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20
pages
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Français
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Documents
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1954
Description
L'année psychologique - Année 1954 - Volume 54 - Numéro 1 - Pages 35-52
Si on fait entendre une série de sons d'intensités différentes telle qu'un ensemble de sous se repele toujours identique à lui- même, tous les sons otant séparés les uns des autres par des intervalles isochrones, il est possible de percevoir divers types de groupements à partir d'une telle série qui joue le rôle d'une figure complexe ambiguë. Si on demande après audition de reproduire la structure per ue on constale : 1° Le début de toute la serie a une influence importante mais non unique sur la détermination de la structure perçue ; 2° Si on exclut ce facteur contingent on constate que les structures perçues sont telles que tous les sons intenses contigus se groupent ensemble au début ou à la fin des structures ; 3° Si le nombre des sons intenses est plus grand que celui des sons faibles il y a souvent une inversion telle que les sons intenses sont reproduits par des frappes faibles et inversement. Ce renversement analogue aux renversements figure-fond établit que les sons plus intenses sont figures par rapport aux autres ; 4° Les rapports d'intensité établis spontanément dans les reproductions entre frappes accentuées et non accentuées sont très variables d'un individu à l'autre. Compte tenu de ce facteur il apparaît cependant que le rapport d'intensité est d'autant plus grand que la proportion des frappes accentuées par rapport aux autres est plus petite ; 5° Dans les reproductions on constate une structuration temporelle qui s'explique par l'action de deux facteurs : a) L'intervalle qui sépare une frappe accentuée d'une frappe non accentuée est relativement plus long ; b) L'intervalle qui sépare deux groupes successifs est aussi relativement plus long. Quand le groupe se termine sur une frappe accentuée ces deux actions se cumulent et donnent un allongement de intervalle terminal de ordre de 20 à 25%. 6° L'analyse des structures et des intervalles permet de penser que le son le plus intense dans une série isochrone détermine normalement le début du groupement mais ce son ayant pour effet d'allonger l'intervalle qui le suit celui-ci peut alors jouer le rôle d'une pause entre deux groupes, et dans ce cas le son le plus intense se trouve terminer le groupe. Ce double effet expliquerait que l'accent est spontanément placé dans les structurations soit au début soit à la fin. Certains sujets seraient plus sensibles à l'effet direct de l'accent, d'autres à son effet indirect sur la durée des intervalles temporels.
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Si on fait entendre une série de sons d'intensités différentes telle qu'un ensemble de sous se repele toujours identique à lui- même, tous les sons otant séparés les uns des autres par des intervalles isochrones, il est possible de percevoir divers types de groupements à partir d'une telle série qui joue le rôle d'une figure complexe ambiguë. Si on demande après audition de reproduire la structure per ue on constale : 1° Le début de toute la serie a une influence importante mais non unique sur la détermination de la structure perçue ; 2° Si on exclut ce facteur contingent on constate que les structures perçues sont telles que tous les sons intenses contigus se groupent ensemble au début ou à la fin des structures ; 3° Si le nombre des sons intenses est plus grand que celui des sons faibles il y a souvent une inversion telle que les sons intenses sont reproduits par des frappes faibles et inversement. Ce renversement analogue aux renversements figure-fond établit que les sons plus intenses sont figures par rapport aux autres ; 4° Les rapports d'intensité établis spontanément dans les reproductions entre frappes accentuées et non accentuées sont très variables d'un individu à l'autre. Compte tenu de ce facteur il apparaît cependant que le rapport d'intensité est d'autant plus grand que la proportion des frappes accentuées par rapport aux autres est plus petite ; 5° Dans les reproductions on constate une structuration temporelle qui s'explique par l'action de deux facteurs : a) L'intervalle qui sépare une frappe accentuée d'une frappe non accentuée est relativement plus long ; b) L'intervalle qui sépare deux groupes successifs est aussi relativement plus long. Quand le groupe se termine sur une frappe accentuée ces deux actions se cumulent et donnent un allongement de intervalle terminal de ordre de 20 à 25%. 6° L'analyse des structures et des intervalles permet de penser que le son le plus intense dans une série isochrone détermine normalement le début du groupement mais ce son ayant pour effet d'allonger l'intervalle qui le suit celui-ci peut alors jouer le rôle d'une pause entre deux groupes, et dans ce cas le son le plus intense se trouve terminer le groupe. Ce double effet expliquerait que l'accent est spontanément placé dans les structurations soit au début soit à la fin. Certains sujets seraient plus sensibles à l'effet direct de l'accent, d'autres à son effet indirect sur la durée des intervalles temporels.
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1954
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
1 Mo