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263
pages
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Français
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Ebooks
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2017
Description
On n’oubliera pas de sitôt l’éblouissante Geneviève de Lanaudière, dont le charme et le bel esprit font tourner les têtes dans les salons de Québec. Elle traverse, insouciante, les années folles qui annoncent la fin de la Nouvelle-France. Pour rien au monde elle n’aurait raté les Mardis gras arrosés de l’intendant Bigot et les bals endiablés de sa maîtresse, la Pompadour du Canada, où se nouent et se dénouent les liaisons coupables.
Pendant que la petite noblesse s’amuse, la guerre de Sept Ans fait rage. À l’été de 1759, les bombes pleuvent sur Québec, mais Geneviève refuse de quitter la ville. À l’hôpital, elle prend soin des blessés, tout en laissant ses pensées errer vers les hauteurs d’Abraham où ses êtres chers affrontent les troupes anglaises du général Wolfe. Elle l’ignore encore, mais sa vie va bientôt s’écrouler comme un château de cartes.
C’est Catherine de Beaubassin, son inséparable complice, qui, des années après, raconte le destin brisé de Geneviève, étroitement lié aux grandeurs et misères de son pays. Les fantômes du passé surgissent, cependant que Catherine ouvre la boîte de Pandore de sa mémoire pour livrer ses troublantes confidences. Elle avoue même son impardonnable trahison, quand, devenues rivales, les deux amies se sont disputé les faveurs du séduisant général Montcalm.
Un frisson glacé traversa Geneviève. Le capuchon de sa mante rabattu, elle se faufila jusqu’au perron de pierre, déterminée à se faire admettre auprès de Montcalm. N’était-elle pas sa chère amie ? La prenant pour une religieuse, les gens se tassaient afin de la laisser passer. Une fois devant la porte, elle se figea sur place. Allait-elle réellement se présenter au chevet d’un général auquel elle n’était même pas apparentée ? N’était-il pas inconvenant pour une dame mariée d’agir ainsi ? L’air humide la pénétra. Instinctivement, elle se couvrit le visage pour s’en protéger ou, plus sûrement, de peur d’être reconnue. Les idées s’emmêlaient dans sa tête. Pendant un moment, elle songea à battre en retraite. Non, elle ne pouvait pas s’enfuir alors que l’homme qu’elle adorait se mourait à l’intérieur. Jamais elle ne se pardonnerait cette lâcheté. Aussi promptement qu’elle s’était frayé un chemin dans la foule, elle contourna la sentinelle et, vive comme l’éclair, entra sans se soucier de ses protestations. Dans le hall, elle se heurta à son oncle.
« Vous ici ? dit-il, surpris de voir sa nièce si défiante.
— Je veux voir le marquis. »
Elle soutint son regard.
Pendant que la petite noblesse s’amuse, la guerre de Sept Ans fait rage. À l’été de 1759, les bombes pleuvent sur Québec, mais Geneviève refuse de quitter la ville. À l’hôpital, elle prend soin des blessés, tout en laissant ses pensées errer vers les hauteurs d’Abraham où ses êtres chers affrontent les troupes anglaises du général Wolfe. Elle l’ignore encore, mais sa vie va bientôt s’écrouler comme un château de cartes.
C’est Catherine de Beaubassin, son inséparable complice, qui, des années après, raconte le destin brisé de Geneviève, étroitement lié aux grandeurs et misères de son pays. Les fantômes du passé surgissent, cependant que Catherine ouvre la boîte de Pandore de sa mémoire pour livrer ses troublantes confidences. Elle avoue même son impardonnable trahison, quand, devenues rivales, les deux amies se sont disputé les faveurs du séduisant général Montcalm.
Un frisson glacé traversa Geneviève. Le capuchon de sa mante rabattu, elle se faufila jusqu’au perron de pierre, déterminée à se faire admettre auprès de Montcalm. N’était-elle pas sa chère amie ? La prenant pour une religieuse, les gens se tassaient afin de la laisser passer. Une fois devant la porte, elle se figea sur place. Allait-elle réellement se présenter au chevet d’un général auquel elle n’était même pas apparentée ? N’était-il pas inconvenant pour une dame mariée d’agir ainsi ? L’air humide la pénétra. Instinctivement, elle se couvrit le visage pour s’en protéger ou, plus sûrement, de peur d’être reconnue. Les idées s’emmêlaient dans sa tête. Pendant un moment, elle songea à battre en retraite. Non, elle ne pouvait pas s’enfuir alors que l’homme qu’elle adorait se mourait à l’intérieur. Jamais elle ne se pardonnerait cette lâcheté. Aussi promptement qu’elle s’était frayé un chemin dans la foule, elle contourna la sentinelle et, vive comme l’éclair, entra sans se soucier de ses protestations. Dans le hall, elle se heurta à son oncle.
« Vous ici ? dit-il, surpris de voir sa nièce si défiante.
— Je veux voir le marquis. »
Elle soutint son regard.
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Publié par
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Date de parution
01 février 2017
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EAN13
9782764432754
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
2 Mo