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Description
Résumé Cette thèse trace une analyse critique et située d’un cas empirique d’alliance syndicale dans les Amériques (Canada, Chili, Pérou). Elle s’inscrit pour ainsi dire dans la mouvance des débats théorique et pratique dans le champ des relations industrielles entourant la nécessité pour les organisations syndicales de renouveler leur discours et de développer des cohésions nouvelles sur la scène internationale. Plus spécifiquement, elle procède à l’étude des logiques d’action d’équipes syndicales locales investies dans la construction d’une coalition Nord/Sud ayant pris place dans une entreprise multinationale du secteur des mines et de la métallurgie. À cet effet, elle s’articule autour d’une double hypothèse. D’une part, nous postulons que la mondialisation se veut non déterministe et non normative en son essence (Lévesque 1998; Murray, Lévesque et al.. 2000; Pocock 2000) : nous sommes d’avis que les acteurs contribuent, dans toute leur singularité, à la détermination des conditions du travail et de l’emploi. Selon pareille posture théorique, la mondialisation doit être lue non pas comme une super règle ou un destin économique, mais comme un jeu stratégique visant le pouvoir sur le monde : celle-ci peut être possiblement contrecarrée par des acteurs collaborant entre eux qui autrement n’auraient sans doute pas envie d’avoir affaire les uns avec les autres (Beck 2007). Nous admettons, d’autre part, que le déclenchement de toute manœuvre de solidarité ...
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English