confrontés sans cesse à de graves difficultés, en raison de l’insuffisance ou de la complexité des documents servant de base à leurs travaux, ils ont accepté des conclusions trop audacieuses, allant parfois jusqu’à les faire passer pour des vérités certaines. Comme la plupart de leurs conjectures étaient rarement soumises à l’épreuve d’un sévère examen critique, leurs auteurs ne prenaient pas toujours la peine de vérifier si elles remplissaient toutes les conditions de la vraisemblance. Ainsi, leurs œuvres les plus connues sont souvent encombrées d’erreurs de fait, de date, de lieu et de filiation qui ne résistent pas à un contrôle sérieux. Cependant, pour une inexactitude, ils ont écrit cent vérités et, sans eux, ce livre que vous avez entre les mains – qui ne peut être, bien entendu, qu’un ouvrage issu de compilations vérifiées et complétées autant que possible – n’existerait pas. La maison du Merle tire son nom patronymique de la baronnie du Merle Raoul, aujourd’hui Le Merlerault, située en Normandie, dans l’ancienne généralité d’Alençon, entre Argentan et L’Aigle. Selon les témoignages du Père Anselme, des d’Hozier, de MM. de La Roque et La Chesnaye des Bois, et de leurs compilateurs, la famille du Merle, « aussi recommandable qu’aucune maison du royaume », qui figure avec honneur dans les vieilles chroniques et les plus anciens nobiliaires, peut être classée aujourd’hui parmi les trente plus anciennes familles féodales subsistantes en ligne directe.
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Publié par

Date de parution

19 septembre 2024

EAN13

9782386476693

Langue

Français

1022-2022 Mille ans d’histoires dans l’Histoire


Essai sur les généalogies de la famille du Merle et des familles alliées, et sur l’histoire des seigneuries qu’elles ont possédées en France et en Angleterre
Tome I




© Éditions Complicités, Chez Pierres de Paris, 44 rue Rouelle, 75015 Paris, 2024 ISBN : 9782386470141
Dépôt légal : 3 e trimestre
www.editions-complicites.com
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5.2° et 3°a), d’une part que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective », et d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (Art. L-1222-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Guy du Merle
1022-2022 Mille ans d’histoires dans l’Histoire


Essai sur les généalogies de la famille du Merle et des familles alliées, et sur l’histoire des seigneuries qu’elles ont possédées en France et en Angleterre
Tome I
















Éditions Complicités


Le souvenir, c’est non seulement un pieux hommage rendu aux morts, mais un ferment toujours à l’œuvre dans les actions des vivants.
Charles de Gaulle, 23 avril 1968

Remerciements
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont permis de mener à bien ce travail, et sans le concours desquelles il n’aurait pas pu voir le jour et, en particulier :
- Octavie du Merle (1829-1908)
- son frère : Joseph du Merle (1832-1918)
- Zénoïde du Merle (1862-1930)
- Marie du Merle (1880-1974), la tante de mon oncle Guy
- Paul du Merle (1938-2000)
- le frère de Paul : Jacques du Merle,
- son autre frère : Gérard du Merle,
- Guillaume du Merle, fils de Jacques et de Claude du Merle,
- mon frère Xavier, mes sœurs : Arlette, Marie, et Bénédicte,
- ma belle-sœur, Brigitte du Merle,
- les créateurs des applications « Roglo » et « Généanet », et tous les auteurs anonymes qui les alimentent de façon remarquable,
et,
- surtout, ma très chère épouse, Valérie, qui m’a supporté pendant toutes ces longues années de recherches et de rédaction de cet ouvrage.
Avant-propos
La publication au début du XXI e siècle d’une généalogie de sa famille et de celles des nombreuses familles alliées à celle-ci peut paraître assez curieuse :
- certains documents à notre disposition dans les familles, dans les bibliothèques, dans les archives locales ou nationales, ou sur Internet et les sites spécialisés, fourmillent d’inexactitudes,
- les fonds d’archives à consulter en France, mais aussi ailleurs, dans d’autres pays, comme l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, ou les États-Unis d’Amérique, sont immenses, et restent encore en partie inexplorés ou délaissés, beaucoup de recherches restent à faire pour s’approcher de l’exacte vérité,
- le public intéressé est relativement restreint : les familles concernées n’attachent elles-mêmes, trop souvent, qu’un médiocre intérêt à leur passé, restent prisonnières de légendes familiales, se contentent de traditions orales invérifiables ou fantaisistes, ou sont bien heureuses de ne pas voir mettre au jour ce qu’ « elles sont bien aises de tenir caché  ».
Alors, pourquoi publier un tel document ? :
Trois raisons principales peuvent être avancées : cette publication est d’abord la concrétisation de plusieurs années de recherches, souvent ardues et difficiles, mais toujours sources de grandes satisfactions intellectuelles et personnelles. Elle est aussi un moyen de mettre à la disposition de chercheurs éventuels le matériel accumulé au cours des dites recherches, beaucoup plus facilement consultable dans le cadre d’un ouvrage imprimé.
Enfin et surtout, elle permet de contribuer, de façon modeste, à mieux faire connaître l’évolution progressive des hommes, des familles et de la société à travers les multiples aléas de l’histoire ; les historiens laissent souvent dans l’ombre une foule de personnages à la vie passionnante, une foule de petits événements qui ont constitué la vie quotidienne des générations passées. Le récit de l’histoire des familles réserve parfois des découvertes dignes d’intérêt, il peut permettre au lecteur de redécouvrir toute la richesse de l’histoire de la France, et ne saurait se réduire au simple exposé d’anecdotes familiales.
Ce livre expose des faits dans un ordre chronologique, en précisant, autant que possible, l’origine des sources écrites à l’appui de leur mention ; il se propose de les restituer dans leur environnement et reprend de la façon la moins aride possible tout ou partie de textes tombés dans le domaine public et retrouvés un peu partout, en particulier dans les archives de la famille du Merle et des familles alliées, dans les bibliothèques, et sur des sites Internet bien connus, comme : «  Généanet  », «  Roglo  » et «  Gallica  », sources inépuisables pour les chercheurs ; ils ont été rassemblés par parties et par chapitres, vérifiés le plus scrupuleusement possible, pour en faire ce livre sur ce que sont la famille du Merle et les familles alliées à cette famille par les liens du mariage depuis le XI e  siècle.
Il me reste à demander au lecteur l’indulgence que réclame tout travail de ce genre : des erreurs, des imprécisions ont pu se glisser ou subsister dans les pages qui vont suivre ; des répétitions bien pratiques de mots, d’expressions, ou de textes m’ont paru parfois nécessaires pour résumer les faits et faciliter la compréhension de l’exposé ; qu’elles me soient pardonnées, et que chacun corrige les erreurs rencontrées.
Ce livre est une pierre à l’édifice de l’histoire de cette vieille famille, il appartient au lecteur de l’amender, de le compléter, et de le continuer.
Introduction
Chacun d’entre nous compte un nombre considérable d’aïeux : fils d’un homme et d’une femme qui avaient chacun aussi un père et une mère, nous sommes le fruit de l’union de deux familles dont les membres qui l’ont produit descendaient chacun de deux autres familles ; en sorte qu’au Ier degré (soit un degré par génération, selon le Code civil), on compte 2 auteurs, 4 au 2e ; 8 au 3e. On compte 16 auteurs au 4e degré, 2048 au 11e, 4096 au 12e, 67.108.864 au 26e et 134.217.728 au 27e degré, auteurs qui devraient former, idéalement, le dessin parfait d’une étoile composée d’un triangle isocèle ascendant et d’un triangle isocèle descendant.
Chacun de ces ancêtres théoriques nous a transmis une infime partie de notre patrimoine héréditaire, chacun a la même importance, une seule famille l’emporte sur les autres, sans qu’elle ne nous transmette rien de plus au plan biologique, c’est celle dont nous portons le nom depuis de nombreuses générations. En effet, la noblesse en France se transmettait par les hommes, d’où l’importance des généalogies paternelles, mais on ne peut se limiter à ce seul aspect.
Les familles alliées, celles des épouses et des mères, jouent un rôle au moins aussi important que les familles paternelles. À cela viennent s’ajouter des éléments qui rendent la réalité beaucoup plus complexe.
Au cours des dix derniers siècles, les mariages et remariages entre voisins et parents plus ou moins éloignés ont eu pour effet de faire figurer plusieurs fois certains individus et leurs ascendances ou descendances dans la généalogie d’une même personne ; les interdictions très strictes par l’Église des mariages entre parents en diminuaient, en principe, la fréquence et avaient pour effet de diversifier les alliances, et de rendre plus larges les mélanges de toutes les catégories sociales ; mais les très nombreuses dérogations accordées, contre le paiement d’une taxe, par les représentants de l’Église, les intérêts patrimoniaux et stratégiques, qui l’emportaient presque toujours sur les sentiments et les aspirations personnelles des intéressés, les guerres et les exodes, les immigrations et émigrations, la fuite devant les épidémies et les catastrophes naturelles, les disettes et les famines, les habitudes très casanières des familles que le système des fiefs attachait presque toutes très fortement au sol, la difficulté relative des déplacements à pied ou à cheval, et des relations avec les contrées un peu plus éloignées compliquaient et brouillaient les effets de ces diverses influences.
Par ailleurs, souvent guidés dans leurs travaux par le désir de complaire aux prétentions de ceux qui les rémunéraient, les généalogistes du passé ont plus d’une fois oublié les droits de la vérité. Rencontrant sans cesse devant eux de graves difficultés, en raison, à leur époque, de l’insuffisance ou de la complexité des documents qui servaient de base à leurs travaux, en ont accepté de trop audacieux dans leurs conclusions, allant même parfois jusqu’à les faire passer pour des vérités certaines.
Comme la plupart de leurs conjectures étaient rarement exposées à l’épreuve d’un sévère examen critique, leurs auteurs ne prenaient pas toujours la peine de vérifier si elles réunissaient toutes les conditions de la vraisemblance.
C’est ainsi que leurs œuvres les plus connues, celles dont l’autorité passe pour la plus décisive, sont souvent encombrées d’erreurs de fait, de date, de lieu et de filiation qui ne peuvent résister à un contrôle sérieux, mais, pour une inexactitude, ils ont écrit cent vérités, et, sans eux, ce livre que vous avez entre les mains, qui ne peut être, bien entendu, qu’un ouvrage issu de compilations vérifiées et complétées autant que possible, n’existerait pas.
La maison du Merle tire son nom patronymique de la baronnie du Merle Raoul, aujourd’hui Le Merlerault , située dans l’ancienne généralité d’Alençon, entre Argentan et L’Aigle.
Dans les actes authentiques et originaux, son nom est

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