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Français
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Œuvres de PlotinTome second - EnnéadesTraduction française de Marie-Nicolas Bouilletpage 253LIVRE DEUXIÈME.COMMENT L'ÂME TIENT LE MILIEU ENTRE L'ESSENCE INDIVISIBLE ET[1]L'ESSENCE DIVISIBLE .I. En recherchant quelle est l'essence de l'âme, nous avons montré qu'elle n'est pas un corps, ni, parmi les choses incorporelles, uneharmonie ; nous avons aussi écarté la dénomination d'entéléchie, parce qu'elle n'exprime pas une idée vraie, comme l'étymologiemême l'indique, et qu'elle ne montre pas ce qu'est rame; enfin, nous avons dit que l'âme a une nature intelligible et est de condition[2]divine ; nous avons ainsi, ce semble, déterminé clairement quelle est l'essence de l'âme . Cependant, il faut aller plus loin encore.Nous avons précédemment distingué la nature sensible de la nature intelligible et placé l'âme dans le monde intelligible. Maintenant,admettant que l'âme fait partie du monde intelligible, cherchons par une autre voie ce qui convient à sa nature.page 254D'abord, il y a des essences qui sont tout à fait divisibles et naturellement séparables : ce sont celles dont aucune n'est identique ni àune autre partie, ni au tout, dont chaque partie est nécessairement plus petite que le tout : telles sont les grandeurs sensibles, lesmasses corporelles, dont chacune occupe une place à part, sans pouvoir être à la fois la même en plusieurs lieux.Il existe aussi une autre espèce d'essence, qui a une nature contraire aux précédentes [aux essences tout à fait ...
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Français
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