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56
pages
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Français
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Ebooks
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2025
Description
Dans la brume du Saguenay, rien n’est oublié.
Les enfants de Pompéi est un roman sur les silences qui façonnent les familles et les souvenirs qui refusent de s’éteindre. Suite indépendante de Je suis Pompéi, ce roman peut se lire seul, comme une plongée sensible dans les vestiges d’une enfance sans ancrage.
Clara et Antoine ont grandi à l’ombre d’un exil intime. Enfants, ils ont quitté leur pays avec Paul pour s’installer en France. Adolescents, ils sont revenus, porteurs d’histoires muettes et d’attachements fragiles. Aujourd’hui adultes, ils se retrouvent pour les vacances d’été au chalet familial. Mais la brume au-dessus du lac plane comme la vérité :
Paul est entre la vie et la mort. Chacun sait et pourtant... personne n’en parle. À travers les allers-retours du passé au présent, ce roman explore la mémoire, la résilience, la culpabilité, mais aussi l’amour – celui qu’on tait, celui qui trahit, celui qui sauve. Les jours au chalet, rythmés par les silences et les tensions, deviennent un théâtre d’émotions retenues, jusqu’à ce que quelque chose cède. Dans leur solitude, ils sont ensemble. Et c’est peut-être là que commence la paix.
Le soleil couchant qui se mire sur le lac est encore plus beau que celui frais du matin. Je dois me débarrasser de cette journée, de cette année, de cette vie, de ces vacances comme une comédie d’été qui n’en finit plus. De moi à qui je ne peux échapper, des autres qui finissent toujours par me rattraper. Je veux me donner à la rivière Saguenay, pour qu’elle me coule jusqu’à son lit et m’entraîne vers ses replis à l’abri du courant. Pour pouvoir me fondre et dormir dans ses boues fines. Pour peut-être devenir, à mon tour, dans douze mille ans, une figurine d’argile. La vie dure, je la porte dans ma moelle, entre chacune de ses vertèbres. Mangée par le quotidien et les peines, mon habileté à feindre le bonheur s’amenuise. Avec le temps, mon masque s’est abîmé. Les pattes d’oie à l’angle de mes yeux crient au secours avec plus de profondeur que je ne le souhaiterais et, malgré mes efforts pour les faire oublier, Noah ne voit que ça. Il s’avance vers moi, masse doucement mes épaules crispées et me sourit avec tendresse. Cette envie de plonger qui me presse naît d’un besoin plus grand que celui de nager. C’est l’urgence de disparaître, qui me pousse vers le fond. Noah le devine. Il s’assoit sur le quai, me regarde me jeter à l’eau et voilà que les rôles s’inversent. Il devient le sauveteur. Mon corps coupe le lac en deux et je sens le froid transpercer ma chair, sans épargner mon sang et c’est là que rester devient un choix. Mes membres de plomb coulent, tandis que mes cheveux en méduses enveloppent mon visage phosphorescent. De feu, je deviens liquide. Une colère éteinte, pour un instant.
Le souffle
Six mètres de cendres, peut-être plus
La pulsation éteinte du vivant
Une terre stérile
Les cendres et la poussière
La mousse et le lichen
Le substrat minimal
Les racines superficielles
Le vent fécond
La vie qui rampe sous un sol peu profond
La silhouette des arbustes
Le retour des oiseaux
Le temps suspendu
Le flan boréal du temps
Le miracle et la soudaineté
La douceur du vent à la reconquête du vivant
L’éveil brutal de la mémoire ensevelie
Les enfants de Pompéi est un roman sur les silences qui façonnent les familles et les souvenirs qui refusent de s’éteindre. Suite indépendante de Je suis Pompéi, ce roman peut se lire seul, comme une plongée sensible dans les vestiges d’une enfance sans ancrage.
Clara et Antoine ont grandi à l’ombre d’un exil intime. Enfants, ils ont quitté leur pays avec Paul pour s’installer en France. Adolescents, ils sont revenus, porteurs d’histoires muettes et d’attachements fragiles. Aujourd’hui adultes, ils se retrouvent pour les vacances d’été au chalet familial. Mais la brume au-dessus du lac plane comme la vérité :
Paul est entre la vie et la mort. Chacun sait et pourtant... personne n’en parle. À travers les allers-retours du passé au présent, ce roman explore la mémoire, la résilience, la culpabilité, mais aussi l’amour – celui qu’on tait, celui qui trahit, celui qui sauve. Les jours au chalet, rythmés par les silences et les tensions, deviennent un théâtre d’émotions retenues, jusqu’à ce que quelque chose cède. Dans leur solitude, ils sont ensemble. Et c’est peut-être là que commence la paix.
Le soleil couchant qui se mire sur le lac est encore plus beau que celui frais du matin. Je dois me débarrasser de cette journée, de cette année, de cette vie, de ces vacances comme une comédie d’été qui n’en finit plus. De moi à qui je ne peux échapper, des autres qui finissent toujours par me rattraper. Je veux me donner à la rivière Saguenay, pour qu’elle me coule jusqu’à son lit et m’entraîne vers ses replis à l’abri du courant. Pour pouvoir me fondre et dormir dans ses boues fines. Pour peut-être devenir, à mon tour, dans douze mille ans, une figurine d’argile. La vie dure, je la porte dans ma moelle, entre chacune de ses vertèbres. Mangée par le quotidien et les peines, mon habileté à feindre le bonheur s’amenuise. Avec le temps, mon masque s’est abîmé. Les pattes d’oie à l’angle de mes yeux crient au secours avec plus de profondeur que je ne le souhaiterais et, malgré mes efforts pour les faire oublier, Noah ne voit que ça. Il s’avance vers moi, masse doucement mes épaules crispées et me sourit avec tendresse. Cette envie de plonger qui me presse naît d’un besoin plus grand que celui de nager. C’est l’urgence de disparaître, qui me pousse vers le fond. Noah le devine. Il s’assoit sur le quai, me regarde me jeter à l’eau et voilà que les rôles s’inversent. Il devient le sauveteur. Mon corps coupe le lac en deux et je sens le froid transpercer ma chair, sans épargner mon sang et c’est là que rester devient un choix. Mes membres de plomb coulent, tandis que mes cheveux en méduses enveloppent mon visage phosphorescent. De feu, je deviens liquide. Une colère éteinte, pour un instant.
Le souffle
Six mètres de cendres, peut-être plus
La pulsation éteinte du vivant
Une terre stérile
Les cendres et la poussière
La mousse et le lichen
Le substrat minimal
Les racines superficielles
Le vent fécond
La vie qui rampe sous un sol peu profond
La silhouette des arbustes
Le retour des oiseaux
Le temps suspendu
Le flan boréal du temps
Le miracle et la soudaineté
La douceur du vent à la reconquête du vivant
L’éveil brutal de la mémoire ensevelie
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Publié par
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Date de parution
17 novembre 2025
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EAN13
9782924847558
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Langue
Français