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37
pages
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Français
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Documents
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1982
Description
Revue Philosophique de Louvain - Année 1982 - Volume 80 - Numéro 47 - Pages 414-448The text in which Abelard attempts to reply, before 1120, to the questions left open by Porphyry on the statute of genera and species furnished a reflection on the meaning of the universal term, understood since Aristotle as the possible predicate of a proposition true of several subjects taken individually. Abelard refuses all the kinds of realism which he knows. The universal word (vojc, simplex sermo) has, however, more than the physical aspect of an uttered sound; it has the three meanings of: the individual things to the extent that they resemble each other, the intellective activity of man and the common conception with the aid of which it can function. This situation does not, however, imply in things any real distinct element, to which a moderate realist would have recourse to justify a univocal predication. This justification is found by Abelard in a doctrine on the existential states (status) of similar things, which correspond to an order of the natures in regard to which he approves Plato by name. God alone has a perfect knowledge of singular beings which he created in these states; man's abstractive knowledge is not false, but remains confused. Abelard's semantics contains thus in particular a metaphysics of the radically singular existence which evokes to some extent nominalism as well as a certain Platonism of natural genera and species, as in many previous writers. (Transl, by J. Dudley).
Le texte dans lequel Abélard tente de répondre, avant 1120, aux questions laissées ouvertes par Porphyre sur le statut des genres et des espèces livre une réflexion sur la signification du terme universel, entendu après Aristote comme le prédicat possible d'une proposition vraie de plusieurs sujets pris individuellement. Abélard refuse toutes les formes de réalisme qu'il connaît. Le mot universel (vox, simplex sermo) n'a cependant pas qu'un aspect physique de son proféré ; il signifie triplement : les choses individuelles en tant qu'elles se ressemblent, l'activité intellective de l'homme et la conception commune à l'aide de laquelle celle-ci peut fonctionner. Cette situation n'implique cependant, dans les choses, aucun élément réel distinct, auquel un réaliste modéré aurait recours pour justifier une prédication univoque. Cette justification, Abélard la trouve dans une doctrine sur les états existentiels (status) des choses semblables, qui correspondent à un ordre des natures à propos duquel il approuve nommément Platon. Seul Dieu a une connaissance parfaite des êtres singuliers qu'il a créés dans ces états; la connaissance abstractive de l'homme n'est pas fausse, mais elle reste confuse. La sémantique d 'Abélard véhicule ainsi, notamment, une métaphysique de l'existence radicalement singulière qui n'est pas sans évoquer le nominalisme, ainsi que, comme chez beaucoup d'auteurs antérieurs, un certain platonisme des genres et espèces naturels.
35 pages
Le texte dans lequel Abélard tente de répondre, avant 1120, aux questions laissées ouvertes par Porphyre sur le statut des genres et des espèces livre une réflexion sur la signification du terme universel, entendu après Aristote comme le prédicat possible d'une proposition vraie de plusieurs sujets pris individuellement. Abélard refuse toutes les formes de réalisme qu'il connaît. Le mot universel (vox, simplex sermo) n'a cependant pas qu'un aspect physique de son proféré ; il signifie triplement : les choses individuelles en tant qu'elles se ressemblent, l'activité intellective de l'homme et la conception commune à l'aide de laquelle celle-ci peut fonctionner. Cette situation n'implique cependant, dans les choses, aucun élément réel distinct, auquel un réaliste modéré aurait recours pour justifier une prédication univoque. Cette justification, Abélard la trouve dans une doctrine sur les états existentiels (status) des choses semblables, qui correspondent à un ordre des natures à propos duquel il approuve nommément Platon. Seul Dieu a une connaissance parfaite des êtres singuliers qu'il a créés dans ces états; la connaissance abstractive de l'homme n'est pas fausse, mais elle reste confuse. La sémantique d 'Abélard véhicule ainsi, notamment, une métaphysique de l'existence radicalement singulière qui n'est pas sans évoquer le nominalisme, ainsi que, comme chez beaucoup d'auteurs antérieurs, un certain platonisme des genres et espèces naturels.
35 pages
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Publié par
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Publié le
01 janvier 1982
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
2 Mo