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Alpha, bêta, gamma… L’étude du grec à Genève Une exposition à la Bibliothèque de Genève, Parc des Bastions Du 16 juin au 18 septembre 2010 Si les noms de Calvin et de Bèze évoquent pour tous la Réforme, rares sont ceux qui savent que les deux Réformateurs sont aussi à l’origine de la tradition des études classiques à Genève. Héritière de l’humanisme, la Réforme opère une remontée aux sources et impose l’étude des textes anciens et sacrés dans leur langue d’origine. Pour lire le Nouveau Testament, il faut maîtriser le grec, et l’Ordre du Collège (1559), qui fixe le programme d’enseignement de l’Académie, prévoit la lecture et le commentaire des classiques de l’Antiquité. L’autre pilier sur lequel repose l’amour des Genevois pour la langue grecque est formé par les remarquables éditions de Robert Estienne, huguenot parisien persécuté qui trouva refuge dans notre ville en 1550 avec les « Grecs du Roi », ercaractères gravés à la demande de François I pour Claude Garamond d’après l’écriture du calligraphe crétois Ange Vergèce. Grâce à son fils Henri Estienne et à d’autres imprimeurs et savants qui lui emboîtent le pas, Genève devient l’un des principaux centres européens d’édition de textes classiques en langue grecque. Après un certain fléchissement aux XVIIe et XVIIIe siècles, les études grecques reprennent avec vigueur au XIXe siècle. En ramenant d’Égypte des papyrus grecs, les Genevois Jules Nicole et Édouard Naville s’inscrivent dans une ...
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Français