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146
pages
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Français
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Ebooks
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2018
Description
À Chicago où elle vit depuis 20 ans, Manon Lessard reçoit un étrange manuscrit, qui la ramène à l’île Perrot dans les années 1990. C’est écrit par Karine, la petite voisine qui se réfugiait sans cesse chez elle, maintenant devenue adulte. Est-ce un roman? De l’autofiction? Elle ne sait pas.
Il s’agit de son histoire avec Josée, de leur dernière rencontre, de ce jour de tempête où elle a découvert l’inceste que subissait Karine, des événements sordides qui se sont ensuite précipités et qui ont chamboulé sa vie. Des bribes de son journal personnel étayent ce récit, si bien qu’on a l’impression qu’elle l’a elle-même écrit. Ou qu’elle aurait pu. Elle y retrouve ses amis, sa voisine, sa chienne, des souvenirs et des sentiments qu’elle croyait avoir enterrés avec Josée. Mais les noms ont été changés, des faits importants ont disparu, d’autres ont été maquillés, voire inventés.
Au fil de sa lecture, Manon commente le récit de Karine, s’efforce de faire le tri entre fiction et réalité. Alors, petit à petit, le sens de ce manuscrit se dégage et prend l’allure d’un troublant appel à l’aide.
Monique avait tout caché, visitait des condos pendant qu’elle, l’innocente, l’attendait pour souper. Des semaines, peut-être des mois à lui jouer dans le dos, à préparer la rupture sans rien dire. La mère de Monique avait appris à leur sujet. Selon Judith, c’était une excellente nouvelle. Pour Monique, au contraire, sa mère menaçait de la déshériter et c’était un désastre. En 1997, s’insurge Judith, peut-on imaginer ? On se croirait revenus au temps de Duplessis !
Elle ne sait pas pourquoi elle ressasse tout ça. Elle devrait plutôt se concentrer sur la route. À quarante kilomètres à l’heure, elle a l’impression d’être pilote d’essai à la Nascar. La route 20 s’est transformée en glissoire. Elle vient de croiser une voiture, cul en l’air, dans le fossé. Pas question de s’arrêter, même pas question d’essayer de freiner sur cette glace noire.
Il fallait que personne ne sache à leur sujet. Les jugements de son public n’étaient pas en cause, Monique prétendait ne pas s’en soucier. Elle ne se préoccupait pas davantage de la discrimination de ses employeurs. Monique les croyait au-dessus des préjugés habituels. Elle avait tort, le milieu artistique n’était pas si ouvert. Judith en savait quelque chose, elle le fréquentait régulièrement depuis qu’elle rédigeait la chronique artistique du Soir.
Il s’agit de son histoire avec Josée, de leur dernière rencontre, de ce jour de tempête où elle a découvert l’inceste que subissait Karine, des événements sordides qui se sont ensuite précipités et qui ont chamboulé sa vie. Des bribes de son journal personnel étayent ce récit, si bien qu’on a l’impression qu’elle l’a elle-même écrit. Ou qu’elle aurait pu. Elle y retrouve ses amis, sa voisine, sa chienne, des souvenirs et des sentiments qu’elle croyait avoir enterrés avec Josée. Mais les noms ont été changés, des faits importants ont disparu, d’autres ont été maquillés, voire inventés.
Au fil de sa lecture, Manon commente le récit de Karine, s’efforce de faire le tri entre fiction et réalité. Alors, petit à petit, le sens de ce manuscrit se dégage et prend l’allure d’un troublant appel à l’aide.
Monique avait tout caché, visitait des condos pendant qu’elle, l’innocente, l’attendait pour souper. Des semaines, peut-être des mois à lui jouer dans le dos, à préparer la rupture sans rien dire. La mère de Monique avait appris à leur sujet. Selon Judith, c’était une excellente nouvelle. Pour Monique, au contraire, sa mère menaçait de la déshériter et c’était un désastre. En 1997, s’insurge Judith, peut-on imaginer ? On se croirait revenus au temps de Duplessis !
Elle ne sait pas pourquoi elle ressasse tout ça. Elle devrait plutôt se concentrer sur la route. À quarante kilomètres à l’heure, elle a l’impression d’être pilote d’essai à la Nascar. La route 20 s’est transformée en glissoire. Elle vient de croiser une voiture, cul en l’air, dans le fossé. Pas question de s’arrêter, même pas question d’essayer de freiner sur cette glace noire.
Il fallait que personne ne sache à leur sujet. Les jugements de son public n’étaient pas en cause, Monique prétendait ne pas s’en soucier. Elle ne se préoccupait pas davantage de la discrimination de ses employeurs. Monique les croyait au-dessus des préjugés habituels. Elle avait tort, le milieu artistique n’était pas si ouvert. Judith en savait quelque chose, elle le fréquentait régulièrement depuis qu’elle rédigeait la chronique artistique du Soir.
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Publié par
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Date de parution
26 septembre 2018
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EAN13
9782764428771
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Langue
Français