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23
pages
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Français
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Documents
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1986
Description
L'année psychologique - Année 1986 - Volume 86 - Numéro 1 - Pages 9-29
Summary : The cognitive control of eye movements by peripheral preprocessing.
To achieve a better understanding of visual activity during reading, we study a simple scanning task, which involves at every fixation a decision concerning where to send the eye next. The purpose is to clarify the mechanisms controlling the positions and durations of fixations and to estimate their dependence on the amount of cognitive processing required by each element fixated.
In our study subjects count the number of occurrences of a target sign in a line of other non-target signs. Peripheral discriminability of the signs is varied, as well as the blank spaces between the signs.
When the signs can not be distinguished from outside foveal vision, the results show that : 1) the eyes bring each sign into foveal vision ; 2) fixation durations are longer thcm when peripheral preprocessing is possible ; 3) fixations on target signs are again longer than on non-target signs.
Contrary to a previous experiment where targets were easily discriminable (Kapoula, 1984 &), fixation durations increase with saccade precision. The effect of saccade amplitude on the duration of the subsequent fixation appears again but only for fixations belonging to very precise fixation sequences ; presumably in this case the effect results from a specifie oculo-motor preparation mechanism, induced by poor quality of peripheral information.
We conclude that moment-to-moment control by local information processing is possible here and therefore may also be possible during reading. Further, it seems likely that the oculomotor system is able to function under different modes according to the possibilities for peripheral preprocessing : a « controlled » mode, where aiming precision is high and a speed-accuracy trade-off is involved, and an « automatic » mode, where spatial constraints are less rigid.
Key words : eye movements, cognitive control, peripheral preprocessing.
Résumé
Pour mieux comprendre l'activité visuelle exercée dans la lecture, une étude de l'organisation des mouvements oculaires est réalisée lors d'une tâche d'exploration de stimulus non linguistiques, qui implique, comme la lecture, à chaque station du regard une décision instantanée sur l'emplacement de la fixation suivante.
La tâche du sujet consiste à dénombrer des stimulus cibles disposés parmi des non-cibles sur une ligne. On fait varier la discriminabilité des stimulus en vision périphérique ainsi que la dimension des espacements entre les éléments successifs de la ligne.
Lorsque les stimulus sont non discriminables en périphérie on observe que : 1) le regard s'ajuste systématiquement sur chacun des éléments ; 2) la durée des fixations dure davantage que lorsque les stimulus sont discriminables en périphérie ; 3) les fixations sur les cibles sont plus longues que celles sur les non-cibles. Contrairement à une étude antérieure où les stimulus étaient discrimi-nables en périphérie (Kapoula, 1984 a.), on observe que la durée des fixations augmente avec la précision d'ajustement du regard. L'effet de l'amplitude de la saccade sur la durée de la fixation suivante apparaît de nouveau mais seulement pour les fixations appartenant à des séquences de fixations exactement ajustées sur les éléments.
Il apparaît qu'une régulation immédiate est possible dans ces conditions, et par conséquent également dans la lecture. En outre, il semble que le système oculomoteur soit capable de fonctionner sous des modes différents, selon les possibilités d'analyse en périphérie : un mode « contrôlé » où la visée spatiale est très précise, et un mode « automatique » où les contraintes spatiales sont moins strictes.
Mots clefs : mouvements des yeux, contrôle cognitif, prétraitement périphérique.
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Summary : The cognitive control of eye movements by peripheral preprocessing.
To achieve a better understanding of visual activity during reading, we study a simple scanning task, which involves at every fixation a decision concerning where to send the eye next. The purpose is to clarify the mechanisms controlling the positions and durations of fixations and to estimate their dependence on the amount of cognitive processing required by each element fixated.
In our study subjects count the number of occurrences of a target sign in a line of other non-target signs. Peripheral discriminability of the signs is varied, as well as the blank spaces between the signs.
When the signs can not be distinguished from outside foveal vision, the results show that : 1) the eyes bring each sign into foveal vision ; 2) fixation durations are longer thcm when peripheral preprocessing is possible ; 3) fixations on target signs are again longer than on non-target signs.
Contrary to a previous experiment where targets were easily discriminable (Kapoula, 1984 &), fixation durations increase with saccade precision. The effect of saccade amplitude on the duration of the subsequent fixation appears again but only for fixations belonging to very precise fixation sequences ; presumably in this case the effect results from a specifie oculo-motor preparation mechanism, induced by poor quality of peripheral information.
We conclude that moment-to-moment control by local information processing is possible here and therefore may also be possible during reading. Further, it seems likely that the oculomotor system is able to function under different modes according to the possibilities for peripheral preprocessing : a « controlled » mode, where aiming precision is high and a speed-accuracy trade-off is involved, and an « automatic » mode, where spatial constraints are less rigid.
Key words : eye movements, cognitive control, peripheral preprocessing.
Résumé
Pour mieux comprendre l'activité visuelle exercée dans la lecture, une étude de l'organisation des mouvements oculaires est réalisée lors d'une tâche d'exploration de stimulus non linguistiques, qui implique, comme la lecture, à chaque station du regard une décision instantanée sur l'emplacement de la fixation suivante.
La tâche du sujet consiste à dénombrer des stimulus cibles disposés parmi des non-cibles sur une ligne. On fait varier la discriminabilité des stimulus en vision périphérique ainsi que la dimension des espacements entre les éléments successifs de la ligne.
Lorsque les stimulus sont non discriminables en périphérie on observe que : 1) le regard s'ajuste systématiquement sur chacun des éléments ; 2) la durée des fixations dure davantage que lorsque les stimulus sont discriminables en périphérie ; 3) les fixations sur les cibles sont plus longues que celles sur les non-cibles. Contrairement à une étude antérieure où les stimulus étaient discrimi-nables en périphérie (Kapoula, 1984 a.), on observe que la durée des fixations augmente avec la précision d'ajustement du regard. L'effet de l'amplitude de la saccade sur la durée de la fixation suivante apparaît de nouveau mais seulement pour les fixations appartenant à des séquences de fixations exactement ajustées sur les éléments.
Il apparaît qu'une régulation immédiate est possible dans ces conditions, et par conséquent également dans la lecture. En outre, il semble que le système oculomoteur soit capable de fonctionner sous des modes différents, selon les possibilités d'analyse en périphérie : un mode « contrôlé » où la visée spatiale est très précise, et un mode « automatique » où les contraintes spatiales sont moins strictes.
Mots clefs : mouvements des yeux, contrôle cognitif, prétraitement périphérique.
21 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1986
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
1 Mo