-
25
pages
-
Documents
-
1999
Description
Archives des sciences sociales des religions - Année 1999 - Volume 105 - Numéro 1 - Pages 5-28Rejecting the distinction some have established between pentecostalism and neo-pentecostalism the author defines pentecostalism as form of emotional protestantism. The pentecostals form an expressive and emotional democracy, strictly controled by the preachers, and find place in society thanks to a strong integration within a communitarian structure that allows them to reconstruct their identities shattered by various economic and social changes. Pentecostalism is modern in its ability to legitimate a breaking off from traditional customs; it is post-modern in its ability to manage the social and cultural ruptures of modernity and premodern in its ability to reenchant the world. As a religion based on emotion and experience and focused on the present, as a religion that speaks global language in local cultures, pentecostalism is particularly tuned to what the author calls hypermodernity, although it remains socially and culturally unsettled.
Refusant la distinction faite par certains entre pentecôtisme et néo-pentecôtisme, l'article définit le pentecôtisme comme un protestantisme émotionnel. Formant une démocratie de l'expression et de l'émotion étroitement contrôlée par les pasteurs, les pentecôtistes s'insèrent dans la société à travers une intégration forte dans une structure communautaire qui leur permet de reconstruire une identité mise mal par diverses mutations économiques et sociales. Le pentecôtisme apparaît comme moderne par sa capacité à légitimer la rupture avec des coutumes traditionnelles, comme post-moderne par sa capacité à gérer les fractures sociales et culturelles de la modernité et comme prémoderne par sa capacité réenchanter le monde. Comme religion de l'émotion et de l'expérience qui privilégie le présent, comme religion parlant un langage global dans des cultures locales, le pentecôtisme, tout en étant socialement et culturellement instable, est en particulière affinité avec ce que l'auteur appelle l'ultramodernité.
24 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Refusant la distinction faite par certains entre pentecôtisme et néo-pentecôtisme, l'article définit le pentecôtisme comme un protestantisme émotionnel. Formant une démocratie de l'expression et de l'émotion étroitement contrôlée par les pasteurs, les pentecôtistes s'insèrent dans la société à travers une intégration forte dans une structure communautaire qui leur permet de reconstruire une identité mise mal par diverses mutations économiques et sociales. Le pentecôtisme apparaît comme moderne par sa capacité à légitimer la rupture avec des coutumes traditionnelles, comme post-moderne par sa capacité à gérer les fractures sociales et culturelles de la modernité et comme prémoderne par sa capacité réenchanter le monde. Comme religion de l'émotion et de l'expérience qui privilégie le présent, comme religion parlant un langage global dans des cultures locales, le pentecôtisme, tout en étant socialement et culturellement instable, est en particulière affinité avec ce que l'auteur appelle l'ultramodernité.
24 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
-
Publié par
-
Publié le
01 janvier 1999
-
Poids de l'ouvrage
2 Mo