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229
pages
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Français
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Ebooks
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2018
Description
C'est l’histoire de la famille Adams qui voit son destin basculé lors de vacances à Deauville. Dans une maison qu’elle a louée, la mère y est agressée tandis que deux de ses enfants y sont assassinés. Martin, l’enfant rescapé finira, grâce à son « flair », par découvrir l’un des assassins mais sauvera t’il, à temps, son père?. En attendant, les cadavres pleuvent : Le grand-père meurt empoisonné, Claire, la maitresse du père, est retrouvée noyée dans sa baignoire, et le voisin, Benoit est tué par une dangereuse professionnelle. Les inspecteurs découvriront que la maison louée appartient à un anglais étrange qui aurait des liens avec une organisation criminelle responsable du meurtre du grand-père puis réaliseront par la suite que dans cette affaire, il y a en réalité deux meurtriers, agissant chacun pour des raisons différentes. Si le lecteur découvre tout de suite l’un des assassins et ses raisons, ce n’est pas le cas pour le second meurtrier, plus complexe.
Martin Adams ne réagit pas. Il est paralysé par la peur. Recroquevillé sur lui-même, il attend, inquiet, le cœur battant. Au bout d’un moment qui lui paraît une éternité, il finit, épuisé, par s’assoupir dans sa pisse.Ce n’est que bien plus tard, alors qu’il est dans un demi-sommeil, qu’il entend des pas résonner dans toute la maison. Il sursaute et se réveille d’un bond. Il a l’impression qu’un troupeau d’éléphants a pris position au-dessus de sa tête qui est lourde. Sa nuque est raide. Il a des fourmis dans les jambes et il est tout endolori. Des voix qui se veulent sérieuses, techniques, parfois rauques ou même cassées lui parviennent, par intermittence, hachées. Il tend l’oreille et se concentre davantage. Il saisit quelques bribes de mots :— Par là… Doc, venez… Merde… Qui a pu faire une chose pareille… Je n’ai jamais rien vu d’aussi moche. P’tain, ce n’étaient que des gosses !Martin tente de comprendre ce qui se passe, de se remémorer les raisons pour lesquelles il est caché, là, dans ce placard, tassé sur lui-même. Il a mal partout, comme si on l’avait roué de coups, comme si ses frères l’avaient castagné pendant des heures. Un filet d’air frais passe par les lattes en bois qui recouvrent le sol. Il se dit qu’il doit y avoir une cave au-dessous. Soudain, il prend conscience qu’il est frigorifié. Une faible lumière s’échappe d’une microfenêtre. Martin essaie de se lever en prenant appui sur les parois de sa cachette, mais ses jambes se dérobent. Il s’interroge : Que m’arrive-t-il ? Il trouve que ça sent fort. Il réalise que l’odeur vient de lui. Il empeste. Il se dit qu’il doit absolument sortir de son repaire. Les prévenir. On court, on dévale les escaliers quatre à quatre. On s’interpelle. Ils doivent le chercher. C’est certain. Il a envie de crier, mais aucun son ne sort de sa bouche. Puis Martin discerne nettement un bramement :— Commandant, c’est un vrai massacre là-haut. Vous avez jeté un coup d’œil en bas ? Le voisin dit qu’il y a trois enfants. J’en ai compté deux. Je descends… Il y a quelqu’un ?Lentement, Martin réussit à sortir de son antre en se faufilant tant bien que mal hors du placard Kazed tout blanc fermé en partie à l’aide d’une chaîne et d’un cadenas. Là, il se situe dans la lingerie de la maison louée avec ses rangements en enfilade, ses murs blancs, son revêtement lisse de même couleur, des bouteilles de vin sur le côté, la table à repasser ainsi que le panier à linge. Ses jambes flageolent. Il perd l’équilibre et s’étale de tout son long sur le sol froid. Pieds nus, il cherche à se remettre debout, sans succès : ses membres ne lui obéissent plus. Il doit absolument grimper les marches de l’escalier menant à la cuisine pour les interpeller. Il essaie à nouveau de se lever. Rien. Il se hisse alors à la force des poignets, laissant le reste de son corps suivre, à la manière d’un berger allemand paralysé.
Martin Adams ne réagit pas. Il est paralysé par la peur. Recroquevillé sur lui-même, il attend, inquiet, le cœur battant. Au bout d’un moment qui lui paraît une éternité, il finit, épuisé, par s’assoupir dans sa pisse.Ce n’est que bien plus tard, alors qu’il est dans un demi-sommeil, qu’il entend des pas résonner dans toute la maison. Il sursaute et se réveille d’un bond. Il a l’impression qu’un troupeau d’éléphants a pris position au-dessus de sa tête qui est lourde. Sa nuque est raide. Il a des fourmis dans les jambes et il est tout endolori. Des voix qui se veulent sérieuses, techniques, parfois rauques ou même cassées lui parviennent, par intermittence, hachées. Il tend l’oreille et se concentre davantage. Il saisit quelques bribes de mots :— Par là… Doc, venez… Merde… Qui a pu faire une chose pareille… Je n’ai jamais rien vu d’aussi moche. P’tain, ce n’étaient que des gosses !Martin tente de comprendre ce qui se passe, de se remémorer les raisons pour lesquelles il est caché, là, dans ce placard, tassé sur lui-même. Il a mal partout, comme si on l’avait roué de coups, comme si ses frères l’avaient castagné pendant des heures. Un filet d’air frais passe par les lattes en bois qui recouvrent le sol. Il se dit qu’il doit y avoir une cave au-dessous. Soudain, il prend conscience qu’il est frigorifié. Une faible lumière s’échappe d’une microfenêtre. Martin essaie de se lever en prenant appui sur les parois de sa cachette, mais ses jambes se dérobent. Il s’interroge : Que m’arrive-t-il ? Il trouve que ça sent fort. Il réalise que l’odeur vient de lui. Il empeste. Il se dit qu’il doit absolument sortir de son repaire. Les prévenir. On court, on dévale les escaliers quatre à quatre. On s’interpelle. Ils doivent le chercher. C’est certain. Il a envie de crier, mais aucun son ne sort de sa bouche. Puis Martin discerne nettement un bramement :— Commandant, c’est un vrai massacre là-haut. Vous avez jeté un coup d’œil en bas ? Le voisin dit qu’il y a trois enfants. J’en ai compté deux. Je descends… Il y a quelqu’un ?Lentement, Martin réussit à sortir de son antre en se faufilant tant bien que mal hors du placard Kazed tout blanc fermé en partie à l’aide d’une chaîne et d’un cadenas. Là, il se situe dans la lingerie de la maison louée avec ses rangements en enfilade, ses murs blancs, son revêtement lisse de même couleur, des bouteilles de vin sur le côté, la table à repasser ainsi que le panier à linge. Ses jambes flageolent. Il perd l’équilibre et s’étale de tout son long sur le sol froid. Pieds nus, il cherche à se remettre debout, sans succès : ses membres ne lui obéissent plus. Il doit absolument grimper les marches de l’escalier menant à la cuisine pour les interpeller. Il essaie à nouveau de se lever. Rien. Il se hisse alors à la force des poignets, laissant le reste de son corps suivre, à la manière d’un berger allemand paralysé.
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Publié par
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Date de parution
08 juin 2018
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EAN13
9782363158772
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Langue
Français