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14
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Français
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Description
Débats parlementaires
Louis de Carné
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 25, 1841
Débats parlementaires
Etat de la question d’Orient.
[1]Conséquences du traité du 15 juillet
La France a récemment donné au monde un éclatant spectacle qu’elle seule entre
les nations était en mesure de présenter. Sa tribune a été le théâtre de luttes
merveilleuses, et jamais plus de talent ne fut dépensé dans une plus grande cause.
Cependant, lorsque, dans ce calme de la pensée où l’on sent le besoin de rentrer
après de telles émotions, l’on s’interroge sur les résultats acquis, sur les idées
pratiques sorties de ce débat, il faut bien reconnaître que ces idées et ces résultats
ne sont peut-être pas à la hauteur de ce qu’il en a coûté d’efforts pour les atteindre.
La France ne pénètre guère mieux qu’avant ces explications solennelles, le sens
véritable et la portée du traité de Londres ; elle connaît peut-être les causes
accidentelles de sa conclusion, mais elle n’est point fixée sur les motifs
déterminans de la politique nouvelle inaugurée par cet acte ; enfin, la négociation
s’est moins déroulée à ses yeux dans son esprit et sa vérité, que dans le sens des
intérêts personnels qu’un fatal concours de circonstances avait engagés dans cette
affaire.
Si celle-ci s’était traitée au sein du parlement britannique, si la convention du 15
juillet avait été conclue entre la Russie et la France, en dehors et au détriment des
plus chers : intérêts de l’Angleterre, combien de temps pense-t-on que ...
Louis de Carné
Revue des Deux Mondes
4ème série, tome 25, 1841
Débats parlementaires
Etat de la question d’Orient.
[1]Conséquences du traité du 15 juillet
La France a récemment donné au monde un éclatant spectacle qu’elle seule entre
les nations était en mesure de présenter. Sa tribune a été le théâtre de luttes
merveilleuses, et jamais plus de talent ne fut dépensé dans une plus grande cause.
Cependant, lorsque, dans ce calme de la pensée où l’on sent le besoin de rentrer
après de telles émotions, l’on s’interroge sur les résultats acquis, sur les idées
pratiques sorties de ce débat, il faut bien reconnaître que ces idées et ces résultats
ne sont peut-être pas à la hauteur de ce qu’il en a coûté d’efforts pour les atteindre.
La France ne pénètre guère mieux qu’avant ces explications solennelles, le sens
véritable et la portée du traité de Londres ; elle connaît peut-être les causes
accidentelles de sa conclusion, mais elle n’est point fixée sur les motifs
déterminans de la politique nouvelle inaugurée par cet acte ; enfin, la négociation
s’est moins déroulée à ses yeux dans son esprit et sa vérité, que dans le sens des
intérêts personnels qu’un fatal concours de circonstances avait engagés dans cette
affaire.
Si celle-ci s’était traitée au sein du parlement britannique, si la convention du 15
juillet avait été conclue entre la Russie et la France, en dehors et au détriment des
plus chers : intérêts de l’Angleterre, combien de temps pense-t-on que ...
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Français
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