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, , ,BIOMETRIE CONTRE GENETIQUE,OU COMMENT ABORDER LA VARIABILITEBIOLOGIQUE CHEZ L'HOMMEAlain FROMENT·l'espèce humaine est, chacun le sait d'expérience, hautement polymorphed'apparence; de toutes les espèces vivantes, hormis quelques-unes qui,domestiquées depuis longtemps, ont subi la fantaisie de sélections artificielles,c'est, dans le monde animal, celle qui présente les plus grandes variations. Peuton pour autant en inférer une catégorisation, c'est-à-dire, pour parler clair, estelle divisible en races? On ne compte plus le nombre de systèmes qui, durant250 ans, ont été imaginés depuis BERNIER (1684), le premier auteur à avoirproposé une classification des populations humaines (il traitait du reste race etespèce en synonymes...].Depuis les années quarante, la découverte des sous-groupes Rhésus puis d'ungrand nombre d'autres caractères hématologiques mono ou pauci-factoriels,aux modes de transmission mieux connus, ont relégué à l'arrière-plan l'anatomie(BLlIKSTRA et al., 1990). Une attaque "dévastatrice" avait été menée parBOYD dès 1950 contre la biologie du squelette, au motif qu'il s'adapterapidement à l'environnement; cependant, comme le remarquent ARME LAGOSet al. (1982 : 310), "les groupes raciaux définis par Boyd sur la base desgroupes sanguins étaient les mêmes que ceux définis par l'anthropométrietraditionnelle". Mais celle-ci se retrouve assez discréditée depuis que lagénétique des populations a remis en cause la validité des anciens ...
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