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Maladie alcoolique et eucharistie
Veiller au bonheur de rendre grâces
Il y a des maladies plus difficiles à vivre que d’autres. Il y a des contextes dans
lesquels elles deviennent de très dures réalités encore plus difficiles à porter parce
qu’elles sont déjà issues d’un mal de vivre. L’alcoolisme du prêtre peut compter
parmi elles. Et c’est sous cet angle que je voudrais aborder le problème de
l’intolérance à l’alcool qui empêche le prêtre de boire même une seule goutte du vin
eucharistique. La réponse du droit à ce problème peut, selon le point de vue, paraître
satisfaisante ou étriquée. Tout en prenant en compte le droit je voudrais mettre
l’accent sur la pastorale, sur la santé sociale ou ecclésiale. Plutôt que d’insister sur les
matières eucharistiques, il m’importe d’inviter à une réflexion autour de la guérison
et du salut, sur l’action de grâces...
I. Matières eucharistiques à risque
Lorsque le Saint-Siège a pris position sur le problème de la célébration eucharistique
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par un prêtre alcoolique ou intolérant à l’alcool pour une raison ou une autre , il a
traité ensemble de deux cas de figure distincts posant cependant chacun à sa façon
une question autour des espèces eucharistiques. Il y a d’une part la maladie cœliaque
ou intolérance au gluten qui ne se traite actuellement que par un régime strict
excluant le gluten à vie ; elle affecte prêtres et laïcs qui ne pourront pas consommer le
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pain eucharistique tel qu’il est confectionné dans ...
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