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29
pages
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English
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Documents
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1994
Description
Archives des sciences sociales des religions - Année 1994 - Volume 86 - Numéro 1 - Pages 235-261Las oraciones que es necesario recopiar, conocidas como cadenas mágicas, se encuentran en la mayor parte de los casos bajo la protección de San Antonio y se sitúan entre las formas legítimas del culto a los santos y de creencias a la suerte y al destino. Aparentemente, estas prácticas aparecen como carentes de referencias al cristianismo. La recepción de estos textos suscita, debido sobre todo a las desgracias prometidas a aquel que no cumple las exigencias del proceso, un sentimiento de malestar que es explicado por la eficacia simbólica ligada al principio mismo de funcionamiento de la cadena. La ganancias provenientes de la lotería que deben recompensar la reexpedición de los textos, son relacionadas con el culto popular a San Antonio de Padua, patron de los objetos perdidos y en consecuencia responsable de los procesos aleatorios. La ambigüedad de la metafísica subjacente de estas prácticas permite una reflexión sobre las relaciones existentes entre religión y superstición.
The prayers to copy out, so-called 'magic chains', for the most part placed under the patronage of St. Antoine, can be situated in between the legitimate forms of veneration of the saints and belief in chance or destiny detached, at least on first sight, from any reference to Christianity. The reception of these texts, particularly because of the misfortunes promised to whoever does not play the game, gives rise to a feeling of uneasiness which can be explained by the symbolical effectiveness of the very principle of the chain. The lottery gains which reward retransmission of the texts are related to the popular cult of St. Antoine of Padua, patron of lost objects and master, therefore, of uncertain processes. The ambiguity of the underlying metaphysics in these practices leads, in conclusion, to reflexion on the links existing between religion and superstition.
Les prières à recopier dites chaînes magiques, placées pour la plupart sous le patronage de saint Antoine, se situent entre les formes légitimes du culte des saints et des croyances à la chance ou au destin détachées, à première vue au moins, de toute référence au christianisme. La réception de ces textes suscite, en raison surtout des malheurs promis à qui n'entre pas dans le jeu, un sentiment de malaise que l'on explique par l'efficacité symbolique du principe même de la chaîne. Les gains à la loterie, qui doivent récompenser la réexpédition des textes, sont mis en relation avec le culte populaire de saint Antoine de Padoue, patron des objets perdus et maître, à ce titre, des processus aléatoires. L'ambiguïté de la métaphysique sous-jacente à ces pratiques permet de réfléchir, en conclusion, sur les liens existant entre religion et superstition.
27 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
The prayers to copy out, so-called 'magic chains', for the most part placed under the patronage of St. Antoine, can be situated in between the legitimate forms of veneration of the saints and belief in chance or destiny detached, at least on first sight, from any reference to Christianity. The reception of these texts, particularly because of the misfortunes promised to whoever does not play the game, gives rise to a feeling of uneasiness which can be explained by the symbolical effectiveness of the very principle of the chain. The lottery gains which reward retransmission of the texts are related to the popular cult of St. Antoine of Padua, patron of lost objects and master, therefore, of uncertain processes. The ambiguity of the underlying metaphysics in these practices leads, in conclusion, to reflexion on the links existing between religion and superstition.
Les prières à recopier dites chaînes magiques, placées pour la plupart sous le patronage de saint Antoine, se situent entre les formes légitimes du culte des saints et des croyances à la chance ou au destin détachées, à première vue au moins, de toute référence au christianisme. La réception de ces textes suscite, en raison surtout des malheurs promis à qui n'entre pas dans le jeu, un sentiment de malaise que l'on explique par l'efficacité symbolique du principe même de la chaîne. Les gains à la loterie, qui doivent récompenser la réexpédition des textes, sont mis en relation avec le culte populaire de saint Antoine de Padoue, patron des objets perdus et maître, à ce titre, des processus aléatoires. L'ambiguïté de la métaphysique sous-jacente à ces pratiques permet de réfléchir, en conclusion, sur les liens existant entre religion et superstition.
27 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1994
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Langue
English
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Poids de l'ouvrage
2 Mo