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Comment se vivent les principes moraux universels, immuables et négatifs ! Par Martin Blais Un tel titre : « Comment se vivent les principes moraux universels, immuables et négatifs », évoque chez certains la morale géométrique de Spinoza : Ethica more geometrico demonstrata, dont les démonstrations se terminent par un Q.E.D. latin, l’équivalent de notre C.Q.F.D. français – ce qu’il fallait démontrer. Voici ce qu’en dit l’encyclique de Jean-Paul II, La splendeur de la vérité : « Les préceptes moraux négatifs, c’est-à-dire ceux qui interdisent certains actes ou comportements concrets intrinsèquement mauvais, n’admettent aucune exception légitime ; ils ne laissent aucun espace moralement acceptable pour “ créer ” une quelconque détermination 1contraire . » On se sent coincé, mais l’est-on vraiment ? La morale de Thomas d’Aquin, qui tient plus de l’esprit de finesse, dont parle Pascal, que de l’esprit de géométrie, introduit quelques distinctions qui rendent moins rébarbatifs ces austères principes de la conduite humaine. D’abord celui-ci : « Quand il doit poser une action humaine concrète, c’est-à-dire entourée de circonstances nombreuses et variables, l’être humain ne peut s’appuyer sur des principes absolus, mais 2sur des règles dont le propre est d’être vraies dans la plupart des cas . » L’action humaine concrète, c’est ce mariage par opposition au mariage. On ne contracte pas LE mariage, mais CE mariage. Thomas d’Aquin prouve que la ...
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