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Train d'enfer , livre ebook

98

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Français

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2024

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Abel Jackal est un détective privé peu orthodoxe, sans scrupules. Lorsqu'il est engagé pour fouiner dans la vie de Christophe Sellard, le comptable d'une start-up, il ne recule devant rien : fouilles, micros, traques sur les réseaux sociaux... Pourtant, cette enquête stagne. Aucun indice pour incriminer Sellard, rien. Prêt à abandonner, Abel est relancé par le meurtre mystérieux d'un homme lié à l'affaire. Il suit alors Sellard à bord de l’express pour Tours, mais une panne immobilise le train en rase campagne. Ce qui semblait n'être qu'un contretemps se transforme en cauchemar : des malfaiteurs prennent les passagers en otage. Malchance ou coup monté ? Le convoi a-t-il été ciblé par hasard ? Abel Jackal n’est-il qu’un simple pion sur l'échiquier du rail ? "Train d’enfer est un thriller sous haute tension." – Actualitté Scénariste, animateur radio et vidéaste, Jérémy Bouquin est également auteur de BD, de nouvelles et de romans. Sa saga de science-fiction, Heureux qui comme Alyce, a remporté le Prix Bob Morane du roman francophone en 2021.
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Publié par

Date de parution

29 novembre 2024

EAN13

9782385331405

Langue

Français

Graphiste : Valentine Flork/A&L Livres
Direction éditoriale : Valentine Flork
Contrôle qualité : Mathilde Houget
 
Distribution : Immatériel
 
ISBN papier : 9782385331399
ISBN numérique : 9782385331405
 
2 e édition
 
Dépôt légal : novembre 2024
 
Éditeur : Les éditions d’Avallon
342 rue du Boulidou
34980 Saint-Clément-de-Rivière
 
© 2024 Les éditions d’Avallon
 
Collection noire & suspense
Train d’enfer
Du même auteur
Tu seras un homme mon fils , éditions Muscadier, 2024
L’ogre , éditions Inanna, 2024
Une femme de ménage , éditions Eaux Troubles, 2023
#96 mots, saison 2 , éditions SKA, 2023
Sherlock Holmes et les mystères de Lorraine , éditions La Geste, 2023
Bad run , éditions Caïman, 2023
L’Ange de la cité , Kubik éditions, 2023
Baraque à frites , éditions Atelier IN8, 2022
Macadam Graffiti , éditions Du Loir, 2022
Carlos , éditions du Cairn, 2022
Si le loup y était , éditions LBS, 2022
La tentation du Noé , éditions de 38, 2021
Tableau noir du malheur , éditions Caïman, 2021
#96 mots , éditions SKA, 2021
Colère jaune , éditions IN8, 2021
Jean-Patrick Manchette : Le franc tireur du roman noir , éditions Lamiroy, 2021
Moktar , éditions du Cairn, 2020
Maurice , éditions IN8, 2020
Heureux qui comme Alyce – Tome 1, éditions Evidence, 2020
Heureux qui comme Alyce – Tome 2, éditions Evidence, 2020
Mémoire cash , éditions La Bouinotte, 2020
Chien de guerre , éditions du Caïman, 2019
Le roy du merlin , éditions La Salamandre Liseuse, 2019
Une secrétaire , éditions French Pulp, 2018
Jane , éditions Lamiroy, 2018
Le sorcier , éditions IN8, 2018
Max , éditions SKA, 2018
Privé d’origine , éditions French Pulp, 2017
Enfants de la Meute , éditions du Rouergue, 2017
Bouquin : La compil’ , éditions SKA, 2017
Mona , éditions Lips & Roll, 2017
Vendredi 13 , éditions SKA, 2017
Sois belle et t’es toi ! , éditions Lajouanie, 2016
Bob, éditions SKA, 2016
Boudin , éditions SKA, 2016
Échouée , éditions SKA, 2016
Nickel , éditions SKA, 2015
À mort le chat , éditions Lajouanie, 2015
Basse tension , éditions Le Lamantin, 2015
Phone sex , éditions SKA, 2015
Music box , éditions SKA, 2015
L’archange , éditions SKA, 2015
Le croque-mitaine , éditions Oskar, 2014
Le nègre du flic , éditions Pavillon Noir, 2014
Règelements de contes , éditions Pavillon Noir, 2012
Printemps de barges , éditions Pavillon Noir, 2011
 
 
Jeremy Bouquin
Train d’enfer
ROMAN
 
Chapitre 1
Dans la périphérie d’Onzain, Loir-et-Cher. Une petite ville.
Des dizaines de wagons abandonnés, rongés par la rouille, une carlingue marron moisie. Un cimetière d’éléphants en acier. Des mastodontes sombres, ankylosés sur une voie ferrée perdue sous les touffes d’herbes folles.
Une silhouette au loin attend, les bras croisés.
Jo, c’est comme ça qu’on le surnomme dans le milieu. Il attend. Il scrute le paysage, reste concentré.
Posé sur son scooter déglingué, il poireaute depuis déjà une bonne heure, l’œil rivé sur sa cible : un superbe et immense wagon de voyageurs isolé dans le tas, visible depuis la route. La voiture antique d’un corail, immatriculée 304.
Jo végète là, à surveiller les allées et venues des condés. Le froid pique ses yeux, il renifle, ramasse la morve qui coule de son nez d’un revers de manche.
Les gendarmes… Ils passent souvent dans le secteur. Des maraudes régulières, des patrouilles trop fréquentes. Faut dire, il y a pas mal de dealers ces derniers temps. On trouve toutes sortes de produits : ecstasy, meth, coke !
Un souk de la dope. Normal, le site est abandonné. Loin de la grande ville, loin de Blois. Isolé, pas de lumière, pas de voisins. Idéal pour écouler sa marchandise, squatter, faire un peu la fête.
Ce soir-là, personne. Normal, c’est l’hiver. Il gèle grave. Les dealers sont au chaud, ils livrent à domicile. Les camés, les pauvres, n’ont qu’à se débrouiller ! Ça caille sévère !
Il est presque minuit. Un corbeau croasse. Un cri stressant, le volatile tourne sur le site, cherche de quoi bouffer.
Il attaque de temps en temps un bout de plastique sans goût, une chambre à air, puis s’envole refaire des tours. Encore. Comme un charognard.
Jo se focalise sur son objectif. Un panoramique général : personne.
Les flics ne repasseront plus. Ne le remarqueront pas.
Ils ont rôdé un moment, il était vingt-deux heures. Une patrouille de nuit. Ils ne sont pas restés longtemps, quelques coups de projecteurs. Les gendarmes ne sont même pas sortis de leur break. Les bouffons !
Jo souffle un bon coup dans ses mains. Il se réchauffe comme il peut, il se met même à sautiller sur place comme pour un échauffement sportif. Il assouplit son cou, ses poignets, ses jambes. Il s’étire un moment, tend ses jambes sur un parpaing. Il se détend, fait craquer ses cervicales, flexion. Il se tord les poignets.
Expiration, inspiration. Ralentit son rythme cardiaque. La température monte, l’excitation prend le pas.
L’art est un sport de combat ! Il souffle. Un épais nuage de condensation s’échappe de sa bouche. Un brouillard. Il faut y aller.
Il bouge son scooter, le pousse lentement derrière plusieurs arbres chauves et un bosquet tout étiolé, le planque dans un coin. L’endroit pue la pisse et la merde. Les clochards, certainement. Il marche même dans une grosse merde recouverte de papier cul.
Le pied droit ! Ça porte malheur… Merde ! Ses Converses sont flinguées.
Putain.
Il frotte la semelle un moment sur l’herbe. Il s’agace. La merde gelée n’en décolle pas. Obnubilé par l’odeur, il frotte puis lâche l’affaire quand même, déclarant forfait.
Il faut se recentrer. Il s’avance. Les wagons.
La lune a disparu. Les nuages couvrent les étoiles. La nuit est noire. C’est le bon moment.
Il se jette dans la fosse, à l’assaut de son « wagon cible », la fameuse voiture 304. Il doit pour cela traverser la route départementale, se caler contre les grillages de la voie ferrée.
Il fonce. Se glisse dans un trou de souris. Se terre, le souffle court. Il se fige. Attend. Le nez collé dans une motte de terre.
Dans son dos, le grillage rouillé. Il l’a ciselé à la pince coupante, la veille.
Il se reprend, cherche le coup de stress qui va déclencher le basculement… Courage.
1-2-3.
Il se retourne.
Il se faufile, rampe au sol sur trente mètres pour atteindre un muret. Deuxième étape. Il est à l’intérieur de l’enclos. Il est encore loin, mais préfère attendre. Encore.
C’est l’expérience qui parle. Ce n’est pas sa première. Il sait que chaque palier, chaque moment est primordial. Inutile de foncer, faut partir à point.
Il reprend son souffle, inspire fort, sans bruit. Il compresse son sac à dos contre lui, tire sur sa capuche et s’en recouvre le visage le plus possible. Il masque sa bouche et son nez d’un foulard. L’espace sécurisé de la SNCF n’est pourtant pas équipé de vidéosurveillance… Il endosse juste un rôle.
Et puis il y a les témoins, un passant, une bagnole. Faut pas qu’on le reconnaisse.
À partir de maintenant, il est dans l’illégalité la plus complète. Un hors-la-loi ! Il est sur une propriété privée de la SNCF. Pas loin des rails.
L’excitation monte, la pression aussi. Il adore. La petite montée d’adrénaline, le cœur qui bat à fond ! Il est fan . Une libération. Des sensations incomparables.
Il repart. Rampe le long du grillage crasseux, les herbes craquent. La verdure est complètement fossilisée par la glace.
Le sol est rugueux.
Il est maintenant à moins de dix mètres, plus qu’à traverser les voies et il y sera, devant son wagon. Il jette un dernier coup d’œil, cherche les bruits parasites. Pas de bruit, un chien aboie au loin. Le corbeau a disparu.
Il souffle encore, se détend, presse son sac sous son bras. Puis court. Direction la voiture. Il saute par-dessus les rails, évite de se prendre les pieds dans les traverses, dérape contre les caillasses. Il se contrôle, se plaque contre la carlingue froide. Il y est arrivé.
On y est !
Putain. Il caresse la taule gelée, crasseuse du wagon. Un monstre. Un poids. Cet objet roulant immense, massif, brutal. Visible de la route. Un superbe géant. Un ensemble massif gris rouille, post-apocalyptique, envahi par une verdure foisonnante. Un espace de voie ferrée abandonnée. Le coude de stockage de la voie principale de la ligne Tours-Paris.
Jo ouvre son sac à dos et en tire une lampe frontale. Il bloque ainsi la capuche de son sweat , et aura surtout de la lumière pour la deuxième partie de l’opération.
Il prend soin de régler le faisceau de sa lampe frontale. OK, il est prêt. Il éteint. Il la rallumera tout à l’heure. Il sent l’excitation monter. L’adrénaline… Son cœur bat la chamade.
Il lorgne de tous les côtés, cherche les voitures, la route. Rien, le silence. Il est tranquille, en plein cœur de la nuit, seul. Dos à la taule.
Il est à découvert. Le chrono est lancé. Plus de temps à perdre.
C’est bon. Il pose son sac à dos. Le zip glisse. Il l’ouvre en grand, étale la série de sprays . Une bonne dizaine de bombes de peinture neuves l’attendent. Il sort un dessin qu’il a longuement mûri, son modèle. Dessus, des cotes des indicateurs pour les fenêtres, les portes. La fresque va couvrir l’intégralité de la carlingue.
Une véritable œuvre d’art qui sera visible depuis la route !
Un truc de dingue.
Il agite les bombes de peinture une à une. Les billes grelottent comme des maracas métalliques. Il en fourre dans sa poche, dans son blouson. Il doit maintenant faire un minimum de mouvements, synchroniser chaque coup de bombe, anticiper le prochain. Il doit faire vite, efficace. L’art sauvage !
Jo est un « vandal’ », c’est comme ça qu’il signe ses créations. Demain, il reviendra en plein jour et fera des photos de son œuvre. Il attendra les réactions des passants, des riverains. Il affichera son œuvre sur sa page Facebook . Attendra les commentaires… Des likes . D’ailleurs, ils son

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