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20
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Français
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Description
Le développement des situations intermédiaires entre habiter chez ses parents et s'installer dans un logement personnel qui ne soit pas à la charge des parents complique l'analyse de l'accès à l'indépendance résidentielle. L'installation dans un logement indépendant est de plus en plus tardive, alors que l'âge au départ du domicile familial est stable depuis le début des années 90, davantage de jeunes partant avec l'aide de leurs parents. Cette aide s'est intensifiée aussi bien à la fin des études qu'après. Elle s'ajoute aux allocations logement dont les bénéficiaires sont plus nombreux qu'auparavant. Résider chez ses parents tout en s'en absentant plus de la moitié du temps constitue un mode de transition possible vers l'indépendance résidentielle. Cette double résidence concerne, à un moment donné, un jeune sur dix, et davantage les étudiants que les actifs et les chômeurs. Un premier départ sur cinq s'avère provisoire, et l'on enregistre deux fois plus de retours chez les parents après un départ aidé qu'après un départ non aidé. Neuf fois sur dix, des difficultés professionnelles jouent un rôle dans les retours après une première indépendance résidentielle. En revanche, s'ils interviennent moins souvent, les problèmes non professionnels (rupture sentimentale, problèmes familiaux, problèmes de santé) incitent davantage les jeunes à revenir chez leurs parents. Les départs les plus tardifs ne s'effectuent pas à un âge plus élevé qu'auparavant : une preuve de plus à l'encontre de l'idée suivant laquelle les enfants partiraient de plus en plus tard. Les difficultés professionnelles jouent un rôle central dans cette prolongation du séjour dans le giron familial, et rien n'indique que ce soit les enfants qui s'entendent le mieux avec leurs parents qui ont le plus de mal à les quitter.
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Français