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Français
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Les vies parallèles de PlutarqueTome quatrième AratusTraduction française de Alexis PierronARATUS.(De l’an 272 à l’an 214 avant J.-C)[1]Le philosophe Chrysippe mon cher Polycratès, citant un ancien proverbe, dans lequel il trouvait sans doute un mauvais sens, lerapporte non tel qu’il est, mais bien comme il a cru qu’il devait être :Qui louera un père, sinon des fils heureux ?[2]Mais Dionysodore de Trézène blâme ce changement, et rend le proverbe dans ses propres termes :Qui louera un père, sinon des fils malheureux ?Et il ajoute que le but de ce proverbe est de fermer la bouche à ceux qui, n’ayant aucun mérite personnel, se parent des vertus deleurs ancêtres, et ne cessent de les louer outre mesure. Quant à ceux en qui éclate naturellement, pour me servir des termes dePindare, la noblesse transmise par leurs pères, ainsi qu’on la voit briller en toi, qui conformes ta vie aux plus parfaits modèles quet’ont laissés tes aïeux, ceux-là trouvent un véritable bonheur à se ressouvenir des hommes vertueux qui ont honoré leur famille, et àentendre raconter, ou à raconter eux-mêmes les belles actions qu’ils ont faites. Car ce n’est point faute de vertus personnelles qu’ilsfont dépendre leur réputation de louanges étrangères, ajoutant leurs propres actions à celles de leurs ancêtres : ils les louent non-seulement comme étant les auteurs de leur race, mais encore comme les modèles de leur vie. Voilà pourquoi je t’envoie la Vied’Aratus, ton concitoyen et l’un de tes ...
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Français
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