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De la constance du sageouQue le sage n’est pas atteint par l’injure.SénèqueTraduction J. Baillard, 1914.SommaireDe la constance du sageou 1 NotesQue le sage n’est pas atteint par l’injure.I.1. Il y a entre les stoïciens, Sérénus, et les autres sectes qui font profession de sagesse, autant de différence qu’entre l’homme et lafemme, je crois pouvoir le dire : car bien que les deux sexes contribuent dans la vie commune pour une part égale, celui-ci est né pourobéir, celui-là pour commander. Les autres philosophes ont trop de mollesse et de complaisance, à peu près comme ces médecinsdomestiques et faisant partie de nos gens, qui donnent aux malades, non les meilleurs et les plus prompts remèdes, mais ceux qu’onveut bien souffrir. Les stoïciens, prenant une voie plus digne de l’homme, ne s’inquiètent point qu’elle paraisse riante à ceux qui s’yengagent : ils veulent au plus tôt nous tirer de péril et nous conduire à ce haut sommet tellement hors de toute atteinte qu’il domine laFortune elle-même. 2. « Mais la route où ils nous appellent est ardue, hérissée d’obstacles ! » Est-ce donc par la plaine qu’on gagneles hauteurs ? Et même cette région n’est pas si abrupte que quelques-uns se la figurent. À l’entrée seulement sont des pierres etdes rocs inabordables au premier aspect : ainsi mainte fois on croit voir de loin des masses taillées à pic et liées entre elles, tant quela distance abuse les yeux. Puis à mesure qu’on approche, ces mêmes lieux, dont une ...
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