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Français
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1 Communication de Marie Perrin LA RÉVOLUTION OU COMMENT « RESTER FIDÈLE À TOUTES LES LOIS DE L’ART EN LES COMBINANT AVEC LA LOI DU PROGRÈS » Avant l’exil, il pouvait sembler que les lois de l’idéologie hugolienne du progrès sous la monarchie de Juillet contredisaient celles de son esthétique. La pensée doctrinaire, à laquelle Hugo se rattachait idéologiquement par bien des points, mais non sans conditions, ainsi que l’a montré Franck Laurent, correspondait en gros à l’idée de civilisation sans révolution. Ainsi avant l’exil, Hugo, dans une lettre à Etcheverry datée de 1839, se voulait 1« du parti de la civilisation » , qu’il distinguait soigneusement de celui de Restauration d’une 2part, de Révolution d’autre part. La Révolution pour les hommes de Juillet est bel et bien en arrière, considérée comme un despotisme égal à celui de l’Empire ou de l’Eglise. Mais l’écriture romanesque ou poétique de Hugo contredit déjà cette position doctrinaire, et témoigne de la mise en tension de deux lignes de force, l’une civilisatrice et désymbolisante, l’autre attentive au terreau de l’histoire, de la légende, du corps, en un mot, rémanence du symbolique, que ce soit dans Notre-Dame de Paris, ou dans Les Orientales, comme l’ont montré respectivement Jacques Seebacher et Franck Laurent. Or à partir de l’exil, il semble qu’il y ait tentative de réconciliation entre les lois de l’esthétique, qu’Hugo appelle « lois de l’art », et celle de l’idéologie du ...
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Français