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ANNEXE XXIV LA MALADIE D’ALZHEIMER Comme la sénescence métabolique, la maladie d’Alzheimer entraîne la mort des cellules. Toutefois, la sénescence concerne toutes les cellules de l’organisme et tous les individus, tandis que la maladie d’Alzheimer n’affecte qu’une partie des cellules (les neurones) et une partie de la population humaine. Curieusement, la maladie ne semble pas affecter les primates anthropoïdes, tels que le chimpanzé. Selon toute vraisemblance, la maladie résulte d’une agrégation anormale de peptides ou de protéines. En cela, elle ressemble à d’autres maladies de dégénérescence cérébrale, comme celles de Huntington*, de Parkinson et de Creutzfeldt-Jakob, dite de la « vache folle ». Pour une raison qui demeure inconnue, les ravages causés par la maladie d’Alzheimer concernent surtout les circuits cérébraux impliqués dans la mémoire, le raisonnement et l’orientation dans l’espace. La détérioration des neurones qui précède leur mort présente certaines similitudes avec la sénescence métabolique, et ce pour deux raisons. En premier lieu, son développement à long terme résulte, au moins partiellement, des dégâts infligés aux cellules par les radicaux* oxydants. En second lieu, le processus pourrait être favorisé par des perturbations dans le métabolisme du glucose, consécutives au diabète. La phase ultime du phénomène présente de nombreux points communs avec l’apoptose. Toutefois, il n’est pas formellement prouvé qu’il existe un rapport de ...
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Français