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218 Conclusion Les grands progrès médicaux se sont déroulés au XIXe siècle et au début du XXe siècle pour aboutir à la médecine moderne. Dès 1950, des médecins se sont intéressés à la place de la médecine générale dans la médecine moderne et à la relation médecin-patient. C’est ce dont nous font part M. Balint et R.N. Braun dans leurs ouvrages. Ils mettent en avant des idées et des pistes de réflexion qui, et cela est surprenant, sont toujours d’actualité dans les œuvres des trois médecins-écrivains contemporains étudiés précédemment. Ainsi, les problèmes sont mis en avant depuis plus de quarante ans sans qu’aucun changement notable ne soit constaté et si la médecine progresse sur le plan scientifique, le système médical français semble, quant à lui, sclérosé dans bien des domaines. Concernant les médecins, ce qui ressort de cette étude et qui influe sur leur relation de soin est leur manque d’indépendance dans la plupart des domaines ; tout d’abord vis-à-vis de leur formation, avec la « persistance de la relation maître-élève » et l’absence de critique de ce qui leur a été enseigné, mais aussi vis-à-vis de leurs confrères spécialistes, ce qui favorise la « collusion de l’anonymat » et l’éparpillement des patients à travers le système de soins. Il existe également un manque d’indépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique et des médias, en partie en raison de l’absence de formation thérapeutique à l’université et de leur manque d’action ...
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Français