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73
pages
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Français
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Ebooks
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2020
Description
Pourquoi Simon sourit-il autant? Et que cache-t-il derrière ce sourire? Que camouflent les costumes de mascotte qu’il emprunte ou les masques qu’il revêt? D’où lui viennent cette légèreté, cette juvénilité? C’est à ces questions que Simon tente de répondre, en revisitant l’arrivée lumineuse du théâtre dans sa vie. L’auteur se dévoile et se donne sans demi-mesure. Avec une gravité qui prend aux tripes... mais avec le sourire. – Mais Simon, tu dis tout. Garde-toi une petite gêne, pour l’amour. – J’ai envie de tout dire. En fait, j’ai besoin de tout dire. J’essaie de mieux me cerner. J’ai l’air transparent, mais je suis insaisissable comme une pile d’acétates. Formé en interprétation théâtrale au Collège Lionel-Groulx, Simon Boulerice est un touche-à-tout épanoui. Chroniqueur radio et télé, il navigue également entre le jeu et la mise en scène. Surtout, il écrit : du théâtre, de la poésie et des romans, tant pour adultes que pour enfants. Parmi sa cinquantaine de titres : Simon a toujours aimé danser, Martine à la plage, Javotte, Edgar Paillettes, PIG, Le dernier qui sort éteint la lumière et L’enfant mascara.
« Je participe aux concours d’art oratoire. Ma diction est floue, mais je pallie avec mon élan. Je n’ai que ça, de l’élan. Je suis un ressort de trampoline vibrant pour le reste des temps. » Extrait 2 « Ma joie a toujours eu quelque chose de rétractable. Elle se replie sur elle-même avec la vélocité du ruban à mesurer ayant accompli sa tâche, avec la fulgurance du rideau de scène à effet kabuki à l’ouverture du second spectacle de Céline Dion à Las Vegas, lors du premier refrain d’Open Arms. Ce tulle aspiré en un tournemain, c’est ma joie qui s’avale par le drain de ma bouche.» Extrait 3 « Être vu sans être reconnu, c’est le lot des mascottes, de ceux et celles qui y sont plongés. Le décalage me fascine. Cette grande solitude muette entourée de cris, de joies, de regards. Être vu sans être reconnu, c’est aussi les débuts de l’écrivain qui parcourt les salons du livre.» Extrait 4 «Le problème est là : quand je parle, il y a une telle générosité encombrante que ça se bouscule au portillon, ça déferle en furie, les mots affluent, poussent les uns sur les autres, se piétinent, s’escamotent, s’amochent. Ma parole est une ouverture de Wal-Mart un jour de Black Friday, ou de Costco, à la suite d’une annonce de pandémie. »
« Je participe aux concours d’art oratoire. Ma diction est floue, mais je pallie avec mon élan. Je n’ai que ça, de l’élan. Je suis un ressort de trampoline vibrant pour le reste des temps. » Extrait 2 « Ma joie a toujours eu quelque chose de rétractable. Elle se replie sur elle-même avec la vélocité du ruban à mesurer ayant accompli sa tâche, avec la fulgurance du rideau de scène à effet kabuki à l’ouverture du second spectacle de Céline Dion à Las Vegas, lors du premier refrain d’Open Arms. Ce tulle aspiré en un tournemain, c’est ma joie qui s’avale par le drain de ma bouche.» Extrait 3 « Être vu sans être reconnu, c’est le lot des mascottes, de ceux et celles qui y sont plongés. Le décalage me fascine. Cette grande solitude muette entourée de cris, de joies, de regards. Être vu sans être reconnu, c’est aussi les débuts de l’écrivain qui parcourt les salons du livre.» Extrait 4 «Le problème est là : quand je parle, il y a une telle générosité encombrante que ça se bouscule au portillon, ça déferle en furie, les mots affluent, poussent les uns sur les autres, se piétinent, s’escamotent, s’amochent. Ma parole est une ouverture de Wal-Mart un jour de Black Friday, ou de Costco, à la suite d’une annonce de pandémie. »
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Publié par
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Date de parution
01 octobre 2020
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EAN13
9782764442173
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Langue
Français