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Français
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La musique populaire dans le roman africain francophone et hispano-américain ou comment repousser les limites de l’écriture. Vanessa CHAVES L’une des vertus de la littérature, consiste à « faire exister ce qui n’existe plus par le biais de l’imaginaire. Il s’agit d’écrire ce qui est irrémédiablement perdu », affirme Véronique Bonnet, dans un article intitulé « Villes africaines et écritures de la violence », (2002, 15). Ce constat reflète une ambition majeure chez les écrivains africains et latino-américains contemporains, dont les terres conquises par les Européens l’ont été dans le même temps par leur verbe. La fameuse correspondance de l’explorateur espagnol Hernán Cortés, qui livre à Charles Quint une description détaillée du « Nouveau Monde » selon son point de vue d’Occidental, en fournit une illustration exemplaire. Elle pose déjà cette question majeure : comment traduire l’intraduisible ? Autrement dit, comment traduire dans une langue d’importation des réalités nouvelles pour les uns, connues à travers le prisme d’une langue source pour les autres ? Ce qui nous amène à cette interrogation préliminaire fréquente face à toute traduction : si une langue véhicule une culture ou un mode de penser propres, sont-ils traduisibles dans une autre langue ? La culture peut-elle au contraire voyager à travers les langues sans être déformée ? Pour ébaucher des éléments de réponse, on peut d’ores et déjà envisager que la culture est un phénomène plus ...
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Français